LE VIOL COMME ARME DE GUERRE

Jeune Afrique - - Afrique Subsaharienne - B.R.

C’est après le dé­but de la guerre en ex-you­go­sla­vie, au dé­but des an­nées 1990, que le viol a pro­gres­si­ve­ment été re­con­nu comme un crime de guerre et un crime contre l’hu­ma­ni­té par dif­fé­rents tri­bu­naux in­ter­na­tio­naux, dont le Tri­bu­nal pé­nal in­ter­na­tio­nal pour le Rwanda. En 1998, ce der­nier a été le pre­mier à ju­ger un viol en tant que crime de gé­no­cide. Plus ré­cem­ment, en dé­cembre 2017, onze mi­li­ciens congo­lais ont été condam­nés à la pri­son à per­pé­tui­té pour le viol d’une qua­ran­taine de fillettes entre 2013 et 2016 au Sud-ki­vu – une pre­mière dans l’his­toire ju­di­ciaire de la RD Con­go. Mais les crimes sexuels res­tent glo­ba­le­ment im­pu­nis. Se­lon les Na­tions unies, 100000 à 250000 femmes ont été vio­lées du­rant les trois mois du gé­no­cide au Rwanda (1994), plus de 60000 du­rant la guerre ci­vile en Sier­ra Leone (19912002), plus de 40000 au Li­be­ria (1989-2003), et au moins 200000 en RD Con­go de­puis 1998.

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