Le cour­rier des lec­teurs

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Jeune Afrique - - SOMMAIRE -

Mé­di­ter­ra­née Place aux jeunes En chan­geant cer­taines orien­ta­tions de la po­li­tique étran­gère fran­çaise, le pré­sident Ma­cron montre, une fois de plus, qu’il est aty­pique. En ef­fet, la ren­contre or­ga­ni­sée entre Haf­tar et Sar­raj re­pré­sente une rup­ture avec la ligne po­li­tique agres­sive vis-àvis de l’afrique du Nord sui­vie par Sar­ko­zy et main­te­nue par Hol­lande. Mieux, Ma­cron est ma­ni­fes­te­ment an­ti­co­lo­nia­liste, si on se fie à ses pro­pos par les­quels il re­con­naît la responsabilité de la France dans les mas­sacres en Al­gé­rie. Con­trai­re­ment à Hol­lande en­fin, Ma­cron dé­clare que la crise sy­rienne peut être ré­so­lue sans le ren­ver­se­ment du ré­gime de Ba­char al-as­sad. Son pro­fil et son ac­tion ne sont pas sans rap­pe­ler le jeune Pre­mier mi­nistre Yous­sef Cha­hed, qui a sur­pris toute la classe po­li­tique tu­ni­sienne clas­sique en met­tant fin au ter­ro­risme et en lan­çant une guerre sans mer­ci contre la cor­rup­tion. Avec ces deux per­son­nages en poste de part et d’autre de la Mé­di­ter­ra­née, on peut dire que le monde a bien chan­gé. FATHI TOUNAKTI, Ham­mam-lif, Tu­ni­sie Élec­tions Peut (tou­jours) mieux faire L’édi­to­rial du nu­mé­ro 2953-2954 de Jeune Afrique (du 13 au 26 août) m’ins­pire les re­marques sui­vantes. Qu’on ap­pré­cie « la moi­tié pleine de la bou­teille » ne nous dé­douane pas du de­voir d’en re­le­ver la moi­tié vide. Les pro­grès, si in­fimes soient-ils, que vous vous éver­tuez à mettre en exergue sont in­con­tes­tables. Mais que son­tils par rap­port au po­ten­tiel de ces pays ? De mon point de vue, c’est un peu court que de s’at­tar­der sur le che­min par­cou­ru plu­tôt que sur ce­lui qu’on au­rait pu ou dû par­cou­rir. En agis­sant ain­si, nous n’en­cou­ra­geons pas nos di­ri­geants à s’éle­ver au ni­veau de leur peuple. Nous les en­cou­ra­geons à la mé­dio­cri­té et à se gar­ga­ri­ser de ce peu-là. Fé­li­ci­ter pour l’ef­fort, c’est bien ; mon­trer ce qu’il reste à faire, c’est mieux. MAU­RICE YONTA, Ba­mend­jou, Ca­me­roun Cen­tra­frique Per­dus de vue Ô Cen­tra­frique, que de crimes n’a-t-on com­mis en ton nom ou sur ton sol de­puis l’in­dé­pen­dance ! « Que sont mes amis de­ve­nus / Que j’avais de si près te­nus / Et tant ai­més ? » Ces vers de Ru­te­beuf, poète fran­çais du XIIIE siècle, me re­viennent en mé­moire, alors que nombre de mes con dis­ciples du ly­cée Bar­thé­lé­my-bo­gan­da ont au­jourd’hui dis­pa­ru, vic­times des évé­ne­ments de ces der­nières an­nées. Le temps a fait son oeuvre, la bê­tise des hommes a fait le reste. Que sont mes amis de­ve­nus que la vio­lence a em­por­tés ? PATRICK DA­VID, Fon­te­nay-aux-roses, France Franc CFA Quand l’his­toire bé­gaie Le sym­bole qu’est le franc CFA, mon­naie de tant de pays du conti­nent, a le don d’exas­pé­rer l es Afri­cains. Car, au-de­là de la ma­ni­pu­la­tion des élites et des pe­tits ar­ran­ge­ments entre amis de cer­tains di­ri­geants afri­cains et de leurs ho­mo­logues fran­çais, le franc CFA té­moigne que l’his­toire bé­gaie. Mê­me­si, au prin­temps der­nier, la ques­tion de la mon­naie a été au coeur des dis­cus­sions entre mi­nistres des Fi­nances, gou­ver­neurs des banques cen­trales et pré­si­dents des ins­ti­tu­tions de la zone franc, en pré­sence du mi­nistre de l’éco­no­mie et des Fi­nances fran­çais de l’époque, le su­jet reste au­jourd’hui en­core lar­ge­ment ta­bou. IBRA POUYE, Pa­ris, France

JA no 2953-2954, du 13 au 26 août.

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