MES­SAOUD BOUDIBA. Res­pon­sable com­mu­ni­ca­tion du CNA­PESTE

El Watan week-end - - 7 Jours -

Il se fé­li­cite du bi­lan de la grève et dit que la pro­tes­ta­tion est bien sui­vie, sur­tout après «les dé­cla­ra­tions de

la mi­nistre» qui ont, ap­pa­rem­ment, «pous­sé» d’autres en­sei­gnants, qui n’étaient pas en grève, à être «so­li­daires avec leurs col­lègues». «Nous avons at­teint le taux de sui­vi comme

nous l’avons pré­vu», ex­plique l’in­ter­ve­nant. Le Cna­peste, si re­prise des cours il y a, ne se­ra pas en grève les 20 et 21 fé­vrier pro­chain à l’ap­pel de l’in­ter­syn­di­cale des syn­di­cats de l’Edu­ca­tion. Il n’a pas été consul­té et il ne fait pas par­tie de cette struc­ture. Mais, il faut que ses en­sei­gnants adhé­rents soient dé­jà en classe. Ce qui n’est pas très évident dans la me­sure où le syn­di­cat n’est pas près de lâ­cher. «J’in­vite la mi­nistre à des né­go­cia­tions. Ce n’est pas de cette fa­çon et avec ce ton que nous ré­gle­rons nos pro­blèmes». La réu­nion te­nue le 28 jan­vier, soit à la veille de la grève, n’a pas ré­glé la si­tua­tion, sur­tout que, ex­plique le syn­di­ca­liste, au­tour de la table, il n’y avait pas de dé­ci­deurs ha­bi­li­tés à tran­cher. Pour­quoi un ti­ming pa­reil ? Le Cna­peste es­saye de convaincre que le choix de cette pé­riode est for­tuit et qu’il a «trop don­né de temps au mi­nis­tère pour ré­gler les re­ven­di­ca­tions sou­le­vées ou du moins res­pec­ter les PV si­gnés entre les DE et les re­pré­sen­tants syn­di­caux». A l’exemple de Bli­da qui bou­cle­ra bien­tôt son troi­sième mois de grève, Ti­zi Ou­zou ou Bé­jaïa. Le Cna­peste ne fai­sant pas par­tie des syn­di­cats ayant si­gné la charte de l’éthique, il ne se dé­sole pas au­jourd’hui de sa dé­marche d’au­tant plus, même pour les si­gna­taires, rien n’in­dique l’in­ter­dic­tion de pro­tes­ter. Pour l’illé­ga­li­té de la grève, il est convain­cu que c’est la

«base» qui dé­crète cette illé­ga­li­té ou pas.

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