ENTRE LES RIRES ET L’ÉMO­TION

7 Jours - - À Ne Pas Manquer -

«Dans la grange, nous avons évo­qué les sou­ve­nirs d’en­fance, ra­conte l’ani­ma­teur. L’in­ten­si­té était pal­pable dès les pre­mières mi­nutes. Les émo­tions étaient vives, tout le monde était à fleur de peau. Nous avons eu ac­cès à des mo­ments in­édits. Lorsque j’ai pré­sen­té une photo de fa­mille à Ma­rio, il s’est mis à pleu­rer à chaudes larmes. Nous avons ap­pris que sa mère était at­teinte du can­cer. Les émo­tions étaient à fleur de peau. Il y a eu des mo­ments drôles, aus­si. Ma­rio nous a ra­con­té que, parce que Re­né Si­mard était son idole de jeu­nesse, son père l’avait ame­né à l’île d’Or­léans en es­pé­rant le ren­con­trer. Ils ont fi­na­le­ment réus­si à ob­te­nir une photo de Ma­rio et de Re­né, mais sa mère trem­blait tel­le­ment que la photo était floue! (rires) Il n’a donc ja­mais eu le sou­ve­nir de cette ren­contre avec son idole. Nous avons re­tra­cé une fa­mille qui a été im­por­tante pour Ma­ria­na. Elle a eu une en­fance har­mo­nieuse, mais dif­fi­cile, au sein d’une fa­mille mo­deste. Sa mère tra­vaillait fort pour sub­ve­nir aux be­soins de ses en­fants. Ma­ria­na se fai­sait gar­der dans le bar d’en face avec son frère où, en­semble, ils re­gar­daient la té­lé ou fai­saient des mau­vais coups. Son père a dis­pa­ru du pay­sage as­sez tôt... L’aban­don est très pré­sent chez elle. On com­prend mieux sa fougue, comme si elle avait be­soin de com­bler un vide res­sen­ti dans son en­fance. Étienne, quant à lui, n’était pas des­ti­né à de­ve­nir un foot­bal­leur: il était pe­tit, pas très gros ni mus­clé, mais il était par­ti­cu­liè­re­ment éner­gique et ca­pable d’en prendre. En 1991, il est mon­té sur la scène du Théâtre Jean-Du­ceppe pour jouer dans la pièce Ils étaient tous mes fils. Il a donc été co­mé­dien pen­dant quelque temps avant de de­ve­nir le spor­tif que l’on sait. Il avait dé­jà en lui la fibre ar­tis­tique.»

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