a fa­bu­leuse his­toire de Li­sette L

Les pan­ta­lons chou­chous des stars!

7 Jours - - SOMMAIRE - PAR MA­RIE- FRANCE PELLERIN

Oprah Win­frey, Mar­tha Ste­wart et Ve­nus Williams, entre autres, ont cra­qué pour les pan­ta­lons Li­sette L. Créée il y a 15 ans, la marque ne cesse de faire des adeptes. La fon­da­trice, Li­sette Li­moges, nous ra­conte sa fa­bu­leuse his­toire. Li­sette, d’abord, quel est votre par­cours?

Quand j’étais jeune, mes pa­rents avaient une épi­ce­rie. Déjà à cinq ans, je les ai­dais. Quand j’ai com­men­cé à tra­vailler comme se­cré­taire de juges, je m’en­nuyais un peu. Je trou­vais que dans un bu­reau, c’était bien tran­quille et très sé­rieux. J’ai ren­con­tré mon mari, qui al­lait vendre des vê­te­ments dans les bou­tiques, et j’ai com­men­cé à l’ai­der. C’est exac­te­ment ce que je vou­lais faire! Il faut que je voie des gens: c’est comme ça que je m’épa­nouis. C’est peu à peu ce qui nous a ame­nés à fon­der la com­pa­gnie Li­sette L.

Comment avez-vous créé le pan­ta­lon dont vous rê­viez?

Beau­coup de gens vou­laient avoir un pan­ta­lon confor­table, qui fai­sait bien et avec une taille un peu plus haute. Per­sonne n’en fai­sait. Il fal­lait que je trouve le moyen de fa­bri­quer des pan­ta­lons qui fassent bien à tout le monde. On a com­men­cé à mettre de plus en plus de temps à trou­ver le bon tis­su et à faire un bon pa­tron. Grâce à nos contacts au Qué­bec et au Ca­na­da, on connais­sait les meilleurs ven­deurs dans chaque pro­vince. Alors ça nous a beau­coup ai­dés au dé­part.

Comment s’est dé­rou­lée votre per­cée aux États- Unis?

Ç’a été beau­coup de tra­vail. Pendant six mois, mon fils et mon mari ont vi­si­té la Flo­ride, Dal­las et la Ca­li­for­nie. Ils fai­saient du porte-àporte pour trou­ver des clients. Ils sont al­lés dans les bou­tiques avec un en­semble d’échan­tillons de deux mo­dèles de pan­ta­lons. Ils di­saient aux propriétaires de les es­sayer. Neuf fois sur dix, ils les ache­taient. Et alors qu’on com­men­çait à trou­ver des ven­deurs, l’ani­ma­trice Ka­thie Lee en a ache­té dans une bou­tique de Key Lar­go et en a par­lé à la té­lé­vi­sion. Ça nous a don­né un boom. La bou­tique a ven­du pour 150 000 $ de pan­ta­lons en une se­maine! À la fin de la même an­née, on est al­lés ren­con­trer l’équipe d’Oprah Win­frey, et elle les a por­tés en page cou­ver­ture de son ma­ga­zine. Je pense que j’ai un pe­tit gar­dien dans le ciel! (rires)

Quelle est l’es­sence de la marque?

Des mères de fa­mille aux grand­smères, en pas­sant par les plus jeunes,

je vou­lais que la ma­jo­ri­té des gens qui les es­saient les portent; donc, des pan­ta­lons qui font à plus de gens pos­sibles. C’est confor­table et fa­cile d’en­tre­tien, et beau­coup aiment voya­ger avec. C’est pour la femme qui, au quo­ti­dien, veut être à la mode tout en res­tant clas­sique.

Quelle est votre vi­sion d’ave­nir pour la com­pa­gnie?

On veut per­cer dans d’autres pays, comme le Mexique et l’Asie. À Du­baï, aus­si. Et on veut tou­jours créer de nouveaux vê­te­ments. On a com­men­cé à faire quelques ves­tons, car c’était une de­mande des clients. On a fait un ves­ton de base, le Boy­friend. On a aus­si des chan­dails qui s’agencent avec nos im­pri­més. Je ne sais pas où je se­rai de­main, mais je ne vois pas mes journées pas­ser, et j’adore ça!

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