GRAM­MAIRE

D’après un ar­ticle ti­ré du jour­nal Sud Ouest

Ecoute - - SOMMAIRE - … mit ei­nem Ein­lei­tungs­text, Ver­tie­fun­gen und Übun­gen

Ganz ohne Gram­ma­tik geht’s lei­der nicht!

C’est ce qui s’ap­pelle faire le grand écart. Quit­ter Pa­ris, un CDI, ses amis pour choi­sir de ve­nir s’ins­tal­ler à Saint-pierre-de-fru­gie, vil­lage de 400 âmes à peine si­tué en Dor­dogne. Il fal­lait oser. Ce risque, Ju­lia l’a pris les yeux fer­més, et avec elle, son com­pa­gnon Guillaume et leurs deux filles. Un re­tour à la na­ture lon­gue­ment ré­flé­chi. « Nous cher­chions un ter­ri­toire à la fois iso­lé et ré­in­ves­ti par de nou­velles po­pu­la­tions qui veulent vivre au­tre­ment, de ma­nière plus au­to­nome, ra­conte Ju­lia. Et sur­tout, la com­mune de­vait pou­voir ac­cueillir fa­vo­ra­ble­ment notre pro­jet pro­fes­sion­nel. Nous avons tout trou­vé ici.» De vieilles pierres à ré­no­ver, des ter­rains à trou­ver pour du ma­raî­chage bio, une grange cultu­relle avec bi­blio­thèque au­to­gé­rée à construire. L’ins­tal­la­tion du jeune couple, étrange pour tous les autres maires, ne l’est pas pour ce­lui de Saint-pierre, Gil­bert Cha­baud. Dès le dé­part, il sou­tient le pro­jet. « Un mois après notre dis­cus­sion avec lui, il nous avait dé­jà trou­vé un ter­rain et une mai­son. Il a com­pris notre en­vie tout de suite, car nous par­ta­geons des va­leurs com­munes.» Pré­ser­va­tion de la na­ture, mise en place de so­lu­tions al­ter­na­tives… Lors­qu’il est élu, Gil­bert Cha­baud fait le pa­ri d’un autre dé­ve­lop­pe­ment, d’une autre po­li­tique. Son idée fixe : ar­rê­ter la dé­ser­ti­fi­ca­tion de son vil­lage. Les mai­sons se vi­daient, l’école a fer­mé ses portes et avec elle, l’unique bis­trot qui ser­vait aus­si de can­tine sco­laire. « Il fal­lait don­ner un nou­vel at­trait à la com­mune. On a alors choi­si d’amé­lio­rer la qua­li­té de vie », ex­plique l’élu. Bien avant les autres col­lec­ti­vi­tés, la com­mune com­mence par sup­pri­mer les pes­ti­cides. Puis elle ouvre une épi­ce­rie bio qui fait au­jourd’hui ve­nir les ha­bi­tants des vil­lages en­vi­ron­nants. Un nou­veau gîte ru­ral ac­cueille les ran­don­neurs des neuf sen­tiers pé­destres. En­suite, c’est le bar-res­tau­rant qui, ré­no­vé lui aus­si par la com­mune, est confié à un gé­rant qui s’ins­talle à son tour dans le bourg. En­fin, une nou­velle école a vu le jour. Là aus­si, c’est un pro­jet al­ter­na­tif. L’éta­blis­se­ment, qui ap­plique la pé­da­go­gie Mon­tes­so­ri, est pas­sé de 6 à 15 élèves en seule­ment un an. On vient même de loin pour y mettre ses en­fants. Maxime et Lau­rence, pa­rents d’une pe­tite Flore, ar­rivent du Pas-de-ca­lais. « Nous sommes d’abord ve­nus ici pour ha­bi­ter dans l’éco-ha­meau du vil­lage. L’école Mon­tes­so­ri et la dy­na­mique de la mai­rie nous ont en­cou­ra­gés dans notre choix. »

de CHAN­TAL NAGAT-HOFF­MANN

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