HÉMODIALYSE Oui, mais peut mieux faire

Des pannes ré­gu­lières de gé­né­ra­teurs d’hémodialyse, des condi­tions non confor­tables pour les ma­lades, mau­vaises pra­tiques… El Wa­tan wee­kend fait le point sur la si­tua­tion de l’hémodialyse.

El Watan week-end - - Aujourd’hui - So­fia Oua­hib soua­hib@el­wa­tan.com

«Sou­vent, les in­fir­miers de­vaient caillas­ser les ma­chines, ré­gu­liè­re­ment en panne, pour qu’elles marchent.» Souad, 43 ans, at­teinte d’in­suf­fi­sance ré­nale de­puis trois ans, ra­conte son cal­vaire au sein d’une cli­nique pri­vée d’hémodialyse à Al­ger Est : «J’ai ap­pris que j’étais at­teinte d’in­suf­fi­sance ré­nale un peu par ha­sard. C’était il y a trois ans. C’est mon mé­de­cin trai­tant qui a diag­nos­ti­qué ma ma­la­die. Il m’a alors vi­ve­ment conseillé de me rap­pro­cher du ser­vice de né­phro­lo­gie du CHU Ne­fis­sa Ha­moud (ex-Par­net). Sur place, on m’a cor­rec­te­ment prise en charge. Puis, étant as­su­rée et ha­bi­tant à Ain Taya, on m’a sug­gé­ré de suivre mes séances de dia­lyse près de chez moi. J’ai alors op­té pour la pre­mière cli­nique qu’on m’a re­com­man­dée. J’au­rais dû me ren­sei­gner d’abord.» Si Souad as­sure qu’elle n’avait rien à re­pro­cher à la cli­nique cô­té mé­di­cal, elle en a gros sur le coeur en ce qui concerne le reste : «Le ten­sion­mètre est «ré­pa­ré» à l’aide de pan­se­ments. Idem pour les chaises. Le mé­nage se fait au mo­ment des séances de dia­lyse. On était contraints d’in­ha­ler la forte odeur des pro­duits mé­na­gers. Sans comp­ter le manque criant d’in­fir­miers. 2 pour 17 ma­lades. J’étais l’une des rares pa­tientes à oser dire tout haut ce que tout le monde pen­sait tout bas. Mais mal­heu­reu­se­ment, au­cune amé­lio­ra­tion n’a été ap­por­tée.» Souad confie que le seul jus­ti­fi­ca­tif qu’on lui ser­vait était que le pro­prié­taire de la cli­nique n’avait qu’une pe­tite marge de 1000 DA et

qu’il fal­lait se conten­ter de la si­tua­tion.

EN­CEINTE

Mais une faute pro­fes­sion­nelle grave a pous­sé Souad à chan­ger d’éta­blis­se­ment. En 2017, alors qu’elle était en­ceinte, phé­no­mène re­la­ti­ve­ment rare chez les per­sonnes sous dia­lyse, Souad a eu des contrac­tions. Mais face à l’ur­gence de son état, on lui a quand même re­fu­sé de l’em­me­ner en am­bu­lance à l’hô­pi­tal. «J’ai fer­mé les yeux par rap­port au fait qu’en temps nor­mal, le trans­port, qui de­vrait être as­su­ré par l’éta­blis­se­ment, n’était pas ga­ran­ti dans cette cli­nique. Mais re­fu­ser de me trans­por­ter d’ur­gence à l’hô­pi­tal est grave. J’ai dû m’y rendre à bord de la voi­ture de mon ma­ri», confiet-elle. De­puis, Souad suit ses séances au sein d’une autre cli­nique à Roui­ba et tout se passe mer­veilleu­se­ment bien pour elle. Preuve en est : Souad écrit des his­toires lors de ses séances. «L’écri­ture m’apaise. Et dès que l’ins­pi­ra­tion me vient, je sors mon ca­hier et je re­trans­cris mes idées», ra­con­teelle. Au­jourd’hui, Souad est en at­tente de trans­plan­ta­tion ré­nale. «On de­vait me gref­fer le rein de mon ma­ri, mais l’opé­ra­tion a vite été sus­pen­due quand j’ai ap­pris que j’étais en­ceinte. Je de­vais re­pas­ser des exa­mens après mon ac­cou­che­ment pour être fixée. Exa­mens que je fe­rai dans les pro­chains jours.» Souad n’est pas un cas iso­lé. De nom­breux pa­tients se plaignent des condi­tions dans les­quelles ils suivent leurs séances. C’est d’ailleurs pour cette rai­son que le CHU Ne­fis­sa Ha­moud (exPar­net) cherche à amé­lio­rer les condi­tions du ser­vice. Son di­rec­teur gé­né­ral, Zou­bir Re­kik, confie qu’il y a tout un pro­jet pour le ser­vice de né­phro­lo­gie en ce qui concerne l’ex­ten­sion de ses uni­tés.

EX­TEN­SION

Le DG es­time qu’il y a de jeunes pro­fes­seurs, de jeunes mé­de­cins et pa­ra­mé­di­caux qui sont ca­pables de faire fonc­tion­ner comme il se doit cette spé­cia­li­té. «Ils ont un sa­voir­faire. Mal­heu­reu­se­ment, ce sa­voir-faire est blo­qué par rap­port à la struc­ture et cer­tains moyens, en l’oc­cur­rence l’équipement», confie-t-il. «Il faut que ce ser­vice soit ré­no­vé. Un ser­vice avec des équi­pe­ments de der­nière gé­né­ra­tion car, tout sim­ple­ment, le ma­lade qui fré­quente ce ser­vice est un ma­lade qui a be­soin de confort et de bonnes condi­tions, de consom­mables et de mé­di­ca­ments», af­firme-t-il. Est-ce un ser­vice à la por­tée de la si­tua­tion fi­nan­cière de l’hô­pi­tal ? «Je dis non. On voit grand pour ce ser­vice, mais mal­heu­reu­se­ment, le bud­get est pe­tit par rap­port à ce qu’on veut dé­ve­lop­per. Il y a un tra­vail de sen­si­bi­li­sa­tion au­près de la tu­telle. Pour que ce­la se fasse, nous avons ré­ser­vé toute une struc­ture. On a dé­lo­ca­li­sé la struc­ture de la phar­ma­cie pour la trans­for­mer en uni­té de dia­lyse, avec tout le confort né­ces­saire. De plus, ce ser­vice se dé­marque par rap­port aux autres car il prend éga­le­ment en charge les en­fants.» Et quand on traite l’en­fant, il fau­drait qu’on puisse avoir un maxi­mum de confort. «Un ra­pide pas­sage au ni­veau du ser­vice vous ren­seigne sur l’état des salles qui sont sans âme, sans condi­tion et au­cun hu­ma­nisme. Ce n’est pas de notre faute à nous. La nou­velle struc­ture est dé­jà en­ta­mée. Et les tra­vaux sont en cours. Notre but est qu’on de­vienne une ré­fé­rence afri­caine», conclut-il.

PANNE

Par ailleurs, d’autres pa­tients ont dé­jà eu des pé­ri­pé­ties dans des cli­niques pri­vées. «Un pa­tient tri­so­mique n’a droit qu’à une heure de dia­lyse car, se­lon le di­rec­teur, il per­turbe les ma­lades», confie un an­cien chauf­feur d’une cli­nique à l’est d’Al­ger. D’ailleurs, ce der­nier avoue qu’il n’était pas as­su­ré dans son an­cien tra­vail. «Je n’étais pas as­su­ré alors que je trans­por­tais les ma­lades en am­bu­lance. C’est sur le tard que je m’en suis ren­du compte. Je me di­sais qu’il n’était pas nor­mal d’être payé à l’en­ve­loppe du­rant toute cette pé­riode», ra­conte-t-il. Ce der­nier confie que de nom­breuses mau­vaises pra­tiques étaient cou­rantes dans la cli­nique : «J’ai moi-même ap­pe­lé la CNAS pour en­voyer une équipe consta­ter les dé­gâts sur place. Dans la­dite cli­nique, seules six ma­chines sur dix-huit marchent. Mais ce­la n’a ja­mais été si­gna­lé afin d’avoir le plus de pa­tients pos­sible. Ce­la fait qu’on es­saye de bé­né­fi­cier le plus pos­sible de la pré­sence des ma­lades.» En ef­fet, des pannes de ma­chines de dia­lyse sont consta­tées ré­gu­liè­re­ment. Pour Ib­tis­sem Fe­ra­hi, né­phro­logue, les pannes sont dues à la charge hors norme. Se­lon elle, un ap­pa­reil a une du­rée de vie cal­cu­lée par heure de dia­lyse. «Vu le nombre crois­sant de ma­lades, les ap­pa­reils sont en mode non-stop. Nos gé­né­ra­teurs sont très vieux. Et vu le manque d’en­tre­tien et

l’ab­sence de for­ma­tion des tech­ni­ciens, ce­la

n’ar­range pas les choses.» De son cô­té, le Pro­fes­seur Ta­har Rayane, chef de ser­vice de né­phro­lo­gie au CHU Ne­fis­sa Ha­moud, af­firme que les gé­né­ra­teurs d’hémodialyse peuvent tom­ber en panne, Ce­ci existe dans tous les pays.

MAIN­TE­NANCE

«Afin de ré­duire ce risque, il fau­drait ap­pli­quer un pro­gramme de main­te­nance pré­ven­tive. Ces ma­chines doivent être contrô­lées ré­gu­liè­re­ment. Il faut res­pec­ter les règles d’uti­li­sa­tion et évi­ter le bri­co­lage.» Pour le spé­cia­liste, la pré­sence d’un tech­ni­cien de main­te­nance (ou la si­gna­ture d’un contrat de main­te­nance avec une so­cié­té) doit être obli­ga­toire. Ce­la est d’ailleurs exi­gé dans le cadre du ca­hier des charges éta­bli par le mi­nis­tère de la San­té. «Il faut sa­voir que la du­rée de vie d’un gé­né­ra­teur d’hémodialyse est de 5 à 7 ans. Ce­la dé­pend du nombre d’heures d’uti­li­sa­tion, tout comme les vé­hi­cules», pré­cise le Pro­fes­seur Rayane. Pour ce qui est de la du­rée de la séance de chaque pa­tient, ce­la va­rie se­lon les cas. Se­lon le Pro­fes­seur Ta­har Rayane, le vo­lume ho­raire d’une séance d’hémodialyse est en moyenne de 4

heures. «Ce­pen­dant, cette du­rée peut va­rier, se­lon l’état du pa­tient, l’exis­tence d’une fonc­tion ré­nale ré­si­duelle, le poids du pa­tient et l’ob­jec­tif thé­ra­peu­tique à at­teindre. Il ne faut pas ou­blier que la séance d’hémodialyse est avant tout une pres­crip­tion mé­di­cale. Elle peut va­rier dans la du­rée mais aus­si dans la fré­quence. Ce qui est pro­po­sé pour la ma­jo­ri­té des pa­tients hé­mo­dia­ly­sés al­gé­riens est de 3 à 4 séances par se­maine (pro­to­cole thé­ra­peu­tique uni­ver­sel)», ex­plique-t-il. Mais, con­crè­te­ment, de com­bien de ma­chines avons-nous be­soin pour ré­pondre aux be­soins du nombre crois­sant des ma­lades ? Le Pro­fes­seur Ta­har Rayane af­firme que le parc de gé­né­ra­teurs est éva­lué à plus de 5000.

RÉ­PAR­TI­TION IN­ÉGALE

«Ac­tuel­le­ment, ce nombre est suf­fi­sant mais la ré­par­ti­tion est in­égale se­lon les wi­layas. Dans la wi­laya d’Al­ger, par exemple, il y a un ex­cé­dent, sur­tout dans les centres pri­vés. A contra­rio, dans cer­taines ré­gions du pays, il y a dé­fi­cit en rai­son de l’ab­sence de centres pri­vés qui sont concen­trés dans

le nord», ex­plique-t-il. La norme qui était ad­mise il y a une di­zaine d’an­nées était de 100 gé­né­ra­teurs par mil­lion d’ha­bi­tants, soit 4000 gé­né­ra­teurs pour notre pays. Or il fau­drait évi­ter d’aug­men­ter le nombre de gé­né­ra­teurs en sa­chant qu’on aug­men­te­rait au­to­ma­ti­que­ment ce­lui des pa­tients en hémodialyse, et par consé­quent le coût de la prise en charge des hé­mo­dia­ly­sés. Se­lon lui, on a dé­mo­cra­ti­sé la dia­lyse mais nous ne l’avons pas mo­ra­li­sée. Au­tre­ment dit, tout ma­lade qui se pré­sente à l’hô­pi­tal est au­to­ma­ti­que­ment pris en charge. L’Al­gé­rie compte au­jourd’hui 22 000 ma­lades. Avec une in­ci­dence de 100 à 150 cas/ mil­lion d’ha­bi­tants, ce chiffre de­vrait donc aug­men­ter de 4000 à 6000 nou­veaux cas chaque an. Ce der­nier ne manque pas de pré­ci­ser que l’Etat à dé­pen­sé sans comp­ter pour la prise en charge des ma­lades. Mais «le pro­blème est au ni­veau des ges­tion­naires. Il faut for­mer les mé­de­cins à dé­pen­ser moins». En termes de coût de prise en charge, un né­phro­logue ano­nyme confie que le trai­te­ment d’un ma­lade du­rant un mois re­vient à 140 000 DA. Il faut donc comp­ter 220 mil­liards de cen­times pour 200 ma­lades. Par ailleurs, le Doc­teur Fe­ra­hi évoque un autre pro­blème: un hé­mo­dia­ly­sé a droit à une consul­ta­tion par mois chez le né­phro­logue avec un bi­lan men­suel et un autre tri­mes­triel pour éva­luer la qua­li­té de l’hémodialyse.

«Ces bi­lans sont sou­vent non dis­po­nibles à

l’hô­pi­tal et coûtent très cher chez le pri­vé, et aus­si des écho­gra­phies ou des scan­ners qui ne se font pas à l’hô­pi­tal. Et donc la prise en charge ne peut se faire cor­rec­te­ment sans ce­la». Autre pra­tique dou­teuse dé­non­cée par les ma­lades : l’uti­li­sa­tion de la moi­tié de la dose du concen­tré acide re­com­man­dé par ma­lade. Le Pro­fes­seur Rayane ex­plique que cette pra­tique est in­ter­dite : «Les au­to­ri­tés de tu­telle et les caisses de sé­cu­ri­té so­ciale ont ban­ni cette pra­tique qui a exis­té dans le

pas­sé». Le Pro­fes­seur met en garde contre cette pra­tique dou­teuse, l’uti­li­sa­tion de la moi­tié de la car­touche en­traîne gé­né­ra­le­ment une ré­duc­tion du temps de dia­lyse. De son cô­té, le Doc­teur Ib­tis­sem Fe­ra­hi ex­plique qu’on ne doit pas uti­li­ser ce qui reste pour un se­cond ma­lade car ce­la en­traîne un risque de conta­mi­na­tion par le vi­rus de l’hé­pa­tite C, un phé­no­mène très fré­quent en hémodialyse. Mais le Pro­fes­seur Rayane tient tout de même à ras­su­rer : «Cette pra­tique frau­du­leuse est de­ve­nue presque im­pos­sible en rai­son des contrôles ré­gu­liers opé­rés par le mi­nis­tère de la San­té et les caisses de sé­cu­ri­té so­ciale».

PLAN­NING

Ain­si, pour ar­rê­ter l’évo­lu­tion de la ma­la­die, le né­phro­logue pro­pose de prendre en charge cor­rec­te­ment les ma­lades at­teints de dia­bète et d’hy­per-ten­sion ar­té­rielle. «Il faut im­po­ser à la po­pu­la­tion de nou­velles ha­bi­tudes ali­men­taires et lut­ter ef­fi­ca­ce­ment contre le dia­bète et l’hy­per­ten­sion». Aus­si, il faut in­vi­ter les ma­lades à faire un dé­pis­tage pré­coce comme ce­la se fait pour le can­cer du sein par exemple. Et créer une sym­biose entre le sec­teur pri­vé et le pu­blic. En ef­fet, le sec­teur pri­vé est fré­quem­ment mon­tré du doigt, en lui re­pro­chant de «ne cher­cher qu’à s’en­ri­chir au dé­tri­ment de la san­té des ma­lades». Se­lon le né­phro­logue, le plus im­por­tant est de faire

un plan­ning des vingt an­nées à ve­nir. «En ce qui concerne les pers­pec­tives d’ave­nir, il se­rait bien de créer des mai­sons du rein qui en­glo­be­raient les trois spé­cia­li­tés : dia­bé­to­lo­gie, né­phro­lo­gie et car­dio­lo­gie. Ces trois spé­cia­li­tés de­vraient tra­vailler en étroite col­la­bo­ra­tion pour es­sayer de faire dé­ce­ler la ma­la­die de ma­nière pré­coce ou, pour­quoi pas, l’évi­ter», sug­gère-t-il. Pour ce qui est des textes ré­gle­men­tant le sec­teur, le spé­cia­liste sou­hai­te­rait qu’ils soient plus clairs : «Il faut mettre en place une po­li­tique de san­té na­tio­nale qui s’éta­le­rait sur vingt ans». De son cô­té, le doc­teur Ib­tis­sem Fe­ra­hi es­time que la si­tua­tion s’amé­liore «mais pas pro­por­tion­nel­le­ment à l’in­ci­dence des ma­lades». Se­lon elle, il

faut en­cou­ra­ger la greffe ré­nale : «Ça évo­lue à très pe­tits pas. Car il faut sa­voir que la dia­lyse coûte plus cher que la greffe. C’est ain­si qu’il faut pen­ser pour que ce­la se dé­ve­loppe. Mais le lob­by de l’hémodialyse est plus fort, semble-il. Mal­heu­reu­se­ment, on ne cherche pas l’in­té­rêt des ma­lades mais plu­tôt ce­lui de ceux qui veulent se faire de l’ar­gent». En ef­fet, en ce qui concerne la greffe, le Pro­fes­seur Rayane es­time que le trai­te­ment idéal de l’in­suf­fi­sance ré­nale chronique reste le rem­pla­ce­ment d’or­ganes. «Le dé­ve­lop­pe­ment de la greffe ré­nale a été spec­ta­cu­laire ces dix der­nières an­nées. Hé­las, ce­la est li­mi­té au don­neur vi­vant ap­pa­ren­té. L’élar­gis­se­ment des in­di­ca­tions au pré­lè­ve­ment chez les don­neurs vi­vants s’im­pose (grande fa­mille, conjoints, etc.)». Pour le Pro­fes­seur, le pré­lè­ve­ment du rein de ca­davre s’im­po­se­ra de lui-même dans les an­nées à ve­nir, comme un be­soin de san­té pu­blique et per­met­tra la mise à ni­veau des hô­pi­taux choi­sis pour une per­for­mance mul­ti­dis­ci­pli­naire im­pli­quant une lo­gis­tique im­por­tante et né­ces­sai­re­ment ef­fi­cace.

L’Al­gé­rie compte au­jourd’hui 22 000 ma­lades né­ces­si­tant des hé­mo­dia­lyses

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