«C’EST NOTRE PA­TRI­MOINE»

Échos vedettes - - TÉLÉVISION SUGGESTIONS - — LAURENT SAUL­NIER J.-F. B.

«J’ai tel­le­ment ai­mé le groupe quand j’étais ado! J’ai écou­té leurs disques des mil­lions de fois!» Il se peut que le vice-pré­sident à la pro­gram­ma­tion des Fran­cos exa­gère un tan­ti­net, mais son ad­mi­ra­tion est sin­cère. «Pen­dant quelques an­nées, ç’a été mon groupe fa­vo­ri à tra­vers le monde. J’étais très fan de sa mu­sique, et par­ti­cu­liè­re­ment de L’Hep­tade. Quand tu dé­couvres cette oeuvre à l’ado­les­cence, ça t’ac­com­pagne toute ta vie.»

Au fil des ans, les Fran­cos ont ré­ser­vé une place de choix à l’oeuvre de Serge Fio­ri. Il y a eu, entre autres, le spec­tacle d’ou­ver­ture de 2006 au­quel l’au­teur-com­po­si­teur as­sis­tait du haut du bal­con de la salle Wil­frid-Pel­le­tier de la Place des Arts. Ou en­core Fio­ri­tudes, 10 ans plus tard, au même en­droit. «On lui a consa­cré plein de shows. Chaque fois, je trou­vais que son cor­pus en so­lo était suf­fi­sam­ment in­té­res­sant pour faire un spec­tacle. Mais il y avait tou­jours des ar­tistes, des mu­si­ciens, des gens de la pro­duc­tion ou un met­teur en scène qui di­saient que c’était im­pen­sable de ne pas faire de tounes d’Harmonium.»

Saul­nier est un joueur d’équipe qui sait se ral­lier. «Ceux qui sont sur scène savent. Et pour avoir vu ces shows, je dois avouer qu’ils avaient rai­son. Même si le ma­té­riel de Fio­ri est in­té­res­sant, tu ajoutes quelques tounes d’Harmonium, et ça lève. C’est notre pa­tri­moine, notre his­toire. C’est ins­crit dans notre ADN, et pas juste chez les gens de mon âge. Les jeunes disent la même chose. Ça se trans­met de gé­né­ra­tion en gé­né­ra­tion. Ça fait par­tie de leurs gênes au­tant que Vi­gneault et Fé­lix font par­tie des miens parce que mes pa­rents les écou­taient.»

À titre de vice-pré­sident à la pro­gram­ma­tion des Fran­cos, il n’a ja­mais contac­té Serge Fio­ri pour lui de­man­der de re­mon­ter sur scène, ne se­rait-ce que le temps d’une soi­rée. «Quand il dit que peu­têtre un jour ça va ar­ri­ver, je ne le crois pas. Je pense qu’il dit ça pour ne pas dé­ce­voir. Je ne veux pas l’ap­pe­ler. Pour­quoi lui mettre de la pres­sion? Je ne veux pas l’acha­ler avec ça.»

COMME TOUS CEUX QUI ONT GRAN­DI AVEC HARMONIUM, LAURENT SAUL­NIER A RÊ­VÉ DE VOIR SERGE FIO­RI RE­MON­TER SUR SCÈNE. MAIS IL EN A FAIT SON DEUIL.

En 2006, Fio­ri, ému aux larmes par l’ac­cueil que le pu­blic lui avait ré­ser­vé lors de la soi­rée d’ou­ver­ture des Fran­coFo­lies à la salle Wil­frid-Pel­le­tier de la Place des Arts.

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