Pou­run AVEC FRANCE D’AMOUR

7 Jours - - Tendances - PAR AN­NIE-SO­LEIL PROTEAU MA­QUILLAGE: ANABELLE DESCHAMPS PHO­TOS: DO­MI­NIC GOUIN

Les der­niers mois ont été hauts en cou­leur pour France D’Amour. À 52 ans, elle a choi­si le bon­heur. Elle res­sort gran­die d’une rup­ture amou­reuse et vient tout juste de s’ins­tal­ler dans une nou­velle de­meure. Cette an­née est aus­si celle où elle cé­lèbre ses 25 ans de car­rière. Plu­tôt que de sou­li­gner l’évé­ne­ment uni­que­ment en mu­sique, la chan­teuse se lance un nou­veau dé­fi: elle pro­pose une gamme de soins de beau­té bio­lo­giques, Bio Love. mo­ment

France, l’uni­vers des pro­duits de beau­té, ça me semble as­sez loin de la mu­sique! Qu’est-ce qui t’a don­né en­vie de te lan­cer dans cette nou­veau­té, avec Bio Love? Je suis mu­si­cienne et je le se­rai tou­jours, ça, c’est sûr. Les pro­duits de beau­té sont ar­ri­vés na­tu­rel­le­ment dans ma vie, à tra­vers la mu­sique, jus­te­ment. Quand je tra­vaillais au deuxième al­bum de Bubble bath & Cham­pagne, j’ai eu l’aide d’Alain Re­naud, le fon­da­teur des pro­duits Druide. Comme le disque s’ap­pe­lait Bubble bath et que Druide fa­brique no­tam­ment des bains mous­sants, le lien était amu­sant. Alain est très in­tègre, il tient à ses va­leurs éco­lo­giques et en­vi­ron­ne­men­tales, alors il ne vou­lait pas se conten­ter de faire un don à une chan­teuse, sans que ce soit réel­le­ment in­car­né. Il est une som­mi­té: Druide est la pre­mière en­tre­prise en Amé­rique du Nord à avoir re­çu la cer­ti­fi­ca­tion Eco­cert. Il te­nait donc à ce qu’on se ren­contre, car il se tient loin des faux-sem­blants. Je n’avais pas d’in­té­rêt dans les cos­mé­tiques à ce mo­ment, mais je suis une fille gra­no­la qui mange bio et qui a des ré­fé­rences dans ce do­maine. Ç’a donc tout de suite cli­qué entre nous, parce qu’il a vu que ma pas­sion était vé­ri­table. On est de­ve­nus amis et, un jour, il m’a sug­gé­ré de créer ma propre gamme de pro­duits. Qu’ap­portes-tu de dif­fé­rent avec ta col­lec­tion de pro­duits?

Les pro­duits Druide sont dé­jà ex­tra­or­di­naires, mais je sou­hai­tais y ajou­ter un cô­té gla­mour. Pour moi, l’em­bal­lage parle beau­coup, tan­dis que pour Alain, le mar­ke­ting n’était pas im­por­tant. Je lui ai donc dit: «Si tu m’offres un dia­mant dans un sac de pa­pier brun, je ne te croi­rai pas que c’est un vrai dia­mant!» C’est comme ça qu’on a créé une gamme bio­lo­gique et éco­lo­gique, qui sent bon na­tu­rel­le­ment et qui est in­vi­tante vi­suel­le­ment! Quels pro­duits trouve-t-on dans Bio Love?

Ce sont tous des pro­duits haut de gamme, mais je ne vou­lais pas les vendre au prix haut de gamme.

J’ai un net­toyant for­mi­dable: il ne contient pas de sul­fates, des sels très dom­ma­geables pour la peau qu’on trouve dans presque tous les net­toyants. Il y a aus­si un to­nique pour raf­fer­mir la peau. Bien sûr, il ne ren­ferme au­cun pro­duit chi­mique, et il est bour­ré d’an­ti­oxy­dants, qui pro­tègent la peau. Un autre pro­duit que j’aime, c’est notre sé­rum: je ne sa­vais pas qu’après 35 ans, le film li­pi­dique qu’on a sur la peau di­mi­nue... On doit donc s’hy­dra­ter et se pro­té­ger, et c’est pour cette rai­son qu’on offre des pro­duits faits avec des huiles de pre­mière pres­sion, que ce soit des huiles de can­ne­berge, de co­co... Ça ne cause au­cun bou­ton, et on peut en mettre aus­si dans nos che­veux et sur nos ongles, pour nour­rir la ké­ra­tine. Quant à la crème pour le vi­sage, j’en traîne tou­jours dans ma sa­coche! On peut l’uti­li­ser en tout temps, et elle contient de l’acide hya­lu­ro­nique, qui re­pulpe la peau. Il y a toute une équipe de cher­cheurs der­rière ça! On uti­lise aus­si du ca­fé, qui sti­mule la cir­cu­la­tion et qui per­met aux pro­duits d’al­ler en pro­fon­deur. J’aime

«On a créé une gamme bio­lo­gique et éco­lo­gique, qui sent bon na­tu­rel­le­ment et qui est in­vi­tante vi­suel­le­ment!»

tel­le­ment cette crème que j’en met­trais sur mes toasts le ma­tin! (rires) On a aus­si une lo­tion pour le corps et un soin contour des yeux. C’est un com­plexe de plantes qui fait le même tra­vail que du Bo­tox. On n’a pas be­soin de mettre des pro­duits chi­miques sur notre peau pour voir des ré­sul­tats! Je consi­dère que c’est ma par­ti­ci­pa­tion à un monde meilleur. On com­mence hum­ble­ment avec six pro­duits, mais je rêve que Bio Love prenne de l’ex­pan­sion. Ça fait très long­temps que tu dis man­ger bio. D’où te vient cet amour pour les pro­duits bio­lo­giques? Quand j’étais pe­tite, ma soeur, qui est amou­reuse des ani­maux, est ar­ri­vée chez nous à 12 ans avec du to­fu. Ma mère était tout éton­née, elle ne sa­vait pas quoi faire avec ça, à l’époque! Puis, on s’est ha­bi­tués, et ça m’est res­té. On a tou­jours été proches, ma soeur et moi, et on l’est en­core plus avec la créa­tion de Bio Love. On s’en parle tous les jours! Comme elle a un poste im­por­tant en cos­mé­tique, elle a une ex­per­tise. Au dé­but, je me di­sais que je n’avais pas de cré­di­bi­li­té dans le do­maine, mais j’ai en­suite com­pris que je re­pré­sente le point de vue de la femme qui cherche un pro­duit ef­fi­cace qui ne nui­ra pas à sa san­té. Je ne veux pas de par­fum, mais je veux que ça sente bon. Je ne veux pas de toxine, mais je veux voir des ré­sul­tats. Je prends ma col­la­bo­ra­tion très au sé­rieux. Ma prio­ri­té reste la mu­sique: je monte un beau spec­tacle avec Mar­jo en ce mo­ment, mais l’un n’em­pêche pas l’autre! J’ai trou­vé un équi­libre dans tout ça.

Ça me semble in­croyable quand je te re­garde, mais ton fils a 30 ans! (rires) Il tra­vaille en té­lé­vi­sion, der­rière les ca­mé­ras. Son choix de car­rière t’a-t-il in­sé­cu­ri­sée?

Oui, mais je me suis rai­son­née ra­pi­de­ment: de toute fa­çon, est-ce que ça existe, au­jourd’hui, une sé­cu­ri­té d’em­ploi as­su­rée? Même des ins­ti­tu­tions de chez nous, comme St-Hu­bert et Ro­na, ont été ven­dues. Mon fils est très ins­truit, il ap­prend vite, et ça me ras­sure. Il peut «se re­vi­rer de bord» très ra­pi­de­ment, et je sais qu’il ex­celle dans son tra­vail. Ce qui est le plus drôle, là-de­dans, c’est que, de­puis qu’il est pe­tit, je lui ré­pète que c’est pré­fé­rable d’être son propre pa­tron, que ça per­met de faire plus d’ar­gent et d’être plus libre. Alors, la jour­née où on lui a of­fert un tra­vail à temps plein et une sta­bi­li­té dans son do­maine, il a re­fu­sé en di­sant qu’il pré­fé­rait être tra­vailleur au­to­nome! Ça m’a fait peur, mais après tout, c’est moi qui l’ai édu­qué comme ça! Fi­na­le­ment, je dois ad­mettre qu’il a fait les bons choix. Ce qui compte, pour ne pas man­quer de tra­vail, c’est d’être bon dans ce qu’on fait et, pour ça, on doit y mettre les heures qu’il faut. C’est en plein ce que fait mon fils, et je suis fière de lui.

Tu t’es sé­pa­rée de l’hu­mo­riste Ju­lien Trem­blay il y a un peu plus d’un an. La vie de cé­li­ba­taire te rend-elle heu­reuse?

Je suis très bien en so­lo. Ça ne m’est pas ar­ri­vé sou­vent d’être cé­li­ba­taire, et c’est quelque chose que j’ap­pré­cie vrai­ment. Mon temps est bien rem­pli par mes pa­rents, qui vieillissent et qui ont be­soin d’être da­van­tage en­tou­rés, par la mu­sique, par ma gamme de pro­duits... Je n’ai pas eu le temps de m’en­nuyer de­puis que je suis cé­li­ba­taire. Toutes les re­la­tions amou­reuses que j’ai eues m’ont ap­por­té de beaux mo­ments, mais elles ont aus­si été des échecs, puisque je suis seule à 52 ans. Je n’ai plus le dé­sir ab­so­lu d’être en couple juste pour être deux. J’ai en­vie d’être dans une re­la­tion où c’est

«Ça ne m’est pas ar­ri­vé sou­vent d ’être cé­li­ba­taire, et c’est quelque chose que j’ap­pré­cie vrai­ment.»

don­nant-don­nant; être en couple, ça doit être un plus, pas un moins. J’em­barque si c’est ça, et si­non, je pré­fère pas­ser mon tour. Je ne suis pas à la re­cherche de l’amour, mais s’il se pré­sente, ce se­ra as­su­ré­ment avec une per­sonne qui me nour­ri­ra in­tel­lec­tuel­le­ment, qui se­ra pas­sion­née par ce qu’elle fait et qui se­ra à la même place que moi dans la vie.

Avec tous tes pro­jets, réus­sis-tu à prendre du temps juste pour toi, sans pen­ser au tra­vail?

Pour dé­cro­cher com­plè­te­ment, je pars en vé­lo. Ça me fait du bien, et je re­dé­couvre ma ville. Mon­tréal, ce n’est pas juste les grandes ar­tères. Quand on ob­serve bien, ça de­vient de pe­tits vil­lages, tous dif­fé­rents les uns des autres; je trouve ça

très cool. Me pro­me­ner en vé­lo, c’est une pas­sion qui ne se dé­ment pas pour moi. Avec l’au­tomne qui est là, je tripe aus­si à faire de la soupe! J’aime cui­si­ner. De plus, je suis dans une pé­riode d’amé­na­ge­ment: j’ai dé­mé­na­gé cet été. Je me suis ache­té une nou­velle de­meure, alors je dé­place des meubles sans ar­rêt. Le pro­blème, c’est que je ne suis pas bonne en dé­co­ra­tion! Ma soeur me dit tout le temps: «Tu peins des ta­bleaux, mais t’es pas ca­pable de sa­voir où les mettre!» (rires) En de­hors de tout ça, je suis très al­lu­mée par la lec­ture. Je ne pour­rais pas pas­ser une jour­née sans lire. Ces jours-ci, je lis le nou­veau ro­man de Flo­rence K. C’est une ac­ti­vi­té qui me fait un grand bien. Les prix des pro­duits de la col­lec­tion de soins va­rient entre 26,95 $ et 49,95 $. Pour connaître les points de vente: druide.ca

Mer­ci au res­tau­rant LOV de nous avoir re­çus pour la séance pho­tos. Pour in­fos: lov.com

«France est tou­jours d’une grande gen­tillesse, et c’est fa­cile de se sen­tir proche d’elle. Mu­si­cienne ac­com­plie, cette femme a ap­pris à se res­pec­ter et à re­con­naître ce qui est bon pour elle. Elle n’a pas peur de tour­ner la page lors­qu’il le faut.» — An­nie-So­leil

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