Ado­les­cent noyé: une mal­chance, se­lon un des se­cou­ristes

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Le per­son­nel et les élèves de la po­ly­va­lente Ci­té des jeunes d’Ed­mund­ston sont sous le choc alors qu’un jeune homme fré­quen­tant cet éta­blis­se­ment est mort noyé mer­cre­di alors qu’il se bai­gnait dans le sec­teur des chutes de Mou­lin-Mor­neault.

Une simple bai­gnade a tour­né en vé­ri­table tra­gé­die mer­cre­di pour quatre ado­les­cents du nord-ouest de la pro­vince alors que l’un d’entre eux – un jeune homme âgé d’à peine 17 ans – s’est noyé, fort pro­ba­ble­ment après être de­meu­ré pri­son­nier du re­mous de la chute.

L’in­ci­dent s’est pro­duit vers 16h sur la ri­vière Iro­quois, dans le sec­teur du DSL de Saint-Jacques.

Le jeune homme se bai­gnait alors dans le cours d’eau pro­fond, à cet en­droit, d’une quin­zaine de pieds.

«Il s’agis­sait d’un après-mi­di pé­da­go­gique à l’école pour les jeunes et il fai­sait chaud, alors ceux-ci ont dé­ci­dé de pro­fi­ter du beau temps pour al­ler se ra­fraî­chir. Il sem­ble­rait que le jeune homme en ques­tion se soit ap­pro­ché trop près de la chute et qu’il au­rait été en­traî­né vers le fond par le re­mous. Voyant qu’il ne re­fai­sait pas sur­face, ses amis ont con­tac­té les ser­vices d’ur­gence», ex­plique le ca­po­ral To­ny Dun­phy du dé­ta­che­ment de la GRC de Saint-Léo­nard.

La bri­gade d’in­cen­die d’Ed­mund­ston, la GRC ain­si et que les ser­vices am­bu­lan­ciers ont été dé­pê­chés sur place afin d’ef­fec­tuer un sau­ve­tage nau­tique.

L’ac­ces­si­bi­li­té res­treinte à l’em­pla­ce­ment de la chute a tou­te­fois ra­len­ti consi­dé­ra­ble­ment les se­cours.

«À notre ar­ri­vée, la per­sonne n’était pas vi­sible, elle n’était pas à la sur­face de l’eau», re­late Pierre-Damien Arel, chef pom­pier et di­rec­teur du ser­vice de sé­cu­ri­té à la Ville d’Ed­mund­ston.

Entre le mo­ment où l’ap­pel a été lo­gé et la dé­cou­verte du corps, M. Arel es­time qu’il s’est écou­lé près de deux heures. Une fois lo­ca­li­sé, le corps a été sor­ti et les am­bu­lan­ciers ont ef­fec­tué les ma­noeuvres de ré­ani­ma­tion.

«C’était un jeune homme en très bonne san­té alors les am­bu­lan­ciers ont re­çu la consigne d’ef­fec­tuer tout de même les ma­noeuvres jus­qu’à leur ar­ri­vée à l’hô­pi­tal, car on ne sait ja­mais. Mais mal­heu­reu­se­ment, ils n’ont pu le ré­ani­mer», re­late le gen­darme Dun­phy.

Se­lon M. Arel, les chutes de Mou­linMor­neault sont un en­droit pri­sé par les gens qui veulent re­laxer et pê­cher et qui n’est pas re­con­nu comme très dan­ge­reux.

«Ce­la dit, même si ce n’est pas dan­ge­reux, ça reste un cours d’eau et il y a tou­jours un cer­tain de­gré de risque de s’y aven­tu­rer, sur­tout lors­qu’il y a une chute et des re­mous non loin comme c’est le cas ici», ex­plique M. Arel.

Le ca­po­ral Dun­phy confirme d’ailleurs que l’en­droit n’a pas mau­vaise ré­pu­ta­tion.

«J’ai gran­di dans ce sec­teur et en qua­rante ans, je n’ai ja­mais en­ten­du par­ler d’un in­ci­dent du genre s’étant pro­duit là-bas. Il est sur­tout re­con­nu comme un site de pêche plu­tôt qu’un site de bai­gnade, mais il ar­rive que des gens y aillent pour ça quand même, comme ce fut le cas ici. Se­lon ce qu’on nous rap­porte, le jeune homme n’a pas plon­gé. Il semble qu’il ait sim­ple­ment joué de mal­chance», in­dique le po­li­cier.

«Ce site est un en­droit très es­car­pé ac­ces­sible que par sen­tiers. Ce fut dif­fi­cile d’y ap­por­ter tout l’équi­pe­ment né­ces­saire pour les re­cherches. Et une fois à l’eau, il y avait aus­si beau­coup de cou­rant et de re­mous. Nous n’avons pas de plon­geurs avec nous non plus, donc il a fal­lu ré­cu­pé­rer le corps à par­tir de la sur­face à l’aide d’ou­tils, no­tam­ment des perches», sou­ligne-t-il.

La bri­gade d’in­cen­die d’Ed­mund­ston a été ap­pe­lée sur les lieux afin de ten­ter de sau­ver la vic­time. - Ar­chives

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