Fran­çois Com­pao­ré ir­rite Ka­bo­ré

Jeune Afrique - - CONFIDENTIEL -

In­cul­pé d’« in­ci­ta­tion à as­sas­si­nat » dans l’af­faire Nor­bert Zon­go et vi­sé par un man­dat d’ar­rêt in­ter­na­tio­nal émis en mai par la jus­tice bur­ki­na­bè, Fran­çois Com­pao­ré a été en­ten­du par la jus­tice fran­çaise le 30 oc­tobre à Pa­ris. Res­sor­ti libre, mais sou­mis à des res­tric­tions de voyage (ses pas­se­ports lui ont été re­ti­rés et il doit de­man­der l’au­to­ri­sa­tion du pro­cu­reur pour quit­ter le ter­ri­toire fran­çais), il at­tend de sa­voir s’il se­ra ex­tra­dé vers le Bur­ki­na. S’il a pu voya­ger entre la France et la Côte d’ivoire pen­dant six mois sans être in­quié­té, c’est no­tam­ment en rai­son des len­teurs ad­mi­nis­tra­tives in­hé­rentes à ce type de pro­cé­dure. Plu­sieurs confi­dents de Roch Marc Ch­ris­tian Ka­bo­ré af­firment que le chef de l’état a peu ap­pré­cié les pro­pos te­nus par le frère ca­det de Blaise Com­pao­ré dans son in­ter­view à JA, fin sep­tembre, et qu’il au­rait de­man­dé que le né­ces­saire soit fait pour ac­cé­lé­rer l’ap­pli­ca­tion de ce man­dat d’ar­rêt. À en croire son en­tou­rage, Fran­çois Com­pao­ré en­vi­sage « très se­rei­ne­ment » la suite de la pro­cé­dure et sou­haite « res­ter à Pa­ris [où il vit] jus­qu’au ver­dict pour mon­trer qu’il n’a rien à se re­pro­cher » dans l’af­faire Zon­go.

Roch Marc Ch­ris­tian Ka­bo­ré, de­vant le Pa­lais de Ko­syam.

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