Deb­bie Lynch-White

DE A À Z

7 Jours - - Sommaire - PAR STEVE MAR­TIN

La char­mante et éner­gique tren­te­naire qui s’est fait re­mar­quer dans la sé­rie Uni­té 9 et le film La Bol­duc semble fi­ler le par­fait bon­heur dans sa vie per­son­nelle comme dans sa car­rière. Celle qu’on peut ac­tuel­le­ment voir dans la sé­rie Le Jeu vient par ailleurs de lan­cer un livre, Faut que je te parle, dans le­quel elle par­tage, avec un hu­mour et une sen­si­bi­li­té bien à elle, ses pen­sées et ses sou­ve­nirs.

AMI­TIÉ

«La plus grande qua­li­té en ami­tié, c’est l’hon­nê­te­té. Ça et la bien­veillance qu’on peut avoir en­vers les autres. Nos amis, il faut les res­pec­ter dans ce qu’ils sont. Il faut être com­pré­hen­sif, même si on n’est pas tou­jours d’ac­cord avec eux, même s’ils font par­fois des choses qu’on n’en­dosse pas.»

BONASSE

«Je suis d’une grande naï­ve­té dans la vie. Je peux être très pois­son. Je ne suis pas bonne pour né­go­cier, par exemple, et je peux fa­ci­le­ment me faire avoir. C’est pour ça que je m’en­toure de gens qui sont meilleurs que moi!»

COMPULSION

«On a tous des troubles ob­ses­sion­nels com­pul­sifs dans dif­fé­rentes sphères de notre vie. Moi, c’est de plier mes sacs de plas­tique. (rires) Au­jourd’hui, j’es­saie de le faire moins com­pul­si­ve­ment. Si­non, je suis du genre à re­mettre le rou­leau de pa­pier de toi­lette du bon cô­té, même quand je ne suis pas chez moi. Le pa­pier doit se dé­rou­ler à par­tir du haut. Ce sont mes pe­tites ma­nies à moi!»

DAD­DY

«C’est comme ça que j’ap­pelle mon grand-père White. Lui aus­si, c’est un grand naïf. Il est tou­jours émer­veillé. C’est quel­qu’un qui m’ap­porte beau­coup par sa sa­gesse et son calme. On a des dis­cus­sions sur la mort, sur plein de choses. J’ad­mire cette es­pèce de lâ­cher-prise qu’on peut avoir quand on ar­rive à un cer­tain âge, quand on en vient à dire: “Moi, je suis ar­ri­vé au bout de ce que j’avais à faire et la mort ne me fait plus peur.” Je trouve ça très ins­pi­rant. Son at­ti­tude face à tout ça m’aide un peu à gé­rer mes propres an­goisses.»

GROSSOPHOBIE

«C’est cer­tain que ce phé­no­mène a eu un ef­fet sur la per­sonne que je suis de­ve­nue, mais, l’im­por­tant, c’est sur­tout comment on se re­lève de ça. Ça m’a ap­pris à m’af­fir­mer, mais aus­si à ne pas faire aux autres ce que je ne vou­drais pas qu’on me fasse, à être dans le res­pect, le po­si­tif. Je n’ai pas en­vie de res­sem­bler à ces gens qui in­ti­mident, qui in­sultent. Ils font plus pi­tié qu’autre chose, en fait.»

HAL­LO­WEEN

«Quand j’étais au pri­maire, je me suis dé­jà dé­gui­sée en Mi­chel Char­trand pour l’Hal­lo­ween. C’était as­sez fun­ky! L’an­née d’avant, c’était en Hi-Ha Trem­blay. J’ai conti­nué de me cos­tu­mer après, mais di­sons que je me suis cal­mée au se­con­daire. D’ailleurs, j’ai dit à Luc Pi­card que je m’étais dé­gui­sée en Char­trand à cause de son rôle dans la sé­rie. Il a trou­vé ça très drôle. Ça reste un de mes bons cos­tumes!»

I HAVE A DREAM

«J’ai en­core beau­coup de rêves. Au sens large et glo­bal, c’est juste d’être bien. Être bien avec ma blonde, pou­voir faire mon mé­tier le plus long­temps pos­sible... Plus con­crè­te­ment, ce se­rait de par­tir un an en voyage au­tour du monde. Je ne sais pas quand ça va être pos­sible, peut-être dans 15 ans, mais c’est quelque chose que j’ai­me­rais vrai­ment.»

J EU (LE)

«Kim est une pro­duc­trice de jeux vi­déos. Elle est à l’écoute de sa gang, mais elle dit les vraies af­faires, tout en ayant un cô­té pince-sans-rire. C’est une fille qui a bû­ché fort pour être ren­due où elle est. Comme Ma­rianne (Lau­rence Le­boeuf), elle évo­lue dans un mi­lieu mas­cu­lin. Kim veut d’ailleurs pro­té­ger Ma­rianne. Elle a un pe­tit cô­té louve.»

KET­CHUP

«J’adore ça! J’en mets vrai­ment par­tout de­puis que je suis toute pe­tite. Des fois, je suis dans un res­tau­rant chic et on me sert une pièce de viande. J’ai le goût de de­man­der la bou­teille de ket­chup, mais je me re­tiens, parce que ça n’est pas la place!»

LI­BÉ­RA­TION

«Le mou­ve­ment #metoo a mar­qué un chan­ge­ment dans la so­cié­té. On di­rait que ça nous a don­né un peu plus de cou­rage, de cran, pour dire: “Heille! Ça, c’est non!” ou “Tu n’as pas le droit de faire ça et je ne me sens pas mal de te le dire!” On a trop sou­vent igno­ré. On di­rait que ça nous a don­né un le­vier sup­plé­men­taire pour s’af­fir­mer et dé­non­cer. Je suis contente que, so­cia­le­ment, cette pa­ro­le­là soit sor­tie.»

MA­RI­NA

«On se com­plète à mer­veille. Elle est forte en mau­dit, ma femme! J’ad­mire énor­mé­ment ses va­leurs. Elle est ca­pable d’avoir de la sou­plesse dans ses ré­flexions, mais, en même temps, elle ne fait pas de com­pro­mis quand ce sont des choses qui sont im­por­tantes à ses yeux. Tu la suis ou tu te tasses. Cette force-là qu’elle pos­sède, je trouve ça très hot.»

NOCES

«Pour Ma­ri­na et moi, le fait de nous ma­rier était une fa­çon de nous choi­sir of­fi­ciel­le­ment. On s’est choi­sies et on va tra­ver­ser les épreuves en­semble contre vents et marées. C’est un beau sym­bole. Moi, je me suis tou­jours dit que je me ma­rie­rais juste une fois.»

OR­GA­NI­SA­TION

«J’ai tou­jours ai­mé or­ga­ni­ser des af­faires. Quand j’étais pe­tite et qu’on at­ten­dait de la fa­mille en vi­site, à leur ar­ri­vée, j’avais dé­jà or­ga­ni­sé la jour­née au grand com­plet! C’est en­core vrai à ce jour. Ma blonde me dit: “On a une jour­née de congé dans la se­maine, étais-tu obli­gée d’or­ga­ni­ser une jour­née de can­nage avec tes amis?” (rires)»

PLAI­SIR

«Cet au­tomne, mon pe­tit plai­sir est de re­com­men­cer à cui­si­ner un peu plus et d’être plus sou­vent à la mai­son. J’ai eu un été tel­le­ment fou à tou­jours être sur la route. Là, j’ai le goût d’être sur mon di­van, en­rou­lée dans ma dou­dou.»

SCLÉ­ROSE EN PLAQUES

«La ma­la­die de mon père m’a ap­pris que la vie c’est pré­cieux et qu’on peut tout perdre de­main ma­tin. Ça m’a don­né une ur­gence de vivre au point que j’en suis par­fois dure à suivre. Ça m’a don­né en­vie d’être dans l’ac­tion et de pro­fi­ter du mo­ment. Alors, si de­main je ne peux plus mar­cher, comme c’est ar­ri­vé à mon père, au moins je vais avoir ren­ta­bi­li­sé mon temps.»

UL­TI­MATE FRIS­BEE

«C’est une des choses qui me

manquent le plus dans la vie. J’adore les sports d’équipe et ce­lui-ci se pra­tique sans ar­bi­trage. Les joueurs connaissent les règles et, quand les membres d’une autre équipe font une belle passe, on est contents pour eux, même si cer­taines par­ties ont de plus gros en­jeux que d’autres. Il y a vrai­ment un bel es­prit de jeu et c’est ce que j’ai­mais le plus de ce sport.»

VI­KING

«On m’ap­pelle comme ça de­puis tel­le­ment long­temps! Avec mes che­veux blonds, je m’ima­gi­nais avec de grosses tresses et un casque! Il y a quelque chose de fort dans cette image, de plus gros que la norme. C’est un peu comme ça que je me suis tou­jours sen­tie.»

X«Je me sens vrai­ment sur mon “X”. Je suis su­per bien dans mon mé­tier et on me sort sou­vent de ma zone de confort. Je fais ce que j’ai tou­jours rê­vé de faire de­puis que j’ai huit ans. J’ai tout pla­cé dans ma vie pour que ça fonc­tionne, et ç’a fonc­tion­né! Je ne sais pas com­bien de temps ça va du­rer, mais je suis très fière de moi. Dans ma vie per­son­nelle aus­si. Je suis la per­sonne que je vou­lais être et j’es­saie d’être co­hé­rente dans tout ça. J’es­saie de se­mer du beau et du bon, d’ai­mer le monde et d’ap­pré­cier la vie.»

ZU­CKER­BERG (MARK)

«J’en par­lais hier avec quel­qu’un. Je di­sais: “Ima­gine, si Fa­ce­book cra­shait de­main et que ça n’exis­tait plus. On se­rait bien!” Ce­la dit, il y a aus­si du bon dans les réseaux so­ciaux. Il y a un cô­té ras­sem­bleur qui nous per­met de com­mu­ni­quer avec la masse, de sen­si­bi­li­ser les gens. C’est 50/50 di­sons. Ce n’est pas que mau­vais, mais ce n’est pas que bon non plus.»

« Elle est forte en mau­dit, ma femme! J’ad­mire énor­mé­ment ses va­leurs.»

Le Jeu, lun­di 21 h, à TVA. Faut que je te parle, en li­brai­rie.Deb­bie fe­ra par­tie de la dis­tri­bu­tion d’Une autre his­toire, qui se­ra dif­fu­sée à Ra­dio-Ca­na­da en 2019.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.