DANS L’AF­FAIRE ALBATROS, MOU­DI­KI PASSE ENTRE LES GOUTTES

Jeune Afrique - - Afrique Subsaharienne Cameroun - G.D.

L’af­faire a dé­frayé la chro­nique et a va­lu à Adolphe Mou­di­ki, l’un de ses pro­ta­go­nistes, quelques désa­gré­ments. Lorsque, le 21 août 2001, le gou­ver­ne­ment de­mande à la SNH une avance de 31 mil­lions de dol­lars pour fi­nan­cer l’achat, à l’in­su du FMI, d’un Boeing Bu­si­ness Jet pré­si­den­tiel (le fameux Albatros), Mou­di­ki s’exé­cute sans po­ser de ques­tions. L’épi­sode lui re­vient néan­moins tel un boo­me­rang lorsque l’agence cen­trale de la BNP, à Paris, exige des jus­ti­fi­ca­tifs sur le « bien-fon­dé éco­no­mique » d’un ver­se­ment de 13 mil­lions de dol­lars ef­fec­tué le 22 août 2001 au bé­né­fice de GIA, la so­cié­té char­gée de né­go­cier l’achat de l’ap­pa­reil. Pour cal­mer la BNP et évi­ter la clô­ture des comptes, Mou­di­ki est obli­gé de ve­nir lui-même à Paris mu­ni de l’ordre du mi­nistre des Fi­nances.

Mais l’in­cen­die est dé­cla­ré : le Cameroun n’ayant pas ré­cep­tion­né l’avion, Mou­di­ki est en­ten­du le 18 no­vembre 2008 par un juge d’ins­truc­tion dans ses bu­reaux de la SNH. L’af­faire est à l’origine de l’em­pri­son­ne­ment de Ma­ra­fa Ha­mi­dou Yaya et de Jean-ma­rie Atan­ga­na Me­ba­ra, deux ex-se­cré­taires gé­né­raux de la pré­si­dence, et de l’ex-pre­mier mi­nistre Ephraïm Ino­ni. Mou­di­ki, lui, n’a ja­mais été ap­pe­lé à la barre. Dans l’in­té­rêt de tous, mieux vaut qu’il reste dans l’ombre.

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