Une ap­proche glo­bale pour en­rayer la vio­lence

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Al­cide F. LeB­lanc Monc­ton

De­puis un cer­tain temps, l’Acadie Nou­velle nous rap­porte plu­sieurs faits in­quié­tants por­tant sur la vio­lence. Grâce à ce moyen, la po­pu­la­tion est mieux éclai­rée ce qui fa­vo­rise une plus grande prise de conscience concer­nant ce phé­no­mène dou­lou­reux et in­quié­tant que consti­tue ce fléau so­cial. Pour com­battre le phé­no­mène de la vio­lence, toute la so­cié­té doit s’y en­ga­ger et d’une fa­çon sé­rieuse, constante et éclai­rée.

Tout d’abord, que si­gni­fie le mot vio­lence? Dans son ex­pres­sion la plus simple, elle est l’en­semble d’actes, de com­por­te­ments, de pa­roles, de pho­tos ou d’écrits qui font souf­frir les êtres hu­mains. Pour­tant, di­sons-le clai­re­ment, per­sonne ne dé­tient ce droit, car la vio­lence est une at­taque di­recte contre la di­gni­té in­hé­rente de chaque être hu­main. Vivre est par­fois suf­fi­sam­ment dif­fi­cile sans y ajou­ter une cor­vée sup­plé­men­taire.

Sous plu­sieurs formes, la vio­lence peut s’ex­pri­mer par des mo­que­ries, des me­naces, de l’in­ti­mi­da­tion, ou en­core par le ra­cisme, par des at­taques contre l’orien­ta­tion sexuelle, par l’ho­mo­pho­bie, la xé­no­pho­bie, les pré­ju­gés, l’ir­res­pect en­vers les croyances ou les convic­tions re­li­gieuses, l’ori­gine eth­nique, le sta­tut ou le rang so­cial pour ne men­tion­ner que ceux-là.

La vio­lence est l’un des pires vi­rus so­ciaux contri­buant au mal­heur hu­main, au déses­poir, à l’iso­le­ment so­cial. Il peut même pro­vo­quer la mort ou la ven­geance qui tue.

«Il faut toute une com­mu­nau­té pour édu­quer un en­fant.» Ce pro­verbe afri­cain est rem­pli de sa­gesse. Pour en­rayer la vio­lence, nous avons donc be­soin de tous les ac­teurs so­ciaux dont le pre­mier élé­ment se si­tue au ni­veau de la fa­mille, ce qui si­gni­fie que les pa­rents ont un rôle im­por­tant pour in­cul­quer le res­pect de la di­gni­té hu­maine, d’abord au sein de la fa­mille et des autres membres de la so­cié­té hu­maine.

Évi­dem­ment, l’école, qui est une ex­ten­sion de la fa­mille, doit aus­si abor­der avec grand soin ce su­jet comme elle le fait sans doute dé­jà par la dis­ci­pline: des pré­sen­ta­tions, des dis­cus­sions, des ren­contres avec les pa­rents, les élèves et autres per­sonnes.

Évi­dem­ment, ce­la ne suf­fit fit pas. En plus des pa­rents et l’école, ajou­tons les per­son­na­li­tés po­li­tiques qui doivent aus­si être des mo­dèles de res­pect tant par leurs com­por­te­ments que par leurs pa­roles. Il en est de même avec le per­son­nel des or­ga­nismes gou­ver­ne­men­taux, des com­merces, du corps po­li­cier, des clubs so­ciaux, des sports, des mé­dias et de tous les autres ac­teurs de la so­cié­té.

Voi­là donc ma ré­flexion sur la vio­lence, un su­jet qui fait trop in­jus­te­ment souf­frir les êtres hu­mains, car la di­gni­té hu­maine l’in­ter­dit à cha­cun et à cha­cune de nous.

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