Drake dé­çoit sur Scor­pion

24 Heures Montreal - - Week-end - – An­dré Pé­lo­quin, Agence QMI

Le ra ra­page es­ti­val se pour­suit avec un LP qui, à l’image de la ré­cente ca­ni­cule, au­ra re­pous­sé plu­sieurs mé­lo­manes dans leurs der­niers re­tran­che­ments : le fa­meux Scor­pion de Drake. SCOR­PION - DRAKE

Disque em­poi­son­né ? Oeuvre ar­chi po­pu­laire (voire trop ?), Scor­pion est une pa­ru­tion pla­tine de­puis son lancement nu­mé­rique ( la ver­sion CD sui­vra le 13 juillet) grâce au suc­cès de ses simples, dont God’s

Plan.

Des jours après son dé­voi­le­ment, des lé­gions de fans de mu­sique ac­cusent Spo­ti­fy d’en­fon­cer le rap­peur ro­man­tique dans leurs oreilles tant sa moue et ses pièces se sont re­trou­vées sur plu­sieurs listes d’écoute de la pla­te­forme.

Bref, la lune de miel semble ter­mi­née entre l’ar­tiste et bon nombre de fans. Mais qu’en est-il de l’oeuvre ?

Eh bien, di­sons que Scor­pion est moyen. Très moyen. Ce qui, pour un bon­homme aus­si gran­di­lo­quent que Drake, est in­croya­ble­ment dé­ce­vant.

Mou et sans di­rec­tion

Bien que l’oeuvre double se veut am­bi­tieuse avec ses 25 chan­sons, bon nombre d’entre elles ne sont là que pour gon­fler le nombre de pistes. Après plu­sieurs écoutes, on se sur­prend à ap­puyer sur le bou­ton d’avance ra­pide.

Ce tra­vail d’écu­mage au­rait dû se faire en stu­dio et non pas par les mé­lo­manes après la pa­ru­tion.

Sans blague, outre ses « singles » et March 14 (où le rap­peur s’épanche sur son sta­tut de père ab­sent), Scor­pion est sans grande sur­prise et cruel­le­ment mou.

Mal­gré la plé­thore de col­la­bo­ra­teurs (al­lant de Ni­cki Mi­naj à… Mi­chael Jack­son) et le bud­get de pro­mo­tion der­rière son cin­quième LP, Drake ne convainc pas et semble même en er­rance. Ce qui est un brin dé­bous­so­lant.

Bref, à écou­ter – sur Spo­ti­fy, jus­te­ment – avant d’in­ves­tir. 2,5/5

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