Link, éter­nel ado­les­cent

Metro (French Edition) - - Games & Gadgets -

Avec ses oreilles poin­tues, fa­çon Mr. Spock, Link a le lookd’un elfe. Mal-

gré

une évo­lu­tion du per­son­nage, del’en­fance à l’âge adulte, il reste un éter­nel ado­les­cent dans son at­ti­tude. Une sorte de Pe­ter Pan énig­ma­tique par­ti com­battre les forces de Ga­non, le Mal ab­so­lu. Dé­but des an­nées 1980, les jeux vi­déo connaissent un vi­rage im­por­tant. Le crash du mar­ché à l’époque fait plon­ger des grands noms comme Ata­ri. On as­siste à une vé­ri­table pas­sa­tion de pou­voir des Etats-Unis au Ja­pon. Une sorte de mai 68 du jeu vi­déo dans le­quel émergent des des­si­na­teurs et concep­teurs de ta­lent comme Shi­ge­ru Miya­mo­to, créa­teur no­tam­ment de Don­key Kong et de Su­per Ma­rio qui ont fait la re­nom­mée de Nin­ten­do. Adieu les jeux qui consis­taient juste à mar­quer des points et à faire preuve de dex jeux d’aven­tures scé­na­ri­sés! Ap­pa­ru en 1986 sur la NES (Nin­ten­do En­ter­tain­ment Sys­tem), Link se fe­ra connaître du pu­blic dans d’aven­ture/ac­tion à suc­cès sor­ti sur une console. Les épi­sodes s’en­chaî­ne­ront en­suite pour le­ver le voile sur ce jeune hé­ros ve­nu de nulle part. Son­his­toi­rees­tem­prein­tede té­nèbres. Er­rant dans la val­lée de la mort, le jeune Link sauve la vie de la prin­cesse des­cen­dant d’un obs­cur che­va­lier. sa me­sure : vaincre le Mal. Link le vit dans le Royaume d’Hy­rule où co­ha­bitent plu­sieurs peuples. Fait rare dans un jeu vi­déo, le hé­ros tient tou­jours son épée de la main gauche, sauf dans la ver­sion Wii Prin­cess, pour rai­sons tech­niques. C’est une des par­ti­cu­la­ri­tés de cet éter­nel ado­les­cent dont le per­son­nage s’ap­puie sur une an­cienne lé­gende ja­po­naise qui dit que lorsque l’on meurt, on se ré­in­carne dans l’un de ses des­cen­dants. En fait les pé­ri­pé­ties de Link émanent des sou­ve­nirs de Shi­ge­ru Miya­mo­to lors­qu’il s’amu­sait dans les conti­nué à dé­ve­lop­per cette qua­li­té émotionnelle qui ne peut être vé­cue que par un en­fant. D’où cette am­bi­guï­té du per­son­nage et sa qua­si-mal­adresse in­fan­tile, même lorsque le jeune Link gran­dit de sept ans après un long som­meil pro­vo­qué par un mage. Et ce n’est pas ce pe­tit an­neau créole à chaque oreille que l’on dé­couvre à son ré­veil qui lui fait vrai­ment ga­gner en ma­tu­ri­té. Ni dé­biles, ni in­fan­ti­li­santes, les aven­tu­res­deLink­com­mu­niquent une émo­tion au joueur-spec­ta au per­son­nage, comme la pos­si dé­part. D’ailleurs, c’est sans doute éga­le­ment pour cette rai­son, que Link a la par­ti­cu­la­ri­té de ne ja­mais par­ler. Un hé­ros sans pa­role, mais rem­pli d’émo­tions.

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