‘Vol 93’ n’est pas un film po­li­tique»

BRUXELLES/LONDRES ‘Vol 93’ (‘Uni­ted 93’), le film de Paul Green­grass sur le vol 93 de Uni­ted Air­lines qui, après avoir été dé­tour­né, s’est écra­sé en Penn­syl­va­nie le 11 sep­tembre 2001, était cer­tai­ne­ment une des ex­pé­riences ci­né­ma­to­gra­phiques les plus poig

Metro (French Edition) - - Movie - Ch­ris Craps

Vous sou­ve­nez-vous de ce que vous fai­siez le 11 sep­tembre 2001? Ch­loe Si­rene: «C’est un de ces mo­ments, n’est-ce pas... Je re­gar­dais la té­lé­vi­sion à ce mo­ment-là et j’étais en train de zap­per d’une chaîne à l’autre deuxième avion s’écra­ser dans une des tours du WTC. Je me j’ai res­sen­ti. Je ne pou­vais pas le croire. J’étais dans la mai­son de mon père et je lui ai crié: “Tu de voir.”»

pas de stars, pas vrai­ment d’in­trigue et pas de nu­mé­ros d’ac­teurs. Com­ment s’est dé­rou­lé le tour­nage? «Tout le pro­ces­sus de tour­nage était aus­si très in­ha­bi­tuel. Nous ne fai­sions pas sim­ple­ment nos scènes, car nous n’avions pas de scé­na­rio à l’avance. Nous fai­sons par contre de très longues et jouions tout le pro­ces­sus de Le réa­li­sa­teur Paul Green­grass fai­sait tour­ner 2 ca­mé­ras en même temps. Et nous jouions donc notre rôle sur notre siège sans voir grand-chose des autres ac­teurs. Et c’était le cas de pra- Cer­tains ac­teurs, on ne les voit ont pas­sé 2 mois sur le tour­nage. Tout le monde était donc as­so­cié de près au pro­ces­sus du

Mais com­ment joue-t-on alors un tel rôle sans points de re­père? «Enor­mé­ment de choses sont im­pro­vi­sées. J’avais tout de même une trans­crip­tion de la mon per­son­nage Eli­za­beth eut avec sa mère du­rant les der­niers mo­ments de sa vie. A par­tir de cette conver­sa­tion et d’autres conver­sa­tions, nous s’était pas­sé à un mo­ment spé donc d’im­pro­vi­ser et de ré­agir, mal­gré tout, à des choses très

L’an­goisse que vous de­vez ex­pri­mer ici va au-de­là de ce qu’on de­mande dans la plu «Oui, mais cette ex­pé­rience est, les gens ont vé­cu sur ce vol. on vit cette an­goisse ici se rap­proche da­van­tage de la réa­li­té struc­tu­ré. Nous pou­vions al­ler très loin dans nos émo­tions au cours de cette phase atroce et ce fut pour nous tous une ex­pé­rience ef­fa­rante. J’ai vrai­ment eu énor­mé­ment de cha­grin pour mon per­son­nage, Eli­za - rer. Mais je com­pa­tis­sais aus­si énor­mé­ment avec les autres pas­sa­gers. La fa­çon dont vous jouez, fait re­mon­ter beau­coup de souf­france à la sur­face.»

Après une jour­née de tour­nage aus­si éprou­vante, est-ce que vous par­ve­niez à al­ler boire un verre tran­quille­ment avec vos col­lègues? «Non, nous avions tous de très longues jour­nées. Nous ren­trions chez nous tout simple com­plè­te­men­té­pui­sé­sé­mo­tion - ne, j’es­sayais sim­ple­ment de ne plus pen­ser au tra­vail. Je vou­lais le plus pos­sible prendre mes dis­tances. Mais ce­la va­lait la peine. Et Paul Green­grass nous ins­pi­rait énor­mé­ment et nou­sen­cou­ra­geai­tà­mon­trerles c’était la vé­ri­té. Mais on n’avait tout sim­ple­ment pas le temps de re­trou­ver la sé­ré­ni­té.» ‘Vol 93’ est-il, se­lon vous, un «Non, c’est sim­ple­ment une pas­sé ce jour-là. Nous vou­lions sim­ple­ment mon­trer la vé­ri­té. Nous étions ai­dés en ce­la par des tous ces gens à bord. Mais il n’y a - doivent dé­ci­der eux-mêmes ce si fort.»

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