Un rôle écla­té pour Em­ma­nuel Bi­lo­deau

24 Heures Montreal - - ACTUALITÉ - - Maxime De­mers, Agence QMI

Dans cette nou­velle co­mé­die du réa­li­sa­teur Marc-An­dré La­voie, Em­ma­nuel Bi­lo­deau se glisse dans la peau de Fran­cis, un homme qui se re­trouve mys­té­rieu­se­ment der­rière les bar­reaux, après avoir été im­pli­qué dans quelques in­ci­dents mal­heu­reux.

En en­tre­vue au Jour­nal de Mon­tréal, l’ac­teur de 53 ans dit avoir eu énor­mé­ment de plai­sir à jouer dans cette co­mé­die dra­ma­tique qu’il dé­crit comme un « sus­pense tra­gi­co­mique ».

« Il y a un cô­té mys­té­rieux dans ce per­son­nage qui était très in­té­res­sant à jouer. Il a une in­no­cence en lui, mais en même temps, il se met les pieds dans les plats et il a un cô­té im­pul­sif qui pour­rait le pous­ser à com­mettre des actes re­gret­tables. »

Ayant dé­jà tra­vaillé avec Marc-An­dré La­voie dans le pas­sé (no­tam­ment dans Bluff et Y’en au­ra pas de fa­cile), Bi­lo­deau sa­vait dès le dé­part qu’il au­rait beau­coup de li­ber­té sur le pla­teau de tour­nage d’In­nocent.

« Il y avait dé­jà une belle com­pli­ci­té entre Marc-An­dré et moi, je sa­vais donc que j’al­lais pou­voir me lais­ser al­ler et que je pour­rais pro­po­ser tous les ni­veaux de jeu. Le cadre n’était pas dé­fi­ni d’avance et on pou­vait se ré­in­ven­ter, al­ler plus loin. C’est très in­té­res­sant pour un co­mé­dien. »

Les moyens du bord

Comme plu­sieurs des films pré­cé­dents de Marc-An­dré La­voie, In­nocent a été tour­né avec les moyens du bord. Étant don­né que le film re­late dif­fé­rentes pé­riodes de la vie du per­son­nage de Fran­cis, cha­cun de ces seg­ments met en ve­dette des ac­teurs dif­fé­rents réunis au­tour de ce même Fran­cis. Par exemple, dans un des seg­ments, Pas­cale Bussières joue la blonde de Fran­cis. Dans un autre, c’est San­drine Bis­son qui in­carne son amou­reuse pré­cé­dente. Ma­hée Paie­ment, Da­vid La Haye et Do­ro­thée Ber­ry­man ont aus­si des rôles dans le film.

« Comme je joue avec des ac­teurs dif­fé­rents chaque fois, j’ai eu l’im­pres­sion de jouer dans plu­sieurs films dif­fé­rents. C’était un dé­fi pour moi parce que je ne sa­vais pas tout de l’in­trigue et du per­son­nage quand on tour­nait. Je me suis donc bâ­ti mes pe­tites his­toires à moi pour me pré­pa­rer. Il fal­lait aus­si que je réus­sisse à me re­plon­ger dans le per­son­nage, en res­tant juste, parce qu’il y avait par­fois plu­sieurs mois entre chaque por­tion de tour­nage. »

Le film a en ef­fet été tour­né sur une quin­zaine de jours, éche­lon­nés sur une pé­riode d’un an et de­mi.

Après avoir pas­sé beau­coup de temps sur scène à pré­sen­ter son spec­tacle d’hu­mour

One Ma­nu Show, Em­ma­nuel Bi­lo­deau re­noue avec le cinéma. Cette fois, dans le rôle prin­ci­pal de la co­mé­die In­nocent, un film qui lui a per­mis de s’écla­ter à fond comme ac­teur.

Em­ma­nuel Bi­lo­deau ne cache pas qu’il ai­me­rait jouer au cinéma de fa­çon plus ré­gu­lière. Mis à part un pe­tit rôle dans Le Re­ve­nant d’Ale­jan­dro Gonzá­lez Iñár­ri­tu, l’ac­teur n’avait pas te­nu la ve­dette d’un film de­puis la co­mé­die Le co­lis de Gaël d’Yn­gle­mare en 2011 et sur­tout de­puis le drame Cur­ling de De­nis Cô­té l’an­née pré­cé­dente.

« C’est sûr que j’ai­me­rais en faire plus, ad­met-il. J’aime tel­le­ment les tour­nages. Je sens que je suis tom­bé dans les craques du plan­cher. Les gens ne pensent pas sou­vent à moi pour des rôles au cinéma et à la télé. En même temps, je suis tel­le­ment pas bon en au­di­tion que quand j’au­di­tionne pour un rôle, je ne l’ai pas. J’ai l’im­pres­sion qu’il faut qu’on me fasse confiance tout de suite pour que je joue dans un film. Il y a plein de films que je n’au­rais pro­ba­ble­ment pas pu faire si j’avais eu à pas­ser des au­di­tions. Dans le film Cur­ling, par exemple, j’ai ga­gné le prix du meilleur ac­teur au Fes­ti­val de Lo­car­no pour ce rôle, mais je suis sûr que j’au­rais ra­té l’au­di­tion. »

La co­mé­die

l’af­fiche au­jourd’hui

PHO­TO COUR­TOI­SIE

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