Stop le gas­pillage ! On cui­sine tout au lieu de mettre à la pou­belle

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De­ve­nu l’un des en­jeux éco­no­miques et en­vi­ron­ne­men­taux les plus im­por­tants des der­nières an­nées, le gas­pillage ali­men­taire prend d’as­saut l’ac­tua­li­té. Et ce n’est pas sans rai­son: chaque an­née, au moins 1,3 mil­liard de tonnes de nour­ri­ture sont je­tées au­tour du globe. Au Ca­na­da, ce­la re­pré­sente en­vi­ron 31 mil­liards de dol­lars de nour­ri­ture co­mes­tible qui se re­trouve aux vi­danges 1 ! Même s’il est fa­cile de mettre la faute sur l’in­dus­trie ali­men­taire et ses pra­tiques de pro­duc­tion, il faut sa­voir que 47 % du gas­pillage ali­men­taire au Ca­na­da se fait chez le consom­ma­teur. Plus pré­ci­sé­ment, quelque 400$ de nour­ri­ture sont je­tés par per­sonne chaque an­née 2 ! Plu­sieurs res­sources sont né­ces­saires à la pro­duc­tion, à l’em­bal­lage et au trans­port de den­rées ali­men­taires. C’est donc dire que lorsque l’on jette de la nour­ri­ture, on nuit éga­le­ment à l’en­vi­ron­ne­ment, car ces res­sources sont aus­si gas­pillées. À titre in­di­ca­tif: • Je­ter un pain équi­vaut à rou­ler en voi­ture pen­dant 2,25 km. • Je­ter un steak moyen équi­vaut à lais­ser une lampe de 60 W al­lu­mée pen­dant 70 heures 3. On se re­trouve donc avec un pro­blème qui, en plus d’avoir un im­pact éco­no­mique consi­dé­rable, est à l’ori­gine d’une énorme par­tie de la pro­duc­tion de gaz à ef­fet de serre. Mais ne déses­pé­rons pas: ré­duire le gas­pillage ali­men­taire à petite échelle, c’est plus simple que ça en a l’air. Il suf­fit de bien pla­ni­fier nos me­nus, de sa­voir conser­ver nos ali­ments et de connaître les meilleures fa­çons de les réuti­li­ser. Ar­rê­tons de lan­cer notre ar­gent par les fe­nêtres!

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