Nor­mand et Mar­gue­rite D’Amour

Nor­mand et Mar­gue­rite D’Amour

7 Jours - - SOMMAIRE - Par Mi­chèle Le­mieux PHO­TO S: Guy Beau­pré

La pomme, semble-t-il, ne tombe ja­mais loin de l’arbre... Avec des pa­rents acteurs, Mar­gue­rite D’Amour a gran­di dans les cou­lisses. Ins­pi­rée par sa mère, Pas­cale Mon­treuil, et par son père, Nor­mand D’Amour, la jeune fille de 15 ans sou­haite suivre les traces de ses pa­rents. C’est avec son père que nous l’avons ren­con­trée pour par­ler de ses pro­jets.

Mar­gue­rite, à 15 ans, tu as déjà quelques ex­pé­riences à ton ac­tif. Peux-tu nous don­ner une idée de ton par­cours jusqu’à main­te­nant?

Mar­gue­rite: J’ai com­men­cé à faire du dou­blage à huit ans. À la té­lé, j’ai te­nu le rôle de Me­la dans Les Ar­go­nautes pendant trois ou quatre ans. J’ai joué dans deux courts mé­trages. J’ai pas­sé ré­cem­ment plu­sieurs au­di­tions pour la té­lé et le ci­né­ma, et j’at­tends des nou­velles.

As-tu tou­jours su que tu avais en­vie de faire comme tes pa­rents?

M.: Oui. Lorsque j’étais pe­tite, je de­man­dais constam­ment à mes pa­rents si je pou­vais jouer, mais ils ne vou­laient pas. Beau­coup d’en­fants acteurs voient leur rêve chan­ger en vieillis­sant. Mes pa­rents vou­laient s’as­su­rer que ça ne soit pas pas­sa­ger. Fi­na­le­ment, c’est vrai­ment ce que je veux faire.

Nor­mand: Il faut dire que Mar­gue­rite a du ta­lent! La pre­mière fois qu’elle a fait du dou­blage, nous avons vu que c’était in­né chez elle. Mar­gue­rite nous a sui­vis par­tout. Lorsque nous jouions dans Le blues d’la mé­tro­pole, Pas­cale et moi, elle avait sept ou huit ans. Elle vou­lait mon­ter sur scène, elle aus­si.

M.: À trois re­prises, j’ai par­ti­ci­pé au spec­tacle, même si ça n’avait rien à voir avec la pièce. On m’a lais­sée vivre une ex­pé­rience de scène.

N.: À huit ans, avec tes pa­rents, de­vant 1800 per­sonnes...

M.: J’ai tou­jours été à l’aise sur scène et sur un pla­teau. Je suis mon père de­puis que je suis toute pe­tite! Ça m’a ha­bi­tuée

« En rai­son de son ta­lent, de sa ré­par­tie, de l’ai­sance dont elle fait preuve avec les gens, j’ai com­pris que ce mé­tier était pou­relle. » —Nor­mand

à cet uni­vers. Nor­mand, en tant que père, comment as-tu ac­cep­té le choix de ta fille?

N.: En rai­son de son ta­lent, de sa ré­par­tie, de l’ai­sance dont elle fait preuve avec les gens, j’ai com­pris que c’était pour elle. Si elle veut faire car­rière dans ce do­maine, alors pour­quoi pas? Je ne vais pas l’em­pê­cher de faire ce mé­tier en lui di­sant que c’est trop dif­fi­cile car, pour moi, ça ne l’a pas été. J’ai été très chan­ceux et très pri­vi­lé­gié, et je lui sou­haite la même chose. Comment ta mère en­tre­voit-elle ce choix de car­rière?

«Je suis ad­mi­ra­tive de mes deux pa­rents. Ce sont mes mo­dèles, je prends exemple sur eux. » —Mar­gue­rite

M.: Je crois qu’elle a la même opi­nion que mon père. Elle ne va pas m’em­pê­cher de faire quelque chose que j’aime. C’est ma mère qui gère la plu­part de mes ho­raires. Chaque fois que j’ai un nou­veau truc au pro­gramme, je dois la consul­ter, car c’est elle qui sait exac­te­ment s’il y a conflit ou non. En contre­par­tie de ses en­ga­ge­ments, in­sistes-tu pour que ta fille pour­suive ses études?

N.: Oui, et si elle veut faire ce mé­tier, j’ai­me­rais beau­coup qu’elle pour­suive ses études dans une école de théâtre. Il y a plu­sieurs jeunes dans ce mé­tier qui ne sont pas pas­sés par une école et c’est très bien, mais comme Mar­gue­rite ai­me­rait faire du théâtre, je consi­dère qu’elle doit né­ces­sai­re­ment étu­dier dans une école de théâtre. Si­non, c’est dif­fi­cile d’y ar­ri­ver. Après ses études se­con­daires, elle pour­ra pour­suivre au cé­gep ou voya­ger pour voir un peu la vie. Ça lui per­met­trait de ne pas ar­ri­ver à l’école de théâtre à 16 ans. Moi, j’y suis ar­ri­vé à 18 et je crois que c’était une bonne chose. Es-tu ad­mi­ra­tive de ce que ton père fait? M.: Oui... mais je ne re­garde pas tout ce qu’il fait. J’ai­mais bien Ya­mas­ka, j’ai vu des films. Je suis ad­mi­ra­tive de mes deux pa­rents, ce sont mes mo­dèles. Comme ils font le mé­tier que je sou­haite faire, je prends exemple sur eux. Mon père me donne plein de conseils lorsque je passe des au­di­tions et ma mère, lorsque je fais du dou­blage. Ça m’aide d’avoir mes deux pa­rents dans ce mé­tier. Quel est le meilleur con­seil que ton père t’ait don­né? M.: De ne pas te­nir compte de ce que les autres pensent. N.: La seule per­sonne qui sait vrai­ment qui tu es, c’est toi-même. Pour faire un mé­tier public, il faut re­la­ti­vi­ser les com­men­taires...

M.: Oui, et j’ai tou­jours été ca­pable de le faire. Ce mé­tier vient avec des cri­tiques, par­fois des in­sultes. Je pense qu’il ne faut pas prendre ça trop au sé­rieux. Il faut être soi-même et ne pas s’en faire avec ce que les autres pensent.

N.: J’ai confiance en Mar­gue­rite: elle est forte, elle a un front de boeuf et elle a confiance en elle. Je suis fier d’elle. Consa­crez-vous du temps à des ac­ti­vi­tés père-fille?

N.: Je suis des cours de yo­ga avec ma fille. Elle passe une heure et de­mie à rire de son père, qui est souple comme une barre à clous! (rires) Au moins, je la fais rire et je fais rire la ma­jo­ri­té des par­ti­ci­pants. Nous avons sui­vi quelques cours en­semble jusqu’à main­te­nant, et nous comp­tons pour­suivre. C’est moi qui ai pro­po­sé que nous fas­sions du yo­ga. Je n’en avais ja­mais fait et j’avais en­vie d’ex­plo­rer cette dis­ci­pline. Mar­gue­rite et moi al­lons au ci­né­ma et nous ado­rons al­ler man­ger une glace. Nous fai­sons toutes sortes d’ac­ti­vi­tés en­semble. Nor­mand, as-tu beau­coup tour­né du­rant l’été?

N.: Non, j’étais vrai­ment en congé. De­puis l’ar­rêt de Ya­mas­ka, de Su­bi­to

Tex­to et de Men­songes, c’est plus calme. Je se­rai de re­tour dans Rup­tures. J’adore te­nir ce rôle! Mon per­son­nage «po­gne­ra une dé­barque» cette an­née, semble-t-il, et c’est par­fait. En­fin, je l’es­père! J’ai aus­si quelques tour­nages pour des jeux té­lé­vi­sés. Si­non, je suis au théâtre chez Du­ceppe pour le pre­mier et le der­nier spec­tacles de l’an­née, Quand la pluie

s’ar­rê­te­ra et Le bi­zarre in­ci­dent du

chien pendant la nuit. Je suis très gâ­té. Je ne veux pas m’en faire. Je sais que cer­taines choses vien­dront sous peu. Je vais pro­fi­ter de cette ac­cal­mie pour faire plein de choses, comme ap­prendre des langues. Je veux ap­prendre l’ita­lien et l’es­pa­gnol afin de pou­voir me dé­brouiller dans un pays étran­ger. Je suis tou­jours as­so­cié dans les pubs lu­diques Ran­dolph et dans la bou­tique Ran­dolph, où nous fai­sons de la vente et de la lo­ca­tion de jeux. Il ne manque que le ci­né­ma. Je me le sou­haite! Nor­mand D’Amour se­ra de re­tour dans Rup­tures à Radio- Ca­na­da à l’hi­ver 2018. On s’in­forme sur les pubs lu­diques Ran­dolph à ran­dolph.ca.

Quand la pluie s'ar­rê­te­ra, du 6 sep­tembre au 14 oc­tobre, chez Du­ceppe.

Mar­gue­rite en­tou­rée de ses pa­rents et de son demi-frère, Lan­ce­lot.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.