Mal­chance pour le 13e al­bum d’In­do­chine

24 Heures Montreal - - ACTUALITÉ - – An­dré Pé­lo­quin, jour­nal­de­mon­treal.com

Dif­fi­cile de cer­ner le prin­ci­pal ex­ploit sur ce 13e al­bum du groupe culte.

: In­do­chine est une ma­chine à hits.

Or, ici, le quin­tette pré­fère tri­tu­rer ses so­no­ri­tés de pré­di­lec­tion plu­tôt que faire plai­sir à l’in­dus­trie en re­pi­quant, par exemple, la « re­cette » ex­pli­quant le suc­cès de Black Ci­ty Pa­rade (2014), son of­frande pré­cé­dente. Grand bien lui fasse.

Ain­si, In­do­chine semble re­vi­si­ter ses an­nées « pop » ponc­tuées par Wax (1996) et Dan­ce­te­ria (1999) en plus de s’ins­pi­rer de la syn­th­pop des pre­mières heures (les nos­tal­giques de Speak & Spell de De­peche Mode, eux, vont ap­pré­cier) pour pro­duire un al­bum en mon­tagnes russes.

Pour chaque Un été fran­çais (un bon­bon pop par­ti­cu­liè­re­ment sar­cas­tique lors­qu’on consi­dère le cli­mat ac­tuel), In­do­chine s’em­bourbe avec des ca­mou­flets comme 2033, une mé­lo­die sim­pliste ac­com­pa­gnant un texte qui — pour de­meu­rer po­li — est loin d’être le meilleur du li­vret dé­jà im­po­sant de Sir­kis.

On s’en doute, mais… Tout ça pour dire que, pour les fans, 13 est une oeuvre plus aven­tu­reuse que mar­quante. Pour les autres mé­lo­manes, par contre, c’est un LP mal­heu­reu­se­ment in­égal.

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