10 choses à sa­voir sur Mo­ha­med Sa­lah

Le 22 avril, le foot­bal­leur égyp­tien du club de Li­ver­pool a été cou­ron­né joueur de l’an­née du cham­pion­nat d’an­gle­terre. À quand le Bal­lon d’or ?

Jeune Afrique - - Sommaire - JULES CRÉTOIS

1 PE­TIT POUCET…

Né en 1992 dans une fa­mille mo­deste d’un vil­lage du del­ta du Nil, il fait ses dé­buts au Na­di Al Mo­kaw­loon, club cai­rote beau­coup moins bien clas­sé que les deux autres équipes de la ca­pi­tale égyp­tienne, les po­pu­laires Al Ah­ly et Za­ma­lek. Il y évo­lue jus­qu’en 2012.

2 … DEVENU GRAND

À Chel­sea, entre 2014 et 2015, il est sou­vent sur le banc de touche. Prê­té à L’AS Ro­ma, il se ré­vèle. Mais c’est à Li­ver­pool, qui s’offre ses ta­lents en juin 2017 pour 42 mil­lions d’eu­ros, que Sa­lah ex­plose : il marque 31 buts en une sai­son !

3 DISCRET

En Égypte, son vi­sage est par­tout. Pour­tant, le très pieux Sa­lah parle peu – et ja­mais de po­li­tique ni de re­li­gion. Quant à sa femme, voi­lée, elle n’ap­pa­raît pas en pu­blic.

4 ANTIDOTE

« S’il en marque un autre, je se­rai mu­sul­man moi aus­si ! » La vi­déo de sup­por­ters bri­tan­niques cla­mant leur en­vie de suivre leur idole jus­qu’à la mos­quée, en fé­vrier, a fait le tour des ré­seaux so­ciaux. La très sé­rieuse BBC se de­mande même s’il ne pour­rait pas être un re­mède à l’is­la­mo­pho­bie, très ré­pan­due dans les stades an­glais.

5 LÉGENDAIRE

C’est tout le monde arabe qui s’en­flamme pour l’egyp­tian King, au point que son pays a re­non­cé à lui faire faire son ser­vice mi­li­taire. Le 22 avril, il a re­çu le prix du joueur de l’an­née du cham­pion­nat d’an­gle­terre. Sur son compte Twit­ter (4 mil­lions de fol­lo­wers), la star li­ba­naise de la chan­son Ya­ra a aus­si­tôt ren­du hom­mage à al os­tou­ra, « la lé­gende ».

6 HABILE

En 2013, le FC Bâle, où il évo­lue alors, ren­contre le Mac­ca­bi Tel-aviv. La si­tua­tion est com­pli­quée : le club exige qu’il res­pecte le pro­to­cole – échan­ger une poi­gnée de main avec ses ad­ver­saires –, mais le pu­blic arabe pour­rait mal le prendre. Sa­lah pré­texte un chan­ge­ment de chaus­sures au match aller pour évi­ter de ser­rer la main des joueurs is­raé­liens. Au match re­tour, il les sa­lue avec un hand­shake vi­ril et jeune, poing fer­mé.

7 ALTER EGO

Des sel­fies en at­testent : Sa­lah est un proche de Mo­ha­med Abou­tri­ka. L’an­cienne su­per­star d’al Ah­ly ré­side au­jourd’hui au Qa­tar ; son sou­tien au pré­sident Mo­ha­med Mor­si, en 2012, et ses prises de po­si­tion lui ont va­lu d’ap­pa­raître sur les listes égyp­tiennes de per­sonnes consi­dé­rées comme ter­ro­ristes.

8 SPONSORISÉ

Le 20 avril, l’agent de Sa­lah s’est plaint que la Fé­dé­ra­tion égyp­tienne avait uti­li­sé l’image du joueur pour un contrat avec WE – l’opé­ra­teur té­lé­pho­nique égyp­tien est le concur­rent di­rect de Vo­da­fone, avec le­quel Sa­lah est sous contrat. Quelques jours plus tard, le gou­ver­ne­ment pro­met­tait d’in­ter­ve­nir pour ré­gler la si­tua­tion. Sa­lah a dé­jà prê­té son image pour des cam­pagnes gou­ver­ne­men­tales pour les droits des femmes et contre l’usage de drogues.

9 RIVAL

Est-il l’ami ou le rival de Sa­dio Ma­né, le bu­teur sé­né­ga­lais qui porte lui aus­si les cou­leurs de Li­ver­pool ? La ques­tion ob­sède les ta­bloïds. Sur Ins­ta­gram, ils af­fichent leur proxi­mi­té, mais c’est d’un joueur de Chel­sea, An­to­nio Rü­di­ger, Al­le­mand d’ori­gine sier­ra-léo­naise, que Sa­lah pa­raît vrai­ment com­plice.

10 SISSI AUS­SI

Sa­lah est si po­pu­laire qu’ab­del Fat­tah al-sissi ne peut l’igno­rer. Il l’a re­çu, en jan­vier 2017, au pa­lais pré­si­den­tiel. Et ne s’est pas pri­vé de com­mu­ni­quer sur le fait que le joueur avait ver­sé en­vi­ron 250 000 eu­ros à un fonds gou­ver­ne­men­tal, le Ta­hiya Masr Fund. De­puis, il le fé­li­cite en pu­blic ré­gu­liè­re­ment.

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