Le cas de Ma­riusz se­ra tran­ché le 29 mars

BRUXELLES La juge de la jeu­nesse de­vant la­quelle com­pa­rais­sait hier Ma­riusz O. se pro­non­ce­ra sur son éven­tuel des­sai­sis­se­ment du cas du jeune po­lo­nais âgé de 17 ans le 29 mars pro­chain à 14 heures. Les avo­cats de la famille de Joe et de son ami se sont di

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Le mi­nis­tère pu­blic, re­pré­sen­té par le sub­sti­tut du pro­cu­reur du Roi Fré­dé­ric Van Leeuw, a re­quis hier le des­sai­sis­se­ment avec exé­cu­tion pro­vi­soire, es­ti­mant qu’il y avait un risque que le jeune sus­pect de na­tio­na­li­té po­lo­naise se sous­traie à la jus­tice en cas de des­sai­sis­se­ment. Se­lon les avo­cats de la dé­fense, les dif­fé­rents rap­ports so­ciaux et psy­cho­lo­giques de leur client concluent que le des­sai­sis­se­ment ne se­rait pas ap­pro­prié. Ma­riusz a une per­son­na­li­té propre et son cas ne doit être com­pa­ré à ce­lui d’Adam G., le se­cond sus­pect pour le­quel un des­sai­sis­se­ment a été or­don­né, a rap­pe­lé le con­seil de Ma­riusz. Au su­jet du ré­qui­si­toire du mi­nis­tère pu­blic, l’avo­cate de Ma­riusz a in­di­qué que le sub­sti­tut du pro­cu­reur du Roi n’avait pas por­té le même re­gard sur les rap­ports so­ciaux et psy­cho­lo­giques mais que les conclu­sions, «pour­tant es­sen­tielles», de ces rap­ports ne fi­gu­raient pas dans le ré­qui­si­toire du mi­nis­tère pu­blic. Pour Me Marc Preu­mont, qui dé­fend la famille de Joe Van Hools­beeck, il est cou­rant que pour des rap­ports «longs et touf­fus», les dif­fé­rentes par­ties uti­lisent cer­tains élé­ments au dé­tri­ment d’autres dans leur ar­gu­men- ta­tion. «Cha­cun prend des élé­ments pour ap­puyer sa thèse», a ré­agi l’avo­cat qui a pré­ci­sé tou­te­fois qu’il n’avait pas eu ac­cès à ces dif­fé­rents rap­ports sur les­quels se ba­se­ra la juge pour pendre sa dé­ci­sion. Rap­pe­lant que la par­tie ci­vile n’avait pas à se pro­non­cer sur le des­sai­sis­se­ment, Me Marc Preu­mont et Me Sven Ma­ry, qui re­pré­sente la famille de l’ami de Joe, se sont dit tou­te­fois sa­tis­faits du ré- qui­si­toire du mi­nis­tère pu­blic. Le se­cond avo­cat de Ma­riusz, Me Ga­bie-Ange Min­da­na, a dé­cla­ré pour sa part que son client avait pré­sen­té des ex­cuses spon­ta­nées tant à la famille de Joe Van Hools­beeck qu’à celle de l’ami de ce der­nier qui était pré­sent à l’au­dience. L’avo­cat est re­ve­nu sur les faits re­pro­chés à son client et qu’il sou­haite voir re­qua­li­fiés.

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