Un Néo-Bruns­wi­ckois li­bé­ré après cinq ans chez les ta­li­bans

Acadie Nouvelle - - ACTUALITÉS - Acadie Nou­velle et As­so­cia­ted Press

Un Néo-Bruns­wi­ckois, sa femme amé­ri­caine et leurs trois en­fants nés en cap­ti­vi­té sont fi­na­le­ment libres, après avoir été otages pen­dant plu­sieurs an­nées d’un groupe lié aux ta­li­bans en Af­gha­nis­tan. Le sou­la­ge­ment a été res­sen­ti jus­qu’à Per­thAn­do­ver, où vi­vait le couple avant d’être en­le­vé.

Des res­pon­sables amé­ri­cains ont an­non­cé jeu­di que Jo­shua Boyle et sa femme Cait­lan Co­le­man avaient été li­bé­rés au Pa­kis­tan. Le couple avait été kid­nap­pé il y a cinq ans, lors d’un voyage en Af­gha­nis­tan, et a eu trois en­fants pen­dant sa cap­ti­vi­té. Mme Co­le­man était dé­jà en­ceinte au mo­ment de leur en­lè­ve­ment.

Le couple et leurs en­fants étaient dé­te­nus par le ré­seau Ha­q­qa­ni.

Jo­shua Doyle est ori­gi­naire de l’On­ta­rio, mais il avait dé­mé­na­gé à Perth-An­do­ver, au Nou­veau-Bruns­wick, en 2010. Ses pa­rents sont très heu­reux de sa­voir que leur fa­mille est main­te­nant en sé­cu­ri­té.

Les pa­rents de M. Boyle, qui ha­bitent Smiths Falls en On­ta­rio, ont trans­mis une dé­cla­ra­tion sur vi­déo au To­ron­to Star dans la­quelle ils in­diquent qu’ils ont par­lé avec leur fils au té­lé­phone tôt jeu­di ma­tin.

«C’est la pre­mière fois en cinq ans que nous avons en­ten­du sa voix. C’était in­croyable, se ré­jouit Lin­da Boyle. Il nous a dit com­bien ses en­fants avaient hâte de ren­con­trer leurs grands-pa­rents et qu’il me ver­rait dans quelques jours.»

Pa­trick Boyle, qui a pré­ci­sé que la fa­mille n’était pas en­core en route vers le Ca­na­da, a re­mer­cié ceux qui ont été im­pli­qués dans l’af­faire.

«Nous ai­me­rions beau­coup re­mer­cier les gou­ver­ne­ments amé­ri­cain et af­ghan ain­si que notre propre équipe ca­na­dienne, a-t-il dit. En­core plus im­por­tant, jeu­di ma­tin, nous avons trans­mis au haut-com­mis­saire du Pa­kis­tan, ici au Ca­na­da, nos sin­cères re­mer­cie­ments aux cou­ra­geux sol­dats pa­kis­ta­nais qui ont ris­qué leur vie pour éva­cuer cinq des nôtres.»

Des po­li­ciers de la Gen­dar­me­rie royale du Ca­na­da te­naient des jour­na­listes à l’écart de la mai­son fa­mi­liale de Smiths Falls, à en­vi­ron 80 ki­lo­mètres à l’ouest d’Ot­ta­wa.

La mai­resse de Perth-An­do­ver s’est dite sou­la­gée d’ap­prendre la li­bé­ra­tion de Jo­shua Boyle et des membres de sa fa­mille.

Celle-ci s’est éga­le­ment dite sur­prise de voir le nom du pai­sible village du com­té de Vic­to­ria cir­cu­ler à tra­vers le monde de­puis jeu­di ma­tin.

«Je ne connais­sais pas per­son­nel­le­ment M. Boyle, mais beau­coup de gens de ma com­mu­nau­té l’ont cô­toyé où ont tra­vaillé avec lui au centre d’ap­pels Thing5», a ra­con­té Ma­rianne Bell.

La mai­resse de Perth-An­do­ver dit igno­rer la rai­son pour la­quelle la fa­mille Boyle s’est re­trou­vée en Af­gha­nis­tan, un pays ju­gé dan­ge­reux par Af­faires mon­diales Ca­na­da qui re­com­mande d’évi­ter tout voyage à cet en­droit en rai­son de l’in­sta­bi­li­té des condi­tions de sé­cu­ri­té, de l’état d’in­sur­rec­tion, des at­taques ter­ro­ristes, du risque d’en­lè­ve­ment et du taux de cri­mi­na­li­té éle­vé.

«C’est vrai­ment une bonne chose qu’ils soient en­fin libres! C’est ac­tuel­le­ment le gros su­jet de conver­sa­tion chez mes conci­toyens», a ajou­té Ma­rianne Bell.

Ter­ry Rit­chie, l’an­cien maire de Per­thAn­do­ver et col­lègue de tra­vail de Jo­shua Boyle, a in­di­qué que ce­lui-ci au­rait été bles­sé par des éclats d’obus lors de sa li­bé­ra­tion.

«Je suis content que Josh et Cait­lan et sur­tout leurs en­fants aient été li­bé­rés et qu’ils soient ren­trés au Ca­na­da re­la­ti­ve­ment sain et sauf», a ajou­té Ter­ry Rit­chie.

Les pa­rents de Mme Co­le­man ont quant à eux af­fi­ché une dé­cla­ra­tion sur la porte de leur mai­son en Penn­syl­va­nie, écri­vant qu’ils ap­pré­ciaient «tout l’in­té­rêt et les pré­oc­cu­pa­tions ex­pri­mées lors de l’heu­reuse nou­velle vou­lant que Cai­ty, Josh et nos pe­tits-en­fants aient été li­bé­rés après cinq longues an­nées de cap­ti­vi­té».

«C’est une nou­velle mer­veilleuse, une bien belle jour­née», a af­fir­mé Ma­rianne Bell à l’Acadie Nou­velle.

- Ar­chives

Jo­shua Boyle avec sa femme et deux de leurs trois en­fants, dans une vi­déo dif­fu­sée par les ta­li­bans en dé­cembre 2016.

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