L’AN­NÉE MA­GIQUE DE LAU­RIE LE­BLANC

Acadie Nouvelle - - LA UNE -

Lau­rie Le­Blanc n’a peut-être pas la rage dans l’corps comme la p’tite pi­toune de sa chan­son, mais il fait son che­min comme si rien n’était. Ro­bert La­ga­cé

Et sur cette route qui a dé­jà pris beau­coup d’am­pleur dans les deux der­nières an­nées, il as­pire un jour de com­plé­ter une par­se­mée de quelques rêves qui lui tiennent à coeur.

Ain­si, peu de choses fe­rait au­tant plai­sir à ce grand par­ti­san du Ca­na­dien de Mon­tréal que de chan­ter l’hymne na­tio­nale au Centre Bell.

«Et si ja­mais Alan Jack­son m’in­vite chez lui pour al­ler chan­ter et jouer de la gui­tare, je di­rai oui tout de suite, clame-t-il en riant. C’est bon de tou­jours avoir des pro­jets qui te pas­sionnent.» «Par exemple, j’ai­me­rais bien que

soit té­lé­vi­sée. J’ai­me­rais aus­si par­tir en tour­née dans l’ouest du pays. J’y suis dé­jà al­lé à l’époque avec le groupe Za­ri­co. Je rêve aus­si à l’Eu­rope, dont la France. Il y a d’ailleurs des dis­cus­sions en ce sens. Ça va peut-être se faire en 2018», af­firme-t-il.

«Je veux agran­dir mon mar­ché. Je veux tou­cher le maxi­mum de gens avec ma mu­sique. Je pra­tique le meilleur mé­tier au monde. En fait, quand j’y pense, ce n’est même pas un mé­tier. J’aime trop ça pour je consi­dère ça un mé­tier», avoue-t-il.

L’en­tre­vue se ter­mine avec une sé­rie de ques­tions sor­tie tout droit du champ gauche.

– Ils font comment les gens pour dé­mê­ler les ac­com­plis­se­ments des trois Le­Blanc de Bouc­touche (Rhéal, Hert et Lau­rie Le­Blanc font tous car­rière dans le coun­try)?

«Je me fais souvent po­ser la ques­tion, dit-il en riant. C’est jus­te­ment ar­ri­vé l’autre jour à Saint-Tite. La per­sonne se de­man­dait si j’étais pa­rent avec Hert et Rhéal. Même si nous ha­bi­tons tous les trois à Bouc­touche, au­cun d’entre nous n’a de pa­ren­té avec l’autre. Ce n’est pas pour rien que les Le­Blanc sont la plus grande fa­mille aca­dienne. Et puis, Bouc­touche n’est pas le pe­tit Na­sh­ville du coun­try pour rien. Du coun­try, on en mange par ici.»

– Comment est née la chan­son

«Pen­dant une croi­sière qui par­tait de New York en di­rec­tion des Ba­ha­mas. Rhéal Le­Blanc, qui est l’un de mes bons amis, ar­rive au bar et dit: «Moi, j’veux un Mo­ji­to». J’ai aus­si­tôt ré­pon­du: «Moi-itou, j’veux un Mo­ji­to. C’est comme ça que la toune est née. C’est Rhéal qui en est l’ins­ti­ga­teur.»

– Qu’en est-il du pro­jet d’une com­pi­la­tion que tu de­vais lan­cer pour le mar­ché qué­bé­cois?

«J’avais été ap­pro­ché par une mai­son de disque du Qué­bec pour un tel al­bum et nous y avons pen­sé sé­rieu­se­ment. Mais nous avons fi­na­le­ment dit non. Nous sommes in­dé­pen­dants et nous gé­rons tout de A à Z. Nous pré­fé­rons pour l’ins­tant suivre la vague et à un mo­ment don­né, c’est pos­sible que nous lan­cions un al­bum re­grou­pant les plus grands suc­cès.»

– Qu’est-ce que tes ad­mi­ra­teurs se­raient sur­pris d’ap­prendre à ton su­jet?

«J’ai tou­jours eu un pe­tit cô­té en­tre­pre­neur. Je crois que si je ne ga­gnais pas ma vie avec le coun­try, je se­rais pro­prié­taire d’un res­tau­rant dans le­quel on y joue­rait de la mu­sique. J’aime tra­vailler avec le monde. Et puis... je suis un énorme consom­ma­teur de ket­chup Heinz. J’ai tou­jours une bou­teille avec moi au cas où. C’est au me­nu de la plu­part de mes re­pas. Pe­tit, je me sou­viens que je man­geais des pe­tits sacs de ket­chup dans mon coin (rires).»

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