Luc De La­ro­chel­lière IL éTAIT unE PRE­mIèRE FOIS...

Ré­édi­tion 30e an­ni­ver­saire d’Amère Ame­ri­ca et spec­tacle ori­gi­nal

Échos vedettes - - ENTREVUES - JEAn-FRAn­ÇOIS bRAS­SARd

IL AvAIT éTé An­nOn­Cé PAR un GRAnd vEnT SOuF­FLAnT dE GRAn­by, LE LuC. GRAnd dE STA­TuRE, Au­TAnT quE PE­TIT nOu­vEAu. TRèS JEunE vInG­TAInE ET TI­mIdE. En nO­vEmbRE 1988, un PRE­mIER AL­bum. POuR SOuF­FLER LES 30 bOu­GIES du CLAS­SIquE Amère Ame­ri­CA, On PRO­CèdE À SA Ré­édI­TIOn. ET LE vé­Té­RAn En PRO­FITE POuR PRé­SEn­TER LE SPEC­TACLE ORI­GI­nAL.

Cet an­ni­ver­saire per­met de me­su­rer le temps. Au­jourd’hui père de deux en­fants, Luc avait 20 ans lors­qu’il a ra­flé les hon­neurs du Fes­ti­val in­ter­na­tio­nal de la chan­son de Gran­by en 1986. En moins de deux, une éti­quette de disques sou­hai­tait le re­cru­ter dans son écu­rie. En amont, il a maintes fois ren­con­tré Reh­jan Ran­court, de Tra­fic. «Il me de­man­dait tou­jours de nou­velles chan­sons. J’ai dû lui en ame­ner une soixan­taine en­re­gis­trées dans le sous-sol de mes pa­rents, à La­val.»

LA ChAmbRE dE LA­vAGE

À l’été 1987, par l’en­tre­mise de Guy La­tra­verse, il fai­sait connais­sance avec un cer­tain marc Pé­russe, re­dou­table réa­li­sa­teur et mu­si­cien. de­puis, lui et Luc sont pra­ti­que­ment in­sé­pa­rables. «Il est ins­pi­rant et mo­ti­vant. Il peut être confron­tant, aus­si. On est de­ve­nus des frères. Par­fois, il faut prendre des breaks parce qu’on se connaît qua­si­ment trop. Je lui dois une grande par­tie de mon suc­cès.» Entre eux, ça a cli­qué dans le temps de le dire. «dès le pre­mier ap­pel té­lé­pho­nique, j’ai sen­ti qu’on al­lait à la même place. C’est là qu’on a com­men­cé à faire des dé­mos dans sa chambre de la­vage.» Peu après, Luc si­gnait avec Tra­fic.

C’est à l’au­tomne 1987 que se sont dé­rou­lées les pre­mières séances d’en­re­gis­tre­ment d’Amère Ame­ri­ca. Pause pen­dant l’hi­ver, puis re­tour en stu­dio au prin­temps. «Ç’a été as­sez long comme pro­ces­sus, parce que Tra­fic a tou­jours été au bord de la faillite le temps que j’étais là.» Au prin­temps 1988 pa­rais­sait un pre­mier simple, Chi­na­town Blues, et il a fal­lu at­tendre en no­vembre avant la sor­tie de l’al­bum. Luc se sou­vient que Chi­na­town Blues, qu’il fait tou­jours en spec­tacle, avait très bien été re­çue. «La pre­mière ra­dio qui l’avait fait jouer est ChOm, une sta­tion an­glo­phone. Ça avait fi­ni par jouer par­tout. Sur le plan com­mer­cial, c’est la chan­son qui a par­ti l’af­faire.»

Seule­ment 4000 exem­plaires de l’al­bum ont trou­vé pre­neur la pre­mière an­née. «On était sur le point de dire que ça ne mar­chait pas. C’est au qua­trième simple, La route est longue, que ça s’était mis à vendre, et très ra­pi­de­ment. Après un an, on en avait ven­du 50 000.»

hAuTS ET CREux dE vAGuE

En 1988, Luc se lais­sait por­ter par la vague. «J’ai tou­jours eu une am­bi­tion chan­son­nière, mais l’am­bi­tion de de­ve­nir une ve­dette, pas tant que ça.» deux ans plus tard, Sau­vez mon âme connais­sait en­core plus de suc­cès que son pre­mier al­bum. Luc était au som­met. Or, tout ce qui monte re­des­cend... «ma vraie pro­fes­sion de foi, j’ai eu à la faire après, une fois que la grosse pé­riode de “ve­dette-idole-des­jeunes” a com­men­cé à s’es­tom­per. C’est là que j’ai eu à faire un choix plus conscient, à sa­voir si c’est ça que je vou­lais faire.» de­puis le dé­but, beau temps, mau­vais temps, c’est l’amour pro­fond de la mu­sique et de la chan­son qui a tou­jours mo­ti­vé notre homme.

TOuT SOn mOndE

Amère Ame­ri­ca est un disque que Luc as­sume plei­ne­ment. Tel­le­ment que la moi­tié des chan­sons fait tou­jours par­tie de son ré­per­toire. Et avec la ré­édi­tion de l’al­bum, il re­pro­duit le spec­tacle ori­gi­nal. «On a re­trou­vé la liste des chan­sons de la pre­mière mon­tréa­laise, au Club So­da. On fait les mêmes tounes presque dans le même ordre.» Ça com­porte des titres qui n’avaient pas en­core été en­dis­qués, comme Sau­vez mon âme! Amère Ame­ri­ca n’avait que neuf chan­sons et j’en avais écrit plein d’autres pour faire un show com­plet.»

Sur la scène du Lion d’or, le 1er no­vembre, dans le cadre de Coup de coeur fran­co­phone, place au band de base du mi­cro­sillon ori­gi­nel et à des mu­si­ciens qui avaient par­ti­ci­pé à la pre­mière tour­née. Pour l’oc­ca­sion, le per­cus­sion­niste de Cé­line, Paul Pi­card, fe­ra même un al­ler­re­tour Las ve­gas–mont­réal. Fran­çois Pé­russe se­ra à la basse, aux cô­tés de son frère marc. Et plein d’autres. bref, tout son monde y se­ra. Et vous?

Pho­toPRin­ciPale:Va­léRieB­lum

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