Ten­dance Coupes en­fan­tines

Sa­ra Cou­li­ba­ly-dio­man­dé a lan­cé, à Abid­jan, un sa­lon de coif­fure ex­clu­si­ve­ment des­ti­né aux tout-pe­tits.

Jeune Afrique - - Sommaire - KATIATOURÉ

Kids Concept. C’est le nom du sa­lon de coif­fure que la créa­trice et en­tre­pre­neuse ivoi­rienne de 32 ans, Sa­ra Cou­li­ba­ly-dio­man­dé, a ou­vert il y a quatre mois, dans le quar­tier d’an­gré, à Abid­jan. « Je par­le­rais de concept store plu­tôt que de sa­lon. Ce n’est pas seule­ment un en­droit où les en­fants sont coif­fés, c’est aus­si un es­pace lu­dique et édu­ca­tif », ex­plique la jeune femme, qui a quit­té la France pour la Côte d’ivoire en 2015.

Après avoir créé la marque de chaus­sures My Mi­ry, en 2009, elle s’est lan­cée en 2014 dans la créa­tion de pou­pées noires avec Naï­ma Dolls. Au­jourd’hui, cette di­plô­mée en créa­tion d’en­tre­prise, dé­sor­mais ma­man, a choi­si de ré­pondre à une de­mande crois­sante: les sa­lons spé­cia­li­sés dans le che­veu na­tu­rel des en­fants. « Les coif­feuses

ne sont pas for­mées pour s’oc­cu­per des plus pe­tits, qui ont gé­né­ra­le­ment peur d’al­ler dans un sa­lon. C’est ce que j’ai vé­cu pe­tite. Je ré­ponds ain­si aux pré­oc­cu­pa­tions des pa­rents. En outre, il faut que les en­fants ap­prennent tôt à s’ai­mer et à s’ac­cep­ter tels qu’ils sont. » Sa­ra Cou­li­ba­ly-dio­man­dé fait ré­fé­rence au mou­ve­ment nap­py, R cette ten­dance à D pré­fé­rer le na­tu­rel aux ar­ti­fices ca­pil­laires. Aus­si, ici, pas de dé­fri­sage ni d’ex­ten­sions ar­ra­cheuses de che­veux.

La bou­tique s’étend sur 60 m² et compte deux ni­veaux. Au rez-de-chaus­sée, des sièges en forme de voi­ture dans les­quels les pe­tits clients sont ins­tal­lés. Leur âge: de 18 mois à 5 ans. Pour les oc­cu­per, ils ont droit à des des­sins ani­més. À l’étage su­pé­rieur, un es­pace est consa­cré aux pe­tits gar­çons, âgés de 3 mois, pour

leur toute pre­mière coupe. On trouve éga­le­ment une aire de jeu, ain­si que des es­paces de lec­ture et de des­sin. Par­mi les ser­vices pro­po­sés: soin du che­veu, sham­poing, tresses, twists, nattes, dread­locks, etc. L’en­droit pro­pose aus­si toutes sortes de pro­duits ca­pil­laires à la vente.

Dé­mê­lage in­do­lore

Au dé­part, l’équipe était com­po­sée de six coif­feuses: elles sont dé­sor­mais dix. « Elles ont été ini­tiées au trai­te­ment du che­veu, aux tech­niques de dé­mê­lage et de coif­fage sans dou­leur avec Rose-sa­bine Brou, une coif­feuse et es­thé­ti­cienne for­mée aux ÉtatsU­nis. » Le prix des pres­ta­tions va­rie de 3000 F CFA (en­vi­ron 4,50 eu­ros), pour la coupe des bé­bés, à 80000 F CFA, pour de longues dread­locks réa­li­sées sur l’en­semble de la tête. Les tresses re­viennent à 7000 F CFA, quand un sham­poing ac­com­pa­gné d’un soin coûte 15000 F CFA. Le sa­lon pro­pose éga­le­ment un abon­ne­ment à 25000 F CFA pour trois ren­dez-vous dans le mois. Sa­ra Cou­li­ba­lyDio­man­dé confie que sa clien­tèle est plu­tôt ai­sée. Son pro­jet a né­ces­si­té un bud­get de 15000 eu­ros en­vi­ron, sans comp­ter le lo­cal. La fré­quen­ta­tion est telle qu’en juin pro­chain elle ou­vri­ra un autre es­pace Kids Concept à proxi­mi­té d’abid­jan Mall, à la Ri­vie­ra. Cette fois, elle dis­po­se­ra de 80 m² sur un seul ni­veau. Si ce type de sa­lon ré­ser­vé aux en­fants aux che­veux cré­pus est peu ré­pan­du en Eu­rope, il en existe plé­thore aux ÉtatsU­nis. Mais le soin du che­veu na­tu­rel n’y est pas for­cé­ment une prio­ri­té.

Pour que la vi­site chez le coif­feur ne soit pas un en­fer…

… les pro­fes­sion­nelles sont spé­cia­le­ment for­mées.

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