Edu­ca­tion na­tio­nale : l’ap­pel d’un col­lec­tif d’en­sei­gnants

El Watan week-end - - 7 Jours - R. M. Be­nya­koub

«Ega­li­té des droits de pro­mo­tion aux grades su­pé­rieurs». C’est ain­si que le col­lec­tif des en­sei­gnants des cycles pri­maire et moyen ap­pelle Nou­ria Ben­ghe­brit à in­ter­ve­nir et ré­gler la si­tua­tion des en­sei­gnants for­més après le 3 juin 2012 et pro­mus en 2015. Dans une lettre adres­sée au mi­nis­tère de l’Edu­ca­tion na­tio­nale et qui a été ren­due pu­blique cette se­maine, dont une co­pie nous a été re­mise, le col­lec­tif est re­ve­nu sur la si­tua­tion de ses membres en la com­pa­rant à la pro­mo­tion pré­cé­dente. «Si l’éga­li­té des chances est un prin­cipe ins­crit dans la Cons­ti­tu­tion al­gé­rienne, ce que nous voyons sur le ter­rain est tout à fait contraire à ce prin­cipe, où cer­tains en­sei­gnants des deux pa­liers, pri­maire et moyen, for­més après le 3 juin 2012, at­tendent tou­jours le rè­gle­ment de leur si­tua­tion et de bé­né­fi­cier des mêmes droits que leurs col­lègues for­més avant le 3 juin 2012.» Se­lon les ex­pli­ca­tions du col­lec­tif, les en­sei­gnants for­més avant juin 2012 ont bé­né­fi­cié de la loi 31 bis quand ils ont ac­quis le sta­tut d’en­sei­gnant per­ma­nent se­lon l’ins­truc­tion de juillet 2014. Aus­si, d’après l’ins­truc­tion 003 pu­bliée la même date, a per­mis à ces en­sei­gnants de par­ti­ci­per à la qua­li­fi­ca­tion pour le grade en­sei­gant­for­ma­teur. Quant aux en­sei­gnants for­més après le juin 2012, ils n’ont bé­né­fi­cié de la loi 31 bis que par l’ins­truc­tion 003 qui leur a per­mis d’ac­qué­rir le grade d’en­sei­gnant per­ma­nent avec «pro­mo­tion ex­cep­tion­nelle». De ce fait, et en rai­son de la non­dis­cri­mi­na­tion et de la dis­tinc­tion entre les membres du per­son­nel en termes de pro­mo­tion de car­rière dans les rangs, les en­sei­gnants for­més après juin 2012 doivent bé­né­fi­cier une autre fois de la loi 31 bis pour per­mettre aux en­sei­gnants pro­mus se­lon l’ins­truc­tion 003 au grade d’en­sei­gnant per­ma­nent de par­ti­ci­per à l’évo­lu­tion au grade d’en­sei­gnant­for­ma­teur en 2018, et ce, pour une éga­li­té entre le per­son­nel de l’édu­ca­tion en terme de droit à la pro­mo­tion aux grades su­pé­rieurs. «Notre pro­mo­tion au grade d’en­sei­gnant per­ma­nent en 2015 n’a pas été au choix. On sait que la pro­mo­tion op­tion­nelle se fait suite au dé­pôt d’un dos­sier et au clas­se­ment en fonc­tion du nombre to­tal de points se­lon l’échelle de la qua­li­fi­ca­tion. Mais ce­la n’a pas été notre cas. Nous avons été pro­mus se­lon l’an­cien­ne­té et l’ex­pé­rience ob­te­nues sans dé­pôt de dos­sier. Notre pro­mo­tion n’a pas été au choix mais ex­cep­tion­nelle. Ce qui est consi­dé­ré comme une in­té­gra­tion dans sa mé­thode et ses mé­ca­nismes, sauf en son nom, est consi­dé­rée comme une pro­mo­tion», rap­pelle le col­lec­tif. Ap­pe­lant le mi­nis­tère à rat­tra­per leur si­tua­tion en ré­pon­dant aux re­ven­di­ca­tions sui­vantes : la dé­li­vrance d’une li­cence ex­cep­tion­nelle pour les en­sei­gnants for­més après ceux qui tiennent le grade d’en­sei­gnant per­ma­nent, mal­gré leur ex­pé­rience en évo­quant la loi 31 bis qui leur per­met d’ac­cé­der au grade d’en­sei­gnant-for­ma­teur. La cor­rec­tion des dé­ci­sions qui concernent les en­sei­gnants for­més après le 3 juin 2012 et pro­mus au grade d’en­sei­gnant per­ma­nent en 2015 et à la com­pen­sa­tion de la dé­ci­sion de pro­mo­tion à dé­ci­sion d’in­té­gra­tion.

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