Marc La­brèche

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7 Jours - - Sommaire - Par Pa­trick De­lisle-Cre­vier

Marc, que dire de ta nou­velle émis­sion, Cette an­née-là?

Comme son titre l’in­dique, on se consacre chaque se­maine à une an­née bien pré­cise. C’est un grand pla­teau où on dis­cute, on ri­gole et on échange sur ces beaux sou­ve­nirs des an­nées pas­sées. J’ai beau­coup de plai­sir à faire ça et à échan­ger avec mes trois pré­cieux col­la­bo­ra­teurs, Si­mon Bou­le­rice, Émi­lie Per­reault et Fred Sa­vard.

Y a-t-il eu une an­née mar­quante dans ta vie?

C’est cer­tain que les an­nées de nais­sance de mes en­fants m’ont mar­qué. Cultu­rel­le­ment, j’ai aus­si eu des an­nées mar­quantes, mais j’ai du mal à mettre des dates sur des évé­ne­ments, car un pro­jet s’étire sou­vent sur plu­sieurs an­nées. Mais 1985, l’an­née de nais­sance de mon gars, et 1988, l’an­née de nais­sance de ma fille, ont été de belles an­nées.

Quels sont tes pro­chains pro­jets?

Je suis dans la sé­rie de mon bon ami Fa­bien Clou­tier qui a pour titre Léo. C’est un pe­tit rôle, mais j’ai un plai­sir fou à jouer ça. Je joue le pa­tron de la pâ­tis­se­rie où Léo tra­vaille. C’est un beau per­son­nage co­lo­ré! J’aime l’uni­vers de Fa­bien et j’ai beau­coup d’ad­mi­ra­tion pour cet être-là.

Tu as une nou­velle vie de fa­mille de­puis que tu ha­bites avec ta com­pagne et sa fille. Comment ça se passe?

Ça va très bien. Ma blonde tra­vaille beau­coup en ce mo­ment; on se voit donc trop peu. Elle est créa­trice de cos­tumes et peintre, elle mène les deux car­rières de front. En ce mo­ment, elle fait les cos­tumes sur la sé­rie Les in­vi­sibles. Donc elle vit plei­ne­ment la vie de pla­teau, ces jours-ci.

Est-ce sur un pla­teau que tu l’as ren­con­trée?

Non, pas du tout! On s’est ren­con­trés dans les lo­caux du cos­tu­mier de Ra­dio-Ca­na­da, du temps qu’il exis­tait en­core. J’y al­lais pour louer un cos­tume, elle était là pour me don­ner un coup de main. Elle ne fait ja­mais ça d’ha­bi­tude, mais elle était là cette jour­née-là, et ç’a été un coup du des­tin.

De­puis com­bien de temps êtes-vous en­semble?

Ça fait presque quatre ans, et nous ha­bi­tons en­semble de­puis deux ans. Ma blonde a une fille de neuf ans qui se nomme Béa­trice. C’est une nou­velle vie de fa­mille pour moi et c’est for­mi­dable. Tout se passe bien. C’est une pe­tite fille ado­rable.

Es-tu une fi­gure pa­ter­nelle dif­fé­rente avec Béa­trice qu’avec tes propres en­fants?

C’est cer­tain que l’âge et le temps font en sorte que je ne suis plus le même qu’à l’époque. Avec le temps, les choses changent, mais j’ai été un bon père pour mes en­fants et je tente d’être un bon beau-père pour Béa­trice. J’ai plus de re­cul et ça aide à voir les choses de fa­çon dif­fé­rente. Je mets mon éner­gie sur les bonnes prio­ri­tés.

Ta fille, Léane, mène une belle car­rière dans le mi­lieu ar­tis­tique. Qu’en est-il de ton fils, Orian?

Il est dans le mi­lieu po­li­tique. Il est en­ga­gé par le gou­ver­ne­ment ca­na­dien comme di­rec­teur des re­la­tions pu­bliques pour les dé­pu­tés fran­co­phones du NPD. Il adore cette vie-là, la vie par­le­men­taire. Mon fils a fait sa maî­trise en his­toire et il est fas­ci­né par la po­li­tique.

Que peut-on dire de Marc La­brèche, l’homme de 57 ans?

Qu’au­jourd’hui, il est plus im­por­tant pour moi de réus­sir ma vie d’homme que de réus­sir ma car­rière. Je suis as­sez chan­ceux pour bien ga­gner ma vie dans un mé­tier que j’aime et c’est for­mi­dable. Je re­mer­cie le ha­sard et le des­tin de me per­mettre ça. Mais ce qui compte le plus, main­te­nant, pour moi, c’est de réus­sir ma vie per­son­nelle.

Songes-tu à la re­traite?

Non, et je ne pense pas que je pour­rais me le per­mettre. Les gens pensent que nous, les ar­tistes, avons tous quelques mil­lions en banque — ce n’est pas le cas. Mais si un jour le mé­tier me tour­nait le dos, je pour­rais faire car­ré­ment autre chose et je n’au­rais au­cun pro­blème avec ça! Si je sen­tais que je pou­vais être plus utile en fai­sant autre chose, je le fe­rais. C’est cer­tain que le mi­lieu me man­que­rait. Je me ver­rais écrire, réa­li­ser des do­cu­men­taires, faire de longues en­tre­vues.

« J ’ai été un bon père pour mes en­fants et, au­jourd’hui, je tente d’être un bon beau-père pour la fille de ma blonde.»

Dans le do­cu­men­taire Le cri du rhi­no­cé­ros, tu vas à la ren­contre de dif­fé­rents ar­tistes et tu abordes avec eux le su­jet de la date de pé­remp­tion face à leur mé­tier. T’in­ter­roges-tu à pro­pos de ta propre date de pé­remp­tion?

Oui, c’est cer­tain. Je me de­mande si on n’ar­rive pas, à un cer­tain mo­ment, à consta­ter qu’on a dit tout ce qu’on avait à dire et qu’on a épui­sé toutes les fa­çons d’ex­plo­rer les dif­fé­rentes fa­cettes du mé­tier. Mais je ne pense pas être ren­du là. Chose cer­taine, si ça ar­rive, je vais faire autre chose. Un ami chi­rur­gien m’a dit un jour que lors­qu’il trem­ble­rait en fai­sant une opé­ra­tion, ce se­rait fi­ni pour lui. Je ne suis pas chi­rur­gien, mais je vais sa­voir ti­rer ma ré­vé­rence quand le temps se­ra ve­nu.

Cette an­née-là, sa­me­di 20 h, à Té­lé-Qué­bec.

Léo, of­fert en ex­clu­si­vi­té sur Club illi­co dès le 15 no­vembre.

Avec sa conjointe, Jen­ni­fer.

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