Ju­lien Trem­blay: «Je vis sans com­pro­mis»

De­puis plus d’un an, l’hu­mo­riste Ju­lien Trem­blay se pro­mène aux quatre coins de la pro­vince avec son pre­mier spec­tacle, Humble et ma­gni­fique. Ce­lui qui a at­ten­du 20 ans avant de lan­cer un spec­tacle a ré­col­té le fruit de ses ef­forts en ayant ven­du plus de

Allô Vedettes - - SOMMAIRE - Luc De­non­court

L.D.: Com­ment as-tu ré­agi lorsque tu as su le nombre de billets ven­dus pour ton spec­tacle? J.T.: «Je suis tom­bé sur le der­rière lorsque j’ai ap­pris qu’un cer­tain M. Le­brun à Ma­gog avait ache­té 40 billets et qu’il les avait ven­dus en fai­sant du por­teà-porte. C’était an­non­cia­teur de belles choses. Ça a com­men­cé comme ça et ça me dé­passe.» Ce pre­mier spec­tacle ar­rive 20 ans après avoir fait tes dé­buts et ac­cu­mu­lé les ex­pé­riences à la ra­dio et à la té­lé­vi­sion. Main­te­nant que tu vois le ré­sul­tat, au­rais-tu ai­mé le faire avant? «Je ne sais pas. Si j’avais frap­pé à la porte d’un pro­duc­teur et qu’il avait dit oui, je l’au­rais fait, mais je n’ai pas cogné. Plu­sieurs per­sonnes m’avaient dit que je n’avais pas en­core trou­vé mon per­son­nage. Je n’avais pas cette ur­gence parce que je tra­vaillais à la ra­dio et à la té­lé­vi­sion, et que j’avais ma fille. Je suis chan­ceux, car j’ai pu tra­vailler et ap­prendre. Je suis content d’avoir pu éle­ver ma fille, et non pas en tant que père sur scène.» Au­rais-tu ap­pré­cié le suc­cès de la même fa­çon si tu l’avais vé­cu il y a 20 ans? «Au­pa­ra­vant, j’em­bar­quais beau­coup dans ce que les autres me di­saient. S’ils me di­saient que c’était fan­tas­tique, je les croyais. Main­te­nant, je peux ju­ger et me faire ma propre opi­nion. Cet amour m’au­rait peut-être mon­té à la tête et j’au­rais peut-être cru à ma propre pro­mo. Main­te­nant, l’amour va à la bonne place. Je com­prends le jeu, mais je ne suis pas as­soif­fé de va­lo­ri­sa­tion. Je suis dé­jà père de fa­mille, et ça me va­lo­rise beau­coup.» Au len­de­main de ta pre­mière, tu as eu quelques cri­tiques dures. Com­ment as-tu ré­agi? «Je sa­vais que ça al­lait ar­ri­ver. J’ai un per­son­nage à qui je n’ai pas don­né de nom et qui s’ha­bille comme moi. J’avais dit à l’équipe qu’on al­lait me re­pro­cher un manque de va­rié­té. Ce qui m’a frap­pé, c’est que le même texte s’est re­trou­vé dans trois ou quatre pu­bli­ca­tions avec un titre dif­fé­rent. Il n’y a rien pour pa­ni­quer. Les billets se vendent bien. C’est un wow ma­jeur qui se passe. Je suis content de ce qu’on fait.» Tu as dé­ci­dé de ra­me­ner ton émis­sion de té­lé­vi­sion Ju­lien le Ma­tin sur le Web. Pour­quoi? «J’ai ra­me­né ça parce que je m’en­nuyais. C’est sans pré­ten­tion. Il y a tel­le­ment de gens qui m’en parlent chaque se­maine. Mon frère est ren­du cadre du cô­té de V et on s’est re­par­lé de ce pro­jet à Noël. On s’est de­man­dé si on ne lan­çait pas quelque chose. On es­saie d’in­ven­ter quelque chose.» Cette tour­née ar­rive-t-elle à un bon mo­ment puisque ta fille est grande? «Je suis sur mon X. Ma fille est éle­vée. C’est la pre­mière fois de­puis que j’ai 17 ans que j’ha­bite seul. J’ai tou­jours eu des co­locs, une femme, un en­fant ou une blonde. C’est la pre­mière fois que je vis sans com­pro­mis. J’en pro­fite pour pro­duire et pra­ti­quer. J’écris mon deuxième spec­tacle. J’ai fait de la ra­dio à Éner­gie l’été der­nier, et ça s’est bien pas­sé.» Quelle re­la­tion as-tu avec ta fille? «Elle a 19 ans et elle est par­tie l’an der­nier. Elle a com­men­cé ses études au cé­gep Ma­rieVic­to­rin. Elle donne des nou­velles, mais c’est rare. Mon père me dit que c’est le re­tour de l’as­cen­seur.»

Très drôle, Ju­lien a son émis­sion hu­mo­ris­tique en ligne. Il est éga­le­ment sur les ondes d’Éner­gie. Il a com­men­cé à faire de la ra­dio en 1995, à l’âge de 19 ans.

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