«Pas de pri­va­ti­sa­tion pour les grandes en­tre­prises pu­bliques»

Le se­cré­taire gé­né­ral du FLN a af­fir­mé sans am­bages que le sec­teur in­dus­triel ne connaî­tra pas de pri­va­ti­sa­tion et dit que le PPP (par­te­na­riat pu­blic-pri­vé) n’as­pire en au­cun cas à bra­der les grandes en­tre­prises qui sont un sup­port de la po­li­tique so­ciale

El Watan (Algeria) - - L’actualité - A. Dja­fri

Dja­mel Ould Ab­bès, le se­cré­taire gé­né­ral du FLN, a dé­cla­ré — lors de la cé­ré­mo­nie d’ou­ver­ture des tra­vaux de la ses­sion de for­ma­tion des élus des sept wi­layas de l’Est, en l’oc­cur­rence Souk Ah­ras, An­na­ba, Skik­da, Té­bes­sa, Guel­ma, El Tarf et Oum El Boua­ghi — que sa for­ma­tion tient ses pro­messes. «Con­trai­re­ment aux autres par­tis, le nôtre est re­ve­nu dans ces mêmes wi­layas où il avait fait cam­pagne parce que nous consi­dé­rons que nos re­la­tions avec nos mi­li­tants et les ha­bi­tants de ces wi­layas dé­passent les ob­jec­tifs d’une cam­pagne élec­to­rale», a-t-il lan­cé. Et d’af­fir­mer que le FLN, qui a ra­flé 700 com­munes, est en passe de conso­li­der sa po­si­tion par rap­port aux autres for­ma­tions et son rôle de par­ti ras­sem­bleur. L’of­fi­cia­li­sa­tion de Yen­nayer comme fête na­tio­nale, la lé­gi­ti­mi­té his­to­rique pour la­quelle il re­fuse l’amné­sie et la for­ma­tion des élus lo­caux ont été d’autres cha­pitres dé­taillés par Ould Ab­bès lors de l’al­lo­cu­tion d’ou­ver­ture. «L’Etat a pré­vu 100 mil­liards de di­nars dans le cadre du pro­gramme com­mu­nal de dé­ve­lop­pe­ment (PCD) et 150 mil­liards de di­nars dans le cadre du pro­gramme des Hauts-Pla­teaux et l’on est, dans ce cas, obli­gé de se re­trous­ser les manches et d’agir avec pro­fes­sion­na­lisme dans la ges­tion de ces fonds im­por­tants», a-t-il ajou­té de­vant les mi­li­tants où étaient éga­le­ment pré­sents les pré­si­dents des com­mis­sions de fi­nances des APC-FLN des sept wi­layas pré­ci­tées. S’agis­sant de l’ave­nir du sec­teur pu­blic, le se­cré­taire gé­né­ral du FLN a af­fir­mé sans am­bages que le sec­teur in­dus­triel ne connaî­tra pas de pri­va­ti­sa­tion et dit que le PPP (par­te­na­riat pu­blic-pri­vé) n’as­pire en au­cun cas à bra­der les grandes en­tre­prises qui sont un sup­port de la po­li­tique so­ciale du pays. Il a in­di­qué, tou­te­fois, que les pe­tites et moyennes en­tre­prises en dif­fi­cul­tés fi­nan­cières peuvent dans cer­tains cas bé­né­fi­cier d’un ap­port des in­ves­tis­seurs na­tio­naux is­sus du sec­teur pri­vé. «Je me suis en­tre­te­nu lon­gue­ment à ce su­jet avec Si­di Saïd et il est to­ta­le­ment d’ac­cord avec le prin­cipe de la pro­tec­tion des en­tre­prises qui consti­tuent un ac­quis pour la sou­ve­rai­ne­té de l’éco­no­mie na­tio­nale (…). J’ai eu à sou­le­ver le pro­blème avec Ali Haddad, qui lui aus­si est fa­vo­rable au prin­cipe de don­ner la prio­ri­té à l’en­tre­prise na­tio­nale (…). J’irai pro­chai­ne­ment à la ren­contre des par­ties concer­nées pour mieux concré­ti­ser ce préa­lable», a in­di­qué Ould Ab­bès. Les deux jours de for­ma­tion bap­ti­sés Mo­ha­medC­he­rif Mes­saâ­dia, ont aus­si pour but, et au-de­là de l’as­pect di­dac­tique, un for­cing du FLN dans les sept wi­layas de l’Est, for­te­ment bous­cu­lé par le RND, le par­ti ri­val, et quelques autres for­ma­tions émer­gentes.

Dja­mel Ould Ab­bès, le se­cré­taire gé­né­ral du FLN

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