Ma­man Dion: le coeur sur la main

PRÈS D’UNE CEN­TAINE DE BÉ­NÉ­VOLES SE SONT RAS­SEM­BLÉS, LA FIN DE SE­MAINE DER­NIÈRE, POUR REM­PLIR LES 1256 SACS D’ÉCOLE QUI SE­RONT OF­FERTS À DES EN­FANTS, À TRA­VERS LE QUÉ­BEC, PAR LA FON­DA­TION MA­MAN DION. À 91 ANS, THÉ­RÈSE TAN­GUAY-DION EST TOU­JOURS PRÉ­SENTE PO

Échos vedettes - - SOMMAIRE - SA­MUEL PRA­DIER

La so­li­da­ri­té et l’en­traide ont tou­jours été des va­leurs que Ma­man Dion a vé­hi­cu­lées de­puis sa plus tendre en­fance. «J’ai com­men­cé l’école à l’âge de huit ans. Mes pa­rents avaient dé­mé­na­gé à Saint-Ber­nard-des-Lacs, un vil­lage que mon père a contri­bué à construire. Dé­jà, je pro­té­geais les autres en­fants qui étaient avec moi, parce que j’étais la plus grande. Mal­heu­reu­se­ment, j’ai dû aban­don­ner l’école à l’âge de 13 ans pour ai­der ma­man à la mai­son. Elle me di­sait tou­jours: “Fais at­ten­tion à tes pe­tites soeurs.” Faire at­ten­tion aux autres, ça m’est tou­jours res­té, et c’est ce que je conti­nue de faire avec la fon­da­tion.»

Être res­pec­tés dans leur in­té­gri­té est très im­por­tant pour les en­fants, qui veulent avant tout se fondre dans la masse et res­sem­bler aux autres. Ma­man Dion a com­pris ça de­puis long­temps. «Plus jeune, quand je voyais quel­qu’un à l’école qui était mal vê­tu ou qui avait des sou­liers fi­nis, je le di­sais à mes pa­rents. Ils me ré­pon­daient: “Comme tu en as deux paires,

donne-lui-en une paire.” La gé­né­ro­si­té a tou­jours fait par­tie de moi. J’ai été éle­vée comme ça.»

NOU­VELLE CAM­PAGNE

Grâce au par­te­na­riat avec la com­pa­gnie Ham­ster, 1256 en­fants vont re­ce­voir un sac d’école rem­pli de four­ni­tures sco­laires d’ici la pro­chaine ren­trée. Clau­dette Dion, qui a pris la di­rec­tion gé­né­rale de la fon­da­tion de­puis quelques mois, s’oc­cupe de la ges­tion au quo­ti­dien. «On col­la­bore aus­si avec New Look, qui offre des cer­ti­fi­cats-ca­deaux pour que les en­fants puissent avoir des lu­nettes. Et l’Au­bai­ne­rie donne éga­le­ment un cer­ti­fi­cat-ca­deau pour des vê­te­ments. Ai­der les en­fants, ce n’est pas for­cé­ment choi­sir pour eux. Si on veut redonner sa confiance et son es­time de soi à l’en­fant, il faut lui faire confiance et le lais­ser choi­sir lui-même ses vê­te­ments.»

Ma­man Dion garde quand même un oeil sur sa fon­da­tion et passe ré­gu­liè­re­ment faire son tour dans les lo­caux, qui sont si­tués dans l’an­cienne mai­son de la fa­mille Dion, à Char­le­magne. «Ma­man est très pré­sente, ra­conte Clau­dette. Elle s’in­forme de toutes les étapes de nos cam­pagnes et, sur­tout, elle su­per­vise de très près la fa­çon dont l’ar­gent est dé­pen­sé. Elle vé­ri­fie toutes les dé­penses de la fon­da­tion.»

DES VA­CANCES EN FA­MILLE

Après avoir pas­sé le mois de jan­vier à Las Ve­gas au­près de Cé­line, des ju­meaux et de Re­né-Charles, Ma­man Dion ne pré­voit pas y re­tour­ner pro­chai­ne­ment, puisque Cé­line est en tour­née en Asie jus­qu’au dé­but août. «Elle a pas­sé son tour pour cet été, a ex­pli­qué Clau­dette. Ma­man vou­lait être au­près de De­nise, qui a per­du son ma­ri l’an der­nier. On a loué un cha­let et on va tous se re­trou­ver là-bas avec les en­fants, la fa­mille et des amis. On va man­ger en­semble et mettre la mu­sique dans le ta­pis. C’est ce que ma­man aime: avoir la fa­mille au­tour d’elle, les en­fants et la mu­sique.»

ses filles au­tour de Thé­rèse. En avant, on re­trouve Quatre gé­né­ra­tions sont ras­sem­blées ar­rière, Ma­rie-Ève, que Ca­thy, la fille de Clau­dette. En

Liette, De­nise et Clau­dette, ain­si

Élie et Alexis, les gar­çons de Ca­thy. la belle-fille de Clau­dette, et Tho­mas,

PHO­TOS:COLLABORATIONSPÉCIALE/FONDATIONMAMANDION/SYLVIECARON

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