«Au­cune spé­cia­li­té n’a été fer­mée ni ne risque de l’être à l’uni­ver­si­té de Djel­fa»

El Watan (Algeria) - - Région Centre - Pro­pos re­cueillis par Ta­leb Ba­dred­dine T. B.

Des in­for­ma­tions cir­culent entre les étu­diants de l’uni­ver­si­té de Djel­fa in­di­quant la fer­me­ture de di­verses spé­cia­li­tés en cette an­née uni­ver­si­taire 2018/2019. Qu’en est-il au juste ?

Non ! ces in­for­ma­tions ne sont que des ru­meurs, au­cune spé­cia­li­té n’a été fer­mée ni ne risque de l’être. Il y a des spé­cia­li­tés qui n’ont pas re­çu, cette an­née, de nou­veaux ba­che­liers, comme c’est le cas des sciences spor­tives et des sciences po­li­tiques. C’est-à-dire, au­cun étu­diant n’ a été orien­té vers ces spé­cia­li­tés, mais mal­gré ce­la, ces der­nières de­meurent ou­vertes et ne se­ront ja­mais fer­mées. Elles vont re­ce­voir tout étu­diant rem­plis­sant les condi­tions pé­da­go­giques né­ces­saires, dont la moyenne, à titre d’exemple, qui se­ra de 11 pour la fi­liére sciences po­li­tiques. En ef­fet, il existe ac­tuel­le­ment dans ces deux spé­cia­li­tés, par exemple, plus de 150 étu­diants en Mas­ter 1 (sciences po­li­tiques) et plus de 350 étu­diants en sciences spor­tives. Ce qui confirme que ces spé­cia­li­tés existent et exis­te­ront tou­jours.

Des étu­diants se plaignent du re­tard dans la dis­tri­bu­tion des cartes d’étu­diant, no­tam­ment au dé­par­te­ment de langue fran­çaise ?

Ce pro­blème touche uni­que­ment les étu­diants qui n’ont pas en­core dé­po­sé leur dos­sier de ré­ins­crip­tion, tan­dis que les autres étu­diants qui ont res­pec­té les pro­cé­dures de ré­ins­crip­tion ont pu re­ti­rer leurs cartes d’étu­diant dans le dé­lai ou­vert.

Est-ce que les per­sonnes dé­jà ti­tu­laires d’un di­plôme ont le droit de s’ins­crire pour un autre di­plôme ?

La prio­ri­té reste tou­jours pour les nou­veaux ba­che­liers, mais les per­sonnes dé­jà di­plô­mées ont éga­le­ment le droit de ré­étu­dier et nos fa­cul­tés ont re­çu, cette an­née, des de­mandes en ce sens. Ces der­nières ont été toutes ac­cep­tées après étude, et ce, dans un cadre lé­gal. C’est-à-dire se­lon le nombre de places pé­da­go­giques dis­po­nibles. Il convient de rap­pe­ler, dans ce contexte, que l’uni­ver­si­té de Djel­fa en­re­gistre chaque an­née une hausse d’ins­crip­tions. En ef­fet, le nombre de nos étu­diants s’élève à 38 000, avec 8 fa­cul­tés. Il y a même des nou­velles spé­cia­li­tés qui ont été ou­vertes cette an­née, dont la li­cence pro­fes­sion­nelle en in­for­ma­tique. Alors, par le biais de votre jour­nal, j’af­firme que notre rôle est d’as­su­rer des for­ma­tions de qua­li­té et de me­ner des re­cherches de haut ni­veau dans cette uni­ver­si­té.

Le Pr Belgoumane Berrezoug, rec­teur de l’uni­ver­si­té de Djel­fa

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