De l’ac­tion non-stop dans le creux de vos mains

24 Heures Montreal - - TECHNO - - Ni­cho­las De Ro­sa, Le sac de chips

Si vous n’avez ja­mais joué à Bayone$a ou à sa suite en­core plus spec­ta­cu­laire, il n’y a pas meilleur mo­ment que main­te­nant pour faire l’ex­pé­rience de deux des plus grands jeux d’ac­tion de tous les temps, nou­vel­le­ment ré­édi­tés et ven­dus en duo pour la Nin­ten­do Switch.

Il y a une mul­ti­tude de rai­sons pour faire l’éloge de cette sé­rie : ses scé­na­rios et en­vi­ron­ne­ments ro­cam­bo­lesques, sa mé­mo­rable bande so­nore J-pop, ou en­core les per­son­na­li­tés com­plè­te­ment dé­ca­lées des per­son­nages. Mais sa force ré­side d’abord, au-de­là de tout le tra­la­la, dans son ga­me­play de base.

À cet égard, Bayo­net­ta 1 et 2 sont as­sez sem­blables, du moins en sur­face. Ce sont des jeux d’ac­tion à la troi­sième per­sonne où l’on contrôle avec style et pré­ci­sion un per­son­nage qui bat des vagues d’en­ne­mis puis­sants en en­chaî­nant les plus gros com­bos pos­sible, de ma­nière sem­blable à De­vil May Cry.

Les jeux se dé­marquent de leur com­pé­ti­tion grâce à la pla­ce­qu’ils­lais­sen­taux­joueurs pour être créa­tifs. Il existe des di­zaines de com­bi­nai­sons de bou­tons et de tech­niques avan­cées qui per­mettent de bo­ni­fier ou pro­lon­ger vos com­bos, à terre ou dans les airs, sans ou­blier l’im­por­tance de bien ti­mer ses es­quives.

Des en­ne­mis com­plexes et uniques, vul­né­rables à dif­fé­rentes stra­té­gies, une grande va­rié­té d’armes, d’ex­cel­lentes ani­ma­tions et un de­si­gn so­nore im­pec­cable font en sorte que le com­bat reste sa­tis­fai­sant et ex­plo­sif même après des di­zaines d’heures de jeu.

Bayo­net­ta 1 et 2 tes­te­ront in­ces­sam­ment votre dex­té­ri­té et votre pa­tience, puisque chaque dé­tail (dé­gâts in­fli­gés, dé­gâts su­bis, mul­ti­pli­ca­teur de com­bos, temps) est pris en compte dans le clas­se­ment dé­cer­né à la fin de chaque com­bat et cha­pitre. Et c’est ex­trê­me­ment dif­fi­cile d’avoir de bons scores.

Et les por­tages ?

Tout ce que j’ai à dire est qu’ils sont plus que réus­sis.

Les deux jeux per­for­maient dé­jà bien, mais de ma­nière as­sez in­stable, sur Wii U, avec une fré­quence d’images qui os­cil­lait au­tour du 60 images/ se­conde. Au ni­veau tech­nique, les ver­sions Switch de Bayo­net­ta 1 et 2 sont plus stables que les ver­sions Wii U et les cou­leurs, en gé­né­ral, sont un peu plus vives. Je n’ai no­té au­cune ins­tance de ra­len­tis- se­ment im­por­tant, comme on pou­vait par­fois voir dans les ver­sions pré­cé­dentes.

Les jeux roulent d’ailleurs très bien en mode por­table, et j’ai pas­sé la ma­jo­ri­té de mon temps de jeu cou­ché sur mon lit ou mon di­van.

Après avoir re­joué à ces clas­siques de Pla­ti­num Games, je suis su­per en­thou­siaste à l’idée que Bayo­net­ta 3 ver­ra bien­tôt le jour sur la Switch. Bien que la sé­rie n’ait pas en­core été un énorme suc­cès mains­tream, je crois qu’elle a le po­ten­tiel de joindre un vaste au­di­toire, et je crois que ces por­tages puissent jus­te­ment in­tro­duire Bayo­net­ta à un pu­blic qui ignore son exis­tence, ou qui connaissent la sor­cière seule­ment à cause de Smash.

CAP­TURE D’ÉCRAN

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