Mes lec­tures d’été: Marc Le­vy

UNE FILLE COMME ELLE, LE RÉ­CENT RO­MAN DE MARC LE­VY, SE­RA UNE LEC­TURE PAR­FAITE CET ÉTÉ ET NOUS FE­RA DÉ­COU­VRIR LA VILLE DE NEW YORK SOUS UN NOU­VEL ANGLE. POUR L’AU­TEUR, LES VA­CANCES SONT UN MO­MENT PRI­VI­LÉ­GIÉ POUR LIRE DES OEUVRES PLUS IN­TEL­LI­GENTES, À TÊTE

Échos vedettes - - SOMMAIRE - PAR SA­MUEL PRA­DIER

QUELS OU­VRAGES TRAÎNENT SUR VOTRE TABLE DE CHE­VET DU­RANT VOS VA­CANCES? Ce sont sou­vent des livres de cui­sine. Je ri­gole quand je lis qu’un de mes col­lègues dit lire Proust en va­cances. Quand je vais en­suite chez eux, je vois plus sou­vent des ma­ga­zines à po­tins que des clas­siques de la lit­té­ra­ture sur leur table de sa­lon.

QUELLE LEC­TURE D’ÉTÉ VOUS A LE PLUS ÉMU?

Je me sou­viens de la lec­ture de No­ve­cen­to: Pia­niste, d’Ales­san­dro Ba­ric­co, dont je garde un im­mense sou­ve­nir. Il y a aus­si Mr Gwyn, du même au­teur. Ce que j’ai lu de plus in­tel­li­gent et de plus vrai sur le mé­tier d’écri­vain est dans ce livre.

QUEL EST LE LIVRE MAR­QUANT DES VA­CANCES DE VOTRE EN­FANCE?

Je me sou­viens de la dé­cou­verte des livres de Jules Verne et des pre­miers ro­mans d’Agatha Ch­ris­tie, et aus­si de la lec­ture d’un vieux ma­ga­zine Play­boy qui traî­nait quelque part. (rires)

QUELLE ÉTAIT VOTRE BANDE DESSINÉE PRÉ­FÉ­RÉE LORSQUE VOUS ÉTIEZ EN­FANT?

Je suis un bé­dé­vore, j’en lis énor­mé­ment. Dans mes bé­dés d’en­fant, il y avait Bugs Bun­ny, et le jour­nal Pi­lote, qui était très po­pu­laire en France et qui était la bé­dé sub­ver­sive par ex­cel­lence.

QUEL BOU­QUIN LAISSERIEZ-VOUS SUR UN BANC DE PARC POUR QU’IL SOIT LU PAR QUEL­QU’UN D’AUTRE? En ce mo­ment, je lais­se­rais vo­lon­tiers le der­nier ro­man de Diane Du­cret, La meilleure fa­çon de mar­cher est celle du fla­mant rose, qui est très bon.

QUEL GENRE DE LIVRE AMENEZVOUS À LA PLAGE?

Les va­cances sont un des mo­ments les plus pri­vi­lé­giés pour lire parce qu’on n’a pas ou moins de contraintes; on est donc plus libre du temps de lec­ture que l’on va pas­ser sur un livre. Il y a énor­mé­ment de livres que je mets de cô­té du­rant l’an­née pour pou­voir les lire à tête re­po­sée lorsque je suis en va­cances. Je vous avoue que je garde même mes lec­tures les plus in­tel­li­gentes pour les lire en été, parce que je vais pou­voir leur ac­cor­der plus d’at­ten­tion.

QUEL EST VOTRE LIVRE DE CUI­SINE ES­TI­VAL PRÉ­FÉ­RÉ?

Je suis ab­so­lu­ment obli­gé de ci­ter les livres de ma cou­sine pré­fé­rée, Ju­lie An­drieu. Elle est belle comme un coeur, elle est comme ma pe­tite soeur. Son der­nier livre s’ap­pelle La meilleure fa­çon de man­ger, chez Ducasse Édi­tion.

QUEL LIVRE DE VA­CANCES VOUS EST TOM­BÉ DES MAINS?

Ça m’ar­rive très sou­vent, mais sans au­cun mé­pris. Si, après une cen­taine de pages, je ne suis pas bien, je n’ai au­cune rai­son de me for­cer, sans même por­ter de ju­ge­ment. Un livre, c’est une ren­contre à un mo­ment don­né. Il y a aus­si des livres qu’on ne ter­mine pas parce qu’ils nous touchent à un en­droit qui peut faire mal. Après la mort de mon père, j’étais in­ca­pable de lire des bou­quins qui par­laient de la re­la­tion au père.

VOTRE CLAS­SIQUE DE TOUS LES TEMPS QUE VOUS AVEZ SOU­VENT RE­LU EN VA­CANCES? Toute l’oeuvre de Ro­main Ga­ry. J’aime toute la co­mé­die contem­po­raine so­cié­tale qu’il dé­crit. La mise en pers­pec­tive des des­tins, les per­sonnes et les vies qui se croisent et aux­quelles on a en­vie de s’at­ta­cher. Et une fois que le livre est ter­mi­né, on a du mal à ou­blier les per­son­nages.

S’IL NE FAL­LAIT LIRE QU’UN SEUL DE VOS LIVRES, CE SE­RAIT LE­QUEL?

J’en ai écrit 19, alors je di­rais ce­lui qui vous ins­pire le plus en li­sant la qua­trième de cou­ver­ture. Lire un livre, ça doit par­tir d’un dé­sir, ce n’est pas un ordre.

PHO­TOS:M.LE­VY:PRO­DUC­TION|R.GA­RY:GETTYIMAGES

Ro­main Ga­ry

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