Des col­la­tions pour 1000 jeunes

Mois­son Mon­tréal a per­mis d’ai­der plus de 1000 en­fants à man­ger à leur faim de­puis un mois en four­nis­sant des col­la­tions et des lunchs à des camps de jour mon­tréa­lais.

24 Heures Montreal - - Actualité - NADIA LEMIEUX nadia.lemieux @que­be­cor­me­dia.com

À quelques jours de l’échéance de sa cam­pagne es­ti­vale de col­lecte de dons « La Faim des va­cances », Mois­son Mon­tréal dresse un bi­lan po­si­tif.

« Comme les Mon­tréa­lais sont gé­né­reux, on va vrai­sem­bla­ble­ment sur­pas­ser l’ob­jec­tif de 60 000 $ que nous avions pour cette an­née, s’est ré­joui le di­rec­teur gé­né­ral de l’or­ga­nisme, Richard D. Da­neau. On pense l’ex­cé­der d’une di­zaine ou d’une quin­zaine de mil­liers de dol­lars. »

Les dons re­cueillis fi­nancent le pro­gramme « Ali­men­ter le fu­tur » qui per­met de four­nir à des jeunes is­sus de mi­lieux dé­fa­vo­ri­sés ins­crits dans des camps de jour des col­la­tions di­verses, dont des yo­gourts et des fruits.

« Pro­blé­ma­tique ai­guë »

Pour faire l’an­nonce du bi­lan de sa cam­pagne de dons, Mois­son Mon­tréal avait in­vi­té des jeunes du camp de jour Su­per spor­tif du quar­tier la Pe­tite-bour­gogne à prendre part à un pique-nique fes­tif au Mu­sée des beaux-arts.

Su­per spor­tif est l’un des 11 camps qui bé­né­fi­cient, de­puis la mi-juillet, du pro­gramme « Ali­men­ter le fu­tur ». « Il y a quand même une grande quan­ti­té de HLM dans notre quar­tier de la Pe­tite-bour­gogne, a ex­pli­qué le mo­ni­teur de camp Ah­med Ya­dane. Ça ar­rive des fois que des en­fants n’ont pas de lunchs. Ça m’est même dé­jà ar­ri­vé d’al­ler chez moi et de pré­pa­rer un lunch à un en­fant parce qu’il n’avait pas de dî­ner. »

Amé­lio­rer leur sort

L’in­sé­cu­ri­té ali­men­taire, a fait va­loir M. Da­neau, est « une pro­blé­ma­tique par­ti­cu­liè­re­ment ai­guë » à Mon­tréal alors que 11 % des Mon­tréa­lais disent vivre ce pro­blème et que 39 000 jeunes sont ins­crits à une banque ali­men­taire.

« Pen­dant l’an­née sco­laire, il y a toutes sortes de pro­grammes qui sont of­ferts par le gou­ver­ne­ment ou par les com­mis­sions sco­laires, comme des pro­grammes de pe­tits dé­jeu­ners ou de ber­lin­gots de lait. Mais, pen­dant les mois de juillet et d’août, ils ar­rêtent. Donc, des jeunes se ra­massent avec rien de­vant eux », a sou­li­gné M. Da­neau.

Un ventre plein contri­bue à ce qu’un en­fant is­su d’un mi­lieu pauvre puisse se ré­in­sé­rer so­cia­le­ment et amé­lio­rer son sort, a-t-il ajou­té.

« On veut les nour­rir pour qu’ils re­tombent sur leurs pattes, pour qu’ils ré­ac­quièrent leur au­to­no­mie et qu’ils de­viennent des ci­toyens à part en­tière. »

– PHO­TO NADIA LEMIEUX/24 H

La co­or­don­na­trice aux évé­ne­ments chez Mois­son Mon­tréal, Ca­mille Rioux, dis­tri­bue des yo­gourts aux jeunes du camp de jour Su­per spor­tif lors d’un pique-nique fes­tif au Mu­sée des beaux-arts de Mon­tréal.

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