Deb­bie Lynch-White: Faut que je te parle

— Deb­bie Lynch-White une de mes am­bi­tions. C’est ar­ri­vé comme ça, sur mon che­min, et j’ai ado­ré l’exer­cice. À la fin, j’étais fé­brile avec un pe­tit stress d’être bien re­çue. Il y a quand même une res­pon­sa­bi­li­té qui vient avec un livre.»

Échos vedettes - - SOMMAIRE - SA­MUEL PRADIER

CONTAC­TÉE PAR UN ÉDI­TEUR, DEB­BIE LYNCH-WHITE A AC­CEP­TÉ DE SE CONFIER SANS DÉ­TOUR SUR SES OPI­NIONS, SON PAR­COURS DE VIE ET LES EN­SEI­GNE­MENTS QU’ELLE EN A TI­RÉS. PLUS QU’UNE AU­TO­BIO­GRA­PHIE, SON LIVRE FAUT QUE JE TE PARLE EST UNE CONVER­SA­TION À B­TONS ROM­PUS QU’ELLE AU­RAIT PU AVOIR AVEC UNE AMIE. LA CO­MÉ­DIENNE NOUS DÉ­VOILE LES CONSÉ­QUENCES DE CET EXER­CICE SUR SA VIE.

En cou­chant ses idées et ses ré­flexions sur pa­pier, Deb­bie Lynch-White avait pour seule am­bi­tion de par­ler au plus grand nombre d’hu­mains pos­sible avec sin­cé­ri­té et em­pa­thie. «Je n’ai pas la science in­fuse. Je n’ai pas écrit ce livre pour dire quoi faire ou comment pen­ser. Je vou­lais juste ex­pri­mer mon vé­cu, ma fa­çon de voir la vie, tout en sa­chant que mes opi­nions évo­lue­raient au fil du temps. Je suis la pre­mière à ad­mettre que je peux avoir tort; c’est comme ça qu’on évo­lue dans la vie.»

Si elle a choi­si l’écri­ture pour se li­vrer, c’est qu’elle a l’im­pres­sion de pou­voir s’ex­pri­mer plus fran­che­ment qu’à l’oral. «À l’écrit, il y a quelque chose de plus ima­gé. On a le temps de ré­flé­chir et de pen­ser avant d’écrire. Il y a une ques­tion du temps qui change le pro­duit fi­ni. Je pense être meilleure à l’écrit qu’à l’oral. Je fais ac­tuel­le­ment une maî­trise à temps par­tiel en théâtre. J’ai des ex­po­sés oraux en mé­tho­do­lo­gie, mais je sais que je suis meilleure dans mes tra­vaux écrits.»

PAS­SAGES DIF­FI­CILES

Deb­bie Lynch-White re­con­naît que l’écri­ture de son livre n’a pas for­cé­ment été un long fleuve tran­quille; il y a eu des cha­pitres plus dif­fi­ciles à écrire que d’autres. «Le cha­pitre sur mon père est ce­lui que je re­dou­tais un peu. Je sa­vais que j’al­lais y ar­ri­ver, mais ç’a été très émo­tif. Je vais dans des zones as­sez in­times, que je n’aborde pas for­cé­ment en en­tre­vue. Dans le cas de l’ho­mo­sexua­li­té, par exemple, ce n’était pas dif­fi­cile à abor­der; je vou­lais sur­tout trou­ver les bons mots pour par­ler à la jeune fille ou au jeune gar­çon qui se pose des ques­tions et qui a peur.»

De tout ce qu’elle a écrit, pas un pa­ra­graphe n’a été sup­pri­mé après coup. «Je suis très fière d’avoir réus­si à pas­ser au tra­vers avec un cer­tain sen­ti­ment d’ac­com­plis­se­ment. Je n’ai ja­mais pré­vu écrire un livre, dans ma vie; ce n’était pas

DE NOU­VEAUX RÔLES

On peut voir Deb­bie Lynch-White dans Le Jeu, le lun­di à 21 h, à TVA. Elle joue le rôle de Kim, une pro­duc­trice de jeux et grande soeur de Sam. «J’étais heu­reuse qu’on me pro­pose un rôle qu’on au­rait pu pro­po­ser à n’im­porte quelle ac­trice, car ce n’est pas un per­son­nage de grosse; ce n’est écrit nulle part. J’ai le cas­ting que j’ai et je n’ai au­cun pro­blème avec ça. Mais le simple fait que ce ne soit pas écrit dans la des­crip­tion du per­son­nage, ça fait plai­sir.»

Cet hi­ver, la co­mé­dienne se­ra dans la nou­velle sé­rie Une autre his­toire, à Ra­dio-Ca­na­da. «Je vais jouer la fille aî­née is­sue du pre­mier ma­riage du per­son­nage de Ma­ri­na Or­si­ni. Elle a beau­coup souf­fert de tout ce qui s’est pas­sé et elle éprouve un cer­tain sen­ti­ment d’aban­don. C’est aus­si la pre­mière fois que je vais jouer une mère, mis à part la Bolduc. On va être plon­gés dans une his­toire pro­fon­dé­ment hu­maine.»

Sor­tie de l’école de théâtre de Saint Hya­cinthe en 2010, Deb­bie Lynch-White est de­ve­nue une co­mé­dienne-ve­dette en quelques an­nées à peine. «À huit ans, je di­sais à mon grand-père que je vou­lais être ac­trice.

En faire mon mé­tier et être ca­pable d’en vivre, c’est ce que j’ai tou­jours vou­lu. Je suis très re­con­nais­sante. En­suite, il y a beau­coup de tra­vail der­rière ça. Je suis quel­qu’un qui est dans l’ac­tion, j’aime plus pro­vo­quer les choses que les at­tendre. De plus, je pense avoir été à la bonne place au bon mo­ment dans dif­fé­rents contextes. Il y a une part qu’on ne contrôle pas. Je pense quand même avoir une bonne étoile.»

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