«Je me sens plus libre» Cé­line Dion

La star, qui est au Qué­bec pour quelques jours, a fait un pas­sage re­mar­qué à Mon­tréal pour pré­sen­ter le fruit de sa col­la­bo­ra­tion avec l’en­tre­prise qué­bé­coise Bu­gat­ti. Chan­teuse au suc­cès in­ter­na­tio­nal mais aus­si mère de fa­mille, philanthrope et femme d’a

7 Jours - - ACTUALITES - Par Ma­rie- Jo­sée Roy

Cé­line Dion n’a pas dé­çu les cen­taines de fans qui s’étaient don­né ren­dez-vous de­vant la bou­tique Browns de la rue Sainte-Ca­the­rine le 23 août der­nier. Ma­jes­tueuse, la di­va était tout sou­rire en sa­luant ses ad­mi­ra­teurs, avec qui elle a même pous­sé briè­ve­ment la chan­son­nette. L’in­ter­prète de

That’s the Way It Is avait re­vê­tu ses plus beaux atours — une longue robe co­rail et des es­car­pins aux ta­lons ver­ti­gi­neux — pour le lan­ce­ment de sa col­lec­tion de sacs à main créée en col­la­bo­ra­tion avec Bu­gat­ti. «Au­jourd’hui, je me sens plus libre, alors je suis plus ou­verte aux pro­jets. La mode aus­si est une forme d’art», a-t-elle rap­pe­lé en bla­guant au su­jet de l’in­fluence «né­ga­tive» de sa mère, Thé­rèse, qui lui a trans­mis sa pas­sion pour la mode. «Elle a créé un monstre. J’ai 47 000 sacs à main noirs et j’en veux en­core un autre!» Rayon­nante à sou­hait, la fa­shio­nis­ta était vi­si­ble­ment fière du tra­vail ac­com­pli. «J’ai des pro­jets, j’ai une vi­sion, je suis dé­ter­mi­née, je veux créer, a-t-elle dé­cla­ré. À ce mo­ment-ci de mon exis­tence, après avoir vé­cu quelques an­nées très dif­fi­ciles, j’ai l’im­pres­sion de pou­voir dé­ployer mes ailes.»

Une femme d’af­faires avi­sée

Cé­line l’ad­met d’em­blée: elle n’a pas tou­jours eu le contrôle de sa vie. «Peut-être que, si je me sens plus libre au­jourd’hui, c’est que je le suis. J’ai tou­jours par­ti­ci­pé au pro­ces­sus de créa­tion, mais en même temps, on me di­sait sou­vent quoi faire. Re­né était su­per pro­tec­teur. Il m’en­tou­rait des meilleures per­sonnes, et je n’avais pas grand-chose à dire ou à faire, parce que tout était dé­jà fait.» En avril, après le dé­part d’Al­do Giam­pao­lo, le gé­rant que Re­né avait dé­si­gné pour lui suc­cé­der, la star a choi­si de re­prendre les rênes de sa car­rière tout en s’en­tou­rant de pré­cieux al­liés. «Main­te­nant, on s’as­soit en­semble, que ce soit pour dis­cu­ter du spec­tacle, du disque, des sacs à main ou des en­fants à la mai­son. Je vais le dire bien sim­ple­ment: c’est moi le boss!» a-t-elle af­fir­mé. Dé­si­reuse de rompre avec le pas­sé, Cé­line a li­mi­té ses ac­ti­vi­tés pro­mo­tion­nelles, em­bau­ché de nou­veaux col­la­bo­ra­teurs et ven­du sa luxueuse pro­prié­té de Ju­pi­ter Is­land, en Flo­ride. «Main­te­nant, je choi­sis ce que je veux faire», a pré­ci­sé la prin­ci­pale in­té­res­sée, qui a fait la paix avec les épreuves qu’elle a tra­ver­sées pour mordre dans la vie à belles dents. «Je suis vi­vante. Je sens que je peux prendre des risques, fon­cer et m’as­su­mer.»

Bête de scène

Les nom­breux spec­ta­teurs eu­ro­péens qui se sont dé­pla­cés pour ap­plau­dir la di­va sur scène au cours de l’été ont eu droit à une ar­tiste au som­met de son art. Celle qui a ren­du un vi­brant hom­mage à la haute cou­ture en re­vê­tant des te­nues spectaculaires ces der­niers mois a ex­po­sé une sen­sua­li­té qu’on ne lui connais­sait pas. L’au­dace de son pas de deux las­cif avec le dan­seur es­pa­gnol Pepe Mu­noz a en­flam­mé les mé­dias du Vieux-Conti­nent. «Du­rant nos ren­contres de créa­tion, Cé­line a dit qu’elle te­nait à faire un nu­mé­ro de danse sur la chan­son Le bal­let. Une de ses connais­sances nous a par­lé d’un dan­seur es­pa­gnol, que nous avons con­tac­té. Il est ve­nu à Las Ve­gas pour ren­con­trer Cé­line, et ils ont en­suite conçu ce nu­mé­ro, qui était très ap­pré­cié du pu­blic», a ra­con­té le di­rec­teur de tour­née de la star, De­nis Sa­vage, au Jour­nal de Mon­tréal. La di­va qué­bé­coise, qui doit re­mon­ter sur scène le 19 sep­tembre à Las Ve­gas, pré­voit ap­por­ter quelques chan­ge­ments au concert qu’elle pré­sente de­puis 2011 au Cae­sars Pa­lace. «J’aime beau­coup le cô­té créa­tion, m’ins­tal­ler au­tour d’une table avec mon équipe et es­sayer de chan­ger un peu le spec­tacle pour le ra­fraî­chir», a men­tion­né la star sans pré­ci­ser si une nou­velle cho­ré­gra­phie avec Pepe Mu­noz se­rait in­té­grée au spec­tacle.

À son rythme

La chan­teuse, qui n’a né­gli­gé au­cun ef­fort pour bâ­tir sa car­rière, s’offre au­jourd’hui le plus grand des luxes: ce­lui de prendre son temps. Un nou­vel al­bum en an­glais est en pré­pa­ra­tion, mais pas ques­tion de pré­ci­pi­ter les en­re­gis­tre­ments. De­nis Sa­vage a ré­vé­lé au Jour­nal

de Mon­tréal que la plu­part des chan­sons étaient choi­sies et que quelques-unes d’entre elles étaient 8 sep­tembre dé­jà en­re­gis­trées, sans tou­te­fois an­non­cer une date de sor­tie. «Il va sor­tir en 2018. Je ne sais pas quand exac­te­ment, mais j’es­père que c’est pour bien­tôt!» a pré­ci­sé la star. Ce nou­vel opus contien­dra no­tam­ment la chan­son Re­co­ve­ring, écrite par Pink en hom­mage à Re­né, mais aus­si une pièce de la chan­teuse Sia, qui au­rait pro­po­sé trois mor­ceaux à Cé­line. Cette der­nière a d’ailleurs van­té les mé­rites de sa col­lègue lors de son pas­sage à l’émis­sion bri­tan­nique

Lor­raine. «Quelle bat­tante, quelle au­teure, quelle chan­teuse! a-t-elle sou­li­gné. Sa créa­ti­vi­té me fait capo- ter!» On ignore en­core si Cé­line en­re­gis­tre­ra d’autres chan­sons écrites par des col­la­bo­ra­teurs pres­ti­gieux, mais tous les es­poirs sont per­mis. Lors de son pas­sage à la té­lé­vi­sion bri­tan­nique, n’a-t-elle pas ad­mis écou­ter en boucle Adele, Aria­na Grande, Jus­tin Bie­ber et La­dy Ga­ga?

Chef de fa­mille

Avant d’être une star, Cé­line est d’abord une ma­man dé­vouée pour ses trois fils: Re­né-Charles, 16 ans, et les ju­meaux Nel­son et Ed­dy, âgés de 6 ans. La femme de 49 ans n’échappe pas aux in­quié­tudes qui sont le lot de tous les pa­rents. «Re­né-Charles a presque 17 ans et il peut conduire, ce qui est très épeu­rant. Quand il m’ap­pelle pour me dire que tout va bien, qu’il est ren­tré à la mai­son et qu’il va au lit, je me dis: “Yesss!”» a ad­mis Cé­line, qui doit aus­si veiller à gar­der les ju­meaux oc­cu­pés. «Les gar­çons veulent chan­ger d’ac­ti­vi­té toutes les huit mi­nutes. Ils sont très ac­tifs. Ils aiment le golf, les sports, les chasses au trésor... Quand je choi­sis un hô­tel, je n’opte pas pour le mo­bi­lier Louis XVI et pour les lustres. J’es­saie de choi­sir des hô­tels plus pe­tits qui ont des plan­chers de bois où les ju­meaux peuvent jouer aux quilles et dan­ser.

Peut-êtreque,si­je­me­sens­plus­libre au­jourd’hui,c’est­que­je­le­suis.

Je m’as­sure que leur en­vi­ron­ne­ment est agréable et lu­dique», a men­tion­né la chan­teuse. Ces jours-ci, Nel­son et Ed­dy peuvent s’en don­ner à coeur joie, puisque la pe­tite fa­mille pro­fite de quelques se­maines de va­cances au Qué­bec. «Ici, ils sont en­tou­rés de per­sonnes mer­veilleuses et ils peuvent faire des ac­ti­vi­tés à l’ex­té­rieur. Cette an­née, ils m’ont de­man­dé une for­te­resse sus­pen­due», confie celle qui s’est aus­si mê­lée aux spec­ta­teurs d’un match de ho­ckey ami­cal dis­pu­té à Ter­re­bonne pour en­cou­ra­ger Re­né-Charles, ca­pi­taine de l’équipe ga­gnante. Le clan Dion, tri­co­té ser­ré, par­court le monde en fa­mille. «Nos en­fants nous élèvent, a fait re­mar­quer la mère de fa­mille. On pense qu’on les élève, mais sou­vent, quand on prête l’oreille, ce sont eux qui nous font gran­dir.»

Bien dans sa peau

De­puis quelques mois, la di­va qué­bé­coise af­fiche ses vé­ri­tables cou­leurs. Pas­sion­née de mode, elle joue d’au­dace et se per­met de tout por­ter... ou presque. Le sty­liste Law Roach, qui tra­vaille avec Cé­line de­puis plus d’un an, a don­né un nou­veau souffle à l’image de sa cé­lèbre cliente. La chan­teuse a même été vue aux cô­tés de la pa­pesse de la mode Anna Win­tour lors de la Fa­shion Week pa­ri­sienne. Lors d’une séance pho­to pour le ma­ga­zine Vogue, elle a po­sé en te­nue d’Ève pen­dant un chan­ge­ment de cos­tume. Le cli­ché, pu­blié sur Ins­ta­gram, a fait ja­ser. Or, à l’aube de la cin­quan­taine, la star ne se pré­oc­cupe plus des qu’en-di­ra-t-on et pro­fite plei­ne­ment du vent de re­nou­veau qui souffle sur sa vie. «Je m’amuse, a af­fir­mé Cé­line. Je n’ai pas peur d’es­sayer des choses. Quel est le pire qui puisse ar­ri­ver?»

J’ai des pro­jets, j’ai une vi­sion, je suis dé­ter­mi­née, je veux créer. Je­vais le­di­re­bien sim­ple­ment: c’est­moi le boss!

Chan­teuse, mère et femme d’af­faires

Jour­na­listes, pho­to­graphes et fans s’étaient réunis à la bou­tique Browns de Mon­tréal pour ren­con­trer Cé­line Dion et dé­cou­vrir sa col­lec­tion, qui com­prend 200 sacs à main et ac­ces­soires, dont les prix va­rient de 78 à 2000 $.

Dans le cadre de la tour­née eu­ro­péenne, Re­né- Charles et ses co­pains se sont lais­sés al­ler à un rap en­dia­blé sur le suc­cès Black or White, de Mi­chael Jack­son.

Cé­line pose avec quelques sacs de sa col­lec­tion.

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