Un ours noir abat­tu dans un quar­tier ré­si­den­tiel de Monc­ton

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Un ours noir a cau­sé tout un émoi jeu­di ma­tin, à Monc­ton. L’ani­mal s’est ba­la­dé dans un quar­tier ré­si­den­tiel près d’une école, sau­tant les clô­tures, avant d’être abat­tu à bout por­tant par un po­li­cier. An­tho­ny Doi­ron

«Les gens di­saient qu’il y avait un ours dans le voi­si­nage. Nous avons tout de suite en­voyé des agents pen­dant que nous contac­tions un garde fo­res­tier», in­dique Ma­rio For­tin, ser­gent d’état-ma­jor.

Une fois sur les lieux, les agents ont ten­té de coin­cer l’ani­mal dans une cour ar­rière, mais ce­lui-ci s’est mis à es­ca­la­der la clô­ture.

Il a per­du pied, puis il est tom­bé. C’est alors qu’un agent a pris la dé­ci­sion de dé­char­ger son arme sur l’ani­mal. Deux coups de feu ont été ti­rés: le pre­mier dans son dos près de l’épaule, le deuxième par com­pas­sion, pour s’as­su­rer qu’il ne souffre pas, ex­plique Ma­rio For­tin.

L’ani­mal a été abat­tu au coin du che­min She­diac et de la rue Vis­ta, à quelques coins de rue d’une école pri­maire.

«C’est cer­tains qu’on au­rait pré­fé­ré qu’il re­tourne tran­quille­ment dans la fo­rêt, mais il fal­lait agir. Les po­li­ciers ne traînent pas de tran­quilli­sants avec eux et leurs pis­to­lets ne sont pas adap­tés pour ce genre de cible. Notre prio­ri­té de­meure la sé­cu­ri­té du pu­blic.»

Ce type d’in­ci­dent ar­rive au moins une fois par an­née dans la ré­gion, ex­plique Charles Comeau, un garde fo­res­tier du mi­nis­tère du Dé­ve­lop­pe­ment de l’éner­gie et des res­sources.

La veille, un ours noir s’est in­tro­duit sur le ter­ri­toire de la ville de Ri­ver­view. Heu­reu­se­ment, les agents de la GRC et les gardes fo­res­tiers sont par­ve­nus à le chas­ser vers la fo­rêt avoi­si­nante.

Ce n’était tou­te­fois pas pos­sible cette fois-ci, dit-il.

«Pour se re­trou­ver où il était, l’ours a dû se pro­me­ner long­temps. Il s’est per­du et il ten­tait de re­trou­ver son che­min. C’est mal­heu­reux, mais je crois que les agents de la GRC ont pris la bonne dé­ci­sion compte te­nu de la si­tua­tion.»

Il conseille à toute per­sonne qui aper­çoit un ours dans sa cour ar­rière de contac­ter im­mé­dia­te­ment les ser­vices d’ur­gences.

«Il ne faut sur­tout pas l’ap­pro­cher ou ten­ter de le prendre en pho­to, ça risque de l’agi­ter. Un ani­mal coin­cé qui se sent en dan­ger peut at­ta­quer et de­ve­nir violent. Il faut gar­der ses dis­tances et res­ter à l’in­té­rieur.»

La dé­pouille de l’ani­mal a été ra­pa­triée par le mi­nis­tère du Dé­ve­lop­pe­ment de l’éner­gie et des res­sources pour quelques ana­lyses, puis elle se­ra dé­po­sée sur les terres de la cou­ronne pour lais­ser libre cours à la na­ture.elle se­ra dé­po­sée sur les terres de la Cou­ronne afin de lais­ser libre cours à la na­ture.

C’est un ours noir sem­blable à ce­lui-ci qui a été abat­tu à Monc­ton. - Ar­chives

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