Syl­vain Cossette: «Il était temps qu’on ar­rête»

Il y a cinq ans, Syl­vain Cossette met­tait un terme à sa po­pu­laire tour­née 70s, après une demi-dé­cen­nie et trois al­bums. De­puis, le mu­si­cien a par­ti­ci­pé à dif­fé­rents pro­jets à un rythme dif­fé­rent, mais voi­là qu’il consa­cre­ra une par­tie de la pro­chaine an­né

Allô Vedettes - - SOMMAIRE - Yves Bou­dreau

De­puis la fin de 70s, Syl­vain Cossette conti­nuait à tra­vailler un peu, don­nait des spec­tacles ici et là et com­po­sait des chan­sons, mais il n’avait rien de pré­cis à son agenda: «La tour­née 70s a fonc­tion­né pen­dant de nom­breuses an­nées. Ç’a été un énorme suc­cès. À une cer­taine époque, juste avant de dé­ci­der d’ar­rê­ter, on don­nait cinq spec­tacles par se­maine. C’était très exi­geant. On vou­lait tous don­ner le meilleur de soi­même, mais à un mo­ment don­né, il fal­lait ar­rê­ter. Comme la de­mande était tou­jours très forte, on ne pou­vait pas s’en sor­tir. En plus, moi, je suis un ex­ces­sif, il fal­lait tou­jours que je pousse au maxi­mum. Il était temps qu’on ar­rête.»

Qu’est-ce qui a mo­ti­vé Syl­vain Cossette à mettre sur pied un nou­veau spec­tacle qui, cette fois-ci, met­tra en lu­mière la mu­sique des an­nées 1980? «Il y a deux ou trois mois, le goût de re­mon­ter sur scène et de par­tir en tour­née m’a fait ré­flé­chir, et j’ai dé­ci­dé de pi­ger dans les grands suc­cès des an­nées 1980, dé­cen­nie où la mu­sique a connu une re­nais­sance. Je suis is­su de cette époque. Au dé­but de ma car­rière, seul, mais aus­si avec mon groupe Pa­ra­dox, je fai­sais des co­vers [re­prises] de cette mu­sique dans les bars. J’ai par­lé de mon pro­jet à mon chum Matt Laurent, et il était d’ac­cord pour em­bar­quer. Nous mon­tons donc un gros spec­tacle, avec une grosse mise en scène. Nous pré­sen­te­rons notre pre­mier spec­tacle le 15 sep­tembre 2018 à l’am­phi­théâtre Co­ge­co de TroisRi­vières avec les élèves du con­ser­va­toire de mu­sique et un or­chestre de cordes et de cuivres. De­puis que nous avons lancé l’idée de notre tour­née, nous avons ré­ser­vé 35 salles aux quatre coins du Qué­bec, ce qui nous mè­ne­ra jus­qu’au dé­but de 2019. Mais, cette fois-ci, je vais faire at­ten­tion à mon cô­té exces-

sif. Nous al­lons mieux gé­rer nos dates de spec­tacles.»

Une sab­ba­tiqUe moU­ve­men­tée Quand Syl­vain a dé­ci­dé de prendre une sab­ba­tique, il igno­rait com­plè­te­ment com­bien de temps il al­lait se te­nir loin de la scène. Il s’est pas­sé bien des choses pen­dant cette pé­riode. Il s’est sé­pa­ré de sa blonde, An­drée Wat­ters, avec qui il tra­vaillait ré­gu­liè­re­ment. Puis... le couple a dé­ci­dé de re­prendre: «Nous sommes comme tout le monde, nous avons eu nos hauts et nos bas. Nous avons aus­si consta­té que ce n’est pas tou­jours fa­cile pour un couple de tra­vailler en­semble. Mais cette pause nous a fi­na­le­ment rap­pro­chés. An­drée et moi ne tra­vaillons plus en­semble. Elle a sa propre en­tre­prise et nous nous en­trai­dons. Nous sommes aus­si des per­sonnes dis­crètes et nous ne vou­lions pas éta­ler nos his­toires en pu­blic. Nous avons dé­ci­dé de re­ve­nir en­semble de la bonne fa­çon, et tout va bien main­te­nant.»

Il y a eu éga­le­ment la ma­la­die de son frère, le plus jeune de la fa­mille, à qui on a diag­nos­ti­qué une leu­cé­mie myé­loïde ai­guë. Tous les membres de la fa­mille ont pas­sé des tests pour dé­ter­mi­ner s’il y avait un don­neur de moelle os­seuse com­pa­tible, au cas où une greffe s’avé­re­rait né­ces­saire. Au mois de sep­tembre der­nier, Syl­vain par­lait de son frère avec beau­coup d’émo­tion sur sa page Fa­ce­book: «Nous avons trou­vé deux don­neurs com­pa­tibles, mais mon frère Fran­çois n’en au­ra peut-être pas be­soin. Nous avons eu de bonnes nou­velles concer­nant son état de san­té. Il a 60 % de chances de ne pas avoir à su­bir une greffe de moelle. Il va com­men­cer des trai­te­ments de chi­mio et les mé­de­cins sont confiants. Toute

De bonnes nou­velles concer­nant son frère.

la fa­mille est bien af­fec­tée par ce qui ar­rive. Fran­çois, à 51 ans, est le bé­bé de la fa­mille. Il a une su­per at­ti­tude.»

Nous ne pou­vions quit­ter le chan­teur sans lui par­ler de ses filles, Ju­dith et Éli­sa­beth, qui ont tra­vaillé avec lui. Éli­sa­beth est tou­jours avec son père. Elle s’oc­cupe de la gé­rance et de l’or­ga­ni­sa­tion de la tour­née. Quant à Ju­dith, la plus vieille, elle a ac­cep­té l’offre que lui a faite Coeur de pi­rate de re­joindre l’équipe de gé­rance de la chan­teuse. «Elle fait pas mal pi­tié, nous a dit Syl­vain en sou­riant. Elle est pré­sen­te­ment à Pa­ris avec Coeur de pi­rate et, comme toute l’équipe avait un pe­tit re­pos, elle en a pro­fi­té pour al­ler faire un tour à Florence. La vie dure, quoi!» L’ar­tiste n’est pas peu fier de ses filles.

Syl­vain nous re­vien­dra sous peu avec un nou­veau spec­tacle. En voi­ci l’af­fiche.

An­drée et Syl­vain se sont don­né une deuxième chance l’an­née der­nière.

Avec ses filles, Ju­dith et Éli­sa­beth.

Syl­vain a par­ta­gé la photo de ce sou­ve­nir de lui et de son jeune frère, ac­com­pa­gnés du ho­ckeyeur Vla­di­slav Tre­tiak, sur son compte Ins­ta­gram.

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