SEIF EL-IS­LAM, UN AB­SENT TRÈS PRÉ­SENT

Jeune Afrique - - MAGHREB & MOYEN-ORIENT | LIBYE - M.G.

« Dieu est mon avo­cat. » Ce sont les der­nières pa­roles pu­bliques pro­non­cées par Seif el-is­lam. C’était le 27 avril 2014, lors de son pro­cès, à Zin­tan, où il était in­car­cé­ré de­puis no­vembre 2011. Le 10 juin der­nier, Aj­mi el-atri, chef de la bri­gade Abou Ba­kr al-sid­diq, an­non­çait sa li­bé­ra­tion. Se­lon des ru­meurs, il se­rait en Al­gé­rie, à El-beï­da, dans la fa­mille de sa mère, etc. Sa mort est même évo­quée avec in­sis­tance de­puis le 22 juin. Du­rant la soi­rée du 27e jour de ra­ma­dan, la « nuit du des­tin », ses par­ti­sans es­pé­raient voir leur hé­ros, à qui l’on a cou­pé trois doigts de la main droite, par­ler à la té­lé­vi­sion. En vain. La Cour pé­nale in­ter­na­tio­nale (CPI) a main­te­nu son man­dat d’ar­rêt contre lui pour son rôle dans la ré­pres­sion de la ré­vo­lu­tion. Le 28 juillet 2015, la cour d’as­sises de­tri­po­li le condam­nait au pe­lo­ton d’exé­cu­tion, tan­dis que la Par­le­ment de­to­brouk l’am­nis­tiait le len­de­main. Ghas­san Sa­la­mé, le re­pré­sen­tant de L’ONU en Li­bye, a dé­cla­ré que les nou­velles dis­cus­sions « pour­raient in­clure » Seif el-is­lam.

Le fils pré­fé­ré de Kadha­fi du­rant son pro­cès, le 27 avril 2014, à Zin­tan.

Newspapers in French

Newspapers from Benin

© PressReader. All rights reserved.