Ris­ky Bu­si­ness, c’était il y a 35 ans !

Le 5 août 1983, Tom Cruise fait un dé­but re­mar­qué dans une co­mé­die ro­man­tique pour les jeunes. Le suc­cès du film dé­passe toutes les es­pé­rances et lance la car­rière de l’ac­teur, ac­tuel­le­ment en vede*e dans le tout nou­veau Mis­sion: Im­pos­sible.

24 Heures Montreal - - Weekend - - Isa­belle Hon­te­bey­rie, Agence QMI

Tom Cruise a 21 ans lorsque Ris­ky Bu­si­ness prend l’af­fiche en Amé­rique du Nord. Le scé­na­rio, écrit et réa­li­sé par Paul Bri­ck­man, suit Joel (Tom Cruise), un ado­les­cent dont les pa­rents sont par­tis pen­dant le week-end, et qui en pro­fite pour s’of­frir les ser­vices d’une pros­ti­tuée, La­na (Re­bec­ca De Mor­nay, que Cruise a fré­quen­tée), en­vers qui il dé­ve­loppe des sen­ti­ments amou­reux.

« Je vou­lais écrire un film pour ados très sty­li­sé et ori­gi­nal. Je vou­lais faire un film que j’au­rais ai­mé voir quand j’étais au se­con­daire. Je l’ai écrit juste après que Rea­gan ait été élu pré­sident, et tout le monde vou­lait alors être un peu ca­pi­ta­liste, avoir un M.B.A. et por­ter des bretelles. Je me suis dit que c’était bien jo­li, mais que la vie était un peu plus com­plexe et sombre que ça. Le ca­pi­ta­lisme a des consé­quences né­fastes pour beau­coup de gens », a ex­pli­qué le réa­li­sa­teur, des an­nées plus tard, dans les pages de Sa­lon.

Peu connu à l’époque et ayant, de son propre aveu, ra­té l’au­di­tion, le jeune Tom Cruise est néan­moins choi­si pour in­car­ner Joel. Comme il n’a pas l’air as­sez en­fan­tin, les producteurs lui font d’abord perdre du poids, avant de lui de­man­der de ces­ser toute ac­ti­vi­té spor­tive et de prendre des ki­los sup­plé­men­taires de gras de bé­bé.

« C’est un per­son­nage qui n’a rien d’ath­lé­tique. Joel est vul­né­rable, avait in­di­qué Tom Cruise en 1983. Je ne vou­lais au­cune dé­fense phy­sique pour lui. Au­cune ar­mure de muscles. »

Im­pro­vi­sa­tion

La scène ico­nique de Ris­ky Bu­si­ness, celle dans la­quelle Tom Cruise danse dans le sa­lon de ses pa­rents sur la mu­sique de Old Time Rock and Roll de Bob Se­ger, a été to­ta­le­ment im­pro­vi­sée.

« À l’ori­gine, avait dit Tom Cruise, il s’agis­sait sim­ple­ment d’une ligne dans le scé­na­rio qui di­sait que Joel dan­sait en sous-vê­te­ments à tra­vers la mai­son. Nous l’avons tour­née en une de­mi-jour­née. »

Au fur et à me­sure du tour­nage de la scène, l’ac­teur a ajou­té des élé­ments, tels que le fait de re­mon­ter le col de la che­mise, de sau­ter, de de­man­der à ce que la moi­tié du plan­cher soit ci­ré de ma­nière à pou­voir glis­ser en chaus­settes, etc.

Pour le réa­li­sa­teur, si ce mo­ment gé­nère tou­jours au­tant l’en­thou­siasme chez les ci­né­philes, c’est que « le pu­blic ré­pond à une im­pres­sion de li­ber­té. Ce mo­ment in­carne l’exu­bé­rance et le plai­sir. »

Lune*es Ray Ban

L’autre as­pect pour le­quel Ris­ky Bu­si­ness est de­meu­ré cé­lèbre est la mise en­va­leur des

Ris­ky Bu­si­ness,

lu­nettes de so­leil de marque Ray Ban, por­tées par Tom Cruise dans le film et sur l’af­fiche. Les ventes du mo­dèle Way­fa­rer ont ex­plo­sé de 2000 % après la sor­tie du long-mé­trage et ont connu un suc­cès aus­si ful­gu­rant après… Top Gun !

Comme l’a sou­li­gné Paul Bri­ck­man, si Ris­ky Bu­si­ness per­dure après 35 ans, « c’est en rai­son des thèmes plus pro­fonds du film. L’étude du suc­cès, no­tam­ment, est beau­coup plus d’ac­tua­li­té au­jourd’hui, parce que la so­cié­té est plus com­pé­ti­tive. Si toutes ces thé­ma­tiques n’avaient pas été aus­si fortes, ce film au­rait dis­pa­ru il y a bien long­temps. »

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