La pe­tite his­toire de Win­nie l’our­son

24 Heures Montreal - - ACTUALITÉ - - Isa­belle Hontebeyrie, Agence QMI

« Milne était un homme très com­plexe. Il avait fait la guerre, il avait ter­ri­ble­ment souf­fert et avait été psy­cho­lo­gi­que­ment mar­qué. Il était ex­trê­me­ment ré­ser­vé et, au cours du film, on le voit éta­blir des liens avec les gens et se re­mettre à vivre en écri­vant ses livres », a ex­pli­qué Domh­nall Glee­son en pré­sen­tant le per­son­nage qu’il in­carne.

L’ac­teur ir­lan­dais de 34 ans, fils de Bren­dan Glee­son, s’est plon­gé dans le tra­vail avant même le pre­mier tour de ma­ni­velle. « J’ai ef­fec­tué énor­mé­ment de re­cherches et lu des quan­ti­tés de livres. Évi­dem­ment, je me suis plon­gé dans ses mé­moires ain­si que dans les ou­vrages de Ch­ris­to­pher Ro­bin, ses pièces de théâtre. La par­tie la plus fa­cile a été de lire les aven­tures de Win­nie l’our­son ! J’ai aus­si étu­dié le syn­drome de stress post-trau­ma­tique dont Milne souf­frait ».

Good­bye Ch­ris­to­pher Ro­bin se dé­roule dans les an­nées 1920 – Win­nie l’our­son a été pu­blié en 1926 et La Mai­son de l’ours Win­nie en 1928 – et in­clut des fla­sh­backs à la Ba­taille de la Somme. Au tra­vers de la vie en An­gle­terre entre les deux guerres, on dé­couvre aus­si Daphne Milne, la femme de l’écri­vain, in­car­née par Mar­got Rob­bie.

« Je sa­vais que ce se­rait un dé­fi de la jouer. Le film n’a pas de mé­chant à pro­pre­ment par­ler et je suis le per­son­nage le moins ai­mable. C’était donc très in­té­res­sant d’es­sayer de la rendre sym­pa­thique », a in­di­qué l’Aus­tra­lienne de 27 ans.

L’our­son jaune Win­nie est bien connu des en­fants à tra­vers le monde. Mais ce qu’on sait moins, c’est la ma­nière dont cet ado­rable ani­mal a été créé par l’au­teur Alan Alexan­der Milne. Le film de Si­mon Cur­tis, me/ant en vede/e Domh­nall Glee­son, Mar­got Rob­bie et Kel­ly Macdo­nald, lève le voile sur ce pan mé­con­nu de son his­toire.

Il y a 100 ans

Parce que Good­bye Ch­ris­to­pher Ro­bin se dé­roule il y a presque 100 ans, Mar­got Rob­bie a eu à tout ap­prendre de cette époque afin de « com­prendre, non seule­ment ce que les hommes vi­vaient au front, mais aus­si ce à quoi les femmes de­vaient faire face en res­tant à la mai­son. »

« J’ai aus­si trou­vé très in­té­res­sant de dé­cou­vrir la dy­na­mique exis­tant entre l’épouse et la mère et la nou­nou [Olive est jouée par Kel­ly Macdo­nald], les dif­fé­rences so­ciales entre les deux femmes, la ma­nière de se com­por­ter dans un couple pour une mère, etc. »

Le réa­li­sa­teur Si­mon Cur­tis es­père que le pu­blic se re­plon­ge­ra ain­si dans des sen­ti­ments d’en­fance. « Win­nie l’our­son est de­ve­nu un suc­cès aus­si ra­pide parce que les lec­teurs avaient be­soin, après le trau­ma­tisme de la Pre­mière Guerre mon­diale, de re­trou­ver le confort d’un temps d’in­no­cence. Et comme nous vi­vons dans une époque très trou­blée, j’es­père que Good­bye Ch­ris­to­pher Ro­bin au­ra un im­pact si­mi­laire au­près des ci­né­philes. »

dans les salles le 20 oc­tobre.

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