Mar­ché obli­ga­taire: les taux s’éloignent en dou­ceur de leur mi­ni­mum his­to­rique

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Aux USA, au cours des der­nières se­maines, les taux obli­ga­taires ont in­ver­sé leur ten­dance bais­sière. Le pes­si­misme quant à l’évo­lu­tion de l’éco­no­mie s’est en ef­fet at­té­nué. La consom­ma­tion a sur­pris po­si­ti­ve­ment par son ex­cel­lente ré­sis­tance au choc qui se­coue le sec­teur de la construc­tion de lo­ge­ments. La pro­ba­bi­li­té d’un crash des prix im­mo­bi­liers di­mi­nue aus­si. Le taux des IRS à 10 ans est ain­si re­mon­té de 4,89% dé­but no­vembre à 5,24% ac­tuel­le­ment. Du­rant les pro­chains mois, le taux des IRS à 10 ans fluc­tue­ra au­tour du ni­veau ac­tuel. Certes des élé­ments pour­raient pous­ser les taux obli­ga­taires vers le bas: • Le mar­ché obli­ga­taire joue­ra un rôle de va­leur re­fuge alors que le risque d’un crash im­mo­bi­lier ne s’est pas en­tiè­re­ment éloi­gné. • L’in­fla­tion conti­nue­ra à s’apai­ser avec la chute des prix pé­tro­liers. • Après la ré­cente hausse, les taux peuvent se ré­vé­ler plus at­trac­tifs pour les in­ves­tis­seurs et at­ti­rer ain­si des ca­pi­taux vers le mar­ché obli­ga­taire. Tou­te­fois le po­ten­tiel de baisse des taux longs est li­mi­té: le scé­na­rio d’at­ter­ris­sage en dou­ceur étant an­ti­ci­pé en bonne par­tie par les mar­chés. De plus la dé­grin­go­lade des prix pé­tro­liers frei­ne­ra le re­pli de l’in­fla­tion sous-ja­cente et la di­mi­nu­tion des re­cettes pé­tro­lières des pays de l’OPEP ré­duit leurs achats d’obli­ga­tions amé­ri­caines. A moyen terme, par contre, les taux obli­ga­taires se re­dres­se­ront mo­dé­ré­ment: • La chute de l’ac­ti­vi­té dans le sec­teur de la construc­tion de lo­ge­ments est ac­tuel- le­ment très ra­pide. Le point le plus bas pour­rait donc être at­teint as­sez vite et l’éco­no­mie re­pren­dra vi­gueur à par­tir de l’été 2007. • La Banque du Ja­pon conti­nue­ra à re­le­ver en dou­ceur ses taux, pous­sant les taux des obli­ga­tions nip­ponnes vers le haut. Cette hausse au­ra un ef­fet de conta­gion par­tout dans le monde (consé­quence de la mon­dia­li­sa­tion). • Les Banques cen­trales sont en train de ré­duire en dou­ceur les énormes ex­cé­dents de li­qui­di­tés qui cir­cu­laient dans le monde. Celles-ci étaient no­tam­ment in­ves­ties sur le mar­ché obli­ga­taire (d’où taux qui étaient anor­ma­le­ment bas). En consé­quence, le taux des IRS à 10 ans pas­se­ra de 5,2% ac­tuel­le­ment à 5,3% en avril 2007 et à 5,5% en jan­vier 2008. Dans la zone eu­ro, le taux des IRS à 10 ans est re­mon­té de 3,89% dé­but no­vembre à 4,24% ac­tuel­le­ment. Il a sui­vi ain­si la ten­dance im­pri­mée par les taux amé­ri­cains. L’opi­nion est de plus en plus ré­pan­due que la BCE conti­nue­ra à re­le­ver ses taux, ce qui a pous­sé les taux obli­ga­taires vers le haut. Du­rant les pro­chains mois, le taux des IRS fluc­tue­ra au­tour du ni­veau ac­tuel. A l’ho­ri­zon d’un an, la ré­ac­cé­lé­ra­tion at­ten­due de l’éco­no­mie amé­ri­caine exer­ce­ra une pres­sion haus­sière sur les taux outre-At­lan­tique et donc en Eu­rope. En consé­quence, le taux des IRS à 10 ans pas­se­ra de 4,24% ac­tuel­le­ment à 4,3% en avril 2007 et à 4,6% en jan­vier 2008.

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