Ju­lie du Page: «Il en faut beau­coup pour m’abattre»

La co­mé­dienne Ju­lie du Page fe­ra son re­tour au jeu dans la toute nou­velle sé­rie de Syl­vie Lus­sier et Pierre Poi­rier, Val­mont. Après quelques an­nées d’ab­sence de­vant la ca­mé­ra, la co­mé­dienne a su se ré­in­ven­ter.

Allô Vedettes - - SOMMAIRE - Luc De­non­court

L.D.: Tu se­ras de la nou­velle sé­rie Val­mont; peux-tu nous par­ler de ton per­son­nage? J.D.: «So­phie est une po­li­cière de la Sû­re­té du Qué­bec qui vient en­quê­ter dans le vil­lage. Je vais faire mon en­quête au­près de tout le monde. La co­mé­dienne en moi est flat­tée de jouer avec tous ces ac­teurs. Dans la sé­rie, je suis en tan­dem avec Maxim Gau­dette, qui est le po­li­cier du vil­lage. Je suis très sé­rieuse dans mon en­quête. Je suis ra­vie d’être dans ce pro­jet et d’avoir un rôle moins conve­nu que ce à quoi on s’at­tend. Cette fille n’est pas gla­mour, ni sexy; elle fait son tra­vail, tout sim­ple­ment.» Ce type de rôle sort un peu du cas­ting que l’on t’a don­né au fil du temps! Est-ce plai­sant? «Je suis co­quette, mais ça ne veut pas dire que je ne suis pas ca­pable de sor­tir autre chose que ça. Ce qu’on veut comme ac­trice, c’est d’avoir la chance d’al­ler ailleurs. Je suis pleine de gra­ti­tude.» De plus, ça te ra­mène au jeu; estce que ça te man­quait? «Ça fait quatre ans que je n’ai pas tour­né. J’ai vé­cu d’autres ex­pé­riences, j’ai ajou­té des cordes à mon arc. J’avais 15 ans quand j’ai com­men­cé à tour­ner et à être dans la peau de per­son­nages, c’est ce que j’ai tou­jours ai­mé. J’y ai tou­jours cru, mais par mo­ments c’était dif­fi­ciles, alors j’ai dé­ve­lop­pé d’autres ap­ti­tudes. Il faut vivre men­ta­le­ment et psy­cho­lo­gi­que­ment. Ce n’est pas mon genre de dé­pri­mer. La vie fait bien les choses, puisque je l’avais lan­cé dans l’uni­vers dans les der­niers mois lorsque la ra­dio s’est ar­rê­tée. J’ai tra­vaillé pour me ré­in­ven­ter. J’ai ren­con­tré plein de gens et j’ai même dé­ve­lop­pé un concept en ani­ma­tion avec l’en- tre­prise Fair-Play. Ça com­mence à rap­por­ter. Il faut tou­jours y croire, même si par­fois au le­ver, on a be­soin d’un coup de pied au der­rière. Il en faut beau­coup pour m’abattre.» Ta fille aî­née a ré­cem­ment vé­cu son pre­mier bal. Comment as-tu vu cette ex­pé­rience? «C’était le bal Fillac­tive. Il pa­raît qu’au pri­maire les gar­çons et les filles font du sport de fa­çon équi­va­lente, mais qu’au se­con­daire les filles aban­donnent le sport, ce qui est une mau­vaise chose. C’est donc pour in­ci­ter les jeunes filles à bou­ger que cette soi­rée les convie en com­pa­gnie de leur pa­pa. Au dé­part, elle ne vou­lait pas y al­ler, mais elle est re­ve­nue en­chan­tée. Pour moi, c’était bien spé­cial, ça me rend pleine de fier­té. Je suis plus près de mes en­fants, alors que mon ma­ri tra­vaille beau­coup. Je suis contente que ma fille puisse avoir des mo­ments pré­cieux avec son pa­pa.» Était-ce spé­cial pour elle puisque sou­vent, c’est elle qui vous voit par­tir pour des soi­rées gla­mour? «C’est drôle parce qu’ha­bi­tuel­le­ment, elle nous prend en pho­to avant qu’on parte. Cette fois, c’était moi qui jouais ce rôle.» Comme tu tour­nais moins, tu étais plus près des en­fants; qu’est-ce que ça a pro­vo­qué? «J’ai tou­jours trou­vé du temps pour être avec eux. C’est un choix que j’ai fait. On a l’im­pres­sion que je sors tout le temps, mais je suis très ca­sa­nière. Je suis bien chez moi. C’est une sta­bi­li­té que j’ai in­cul­quée à mes en­fants. Une pré­sence, c’est im­por­tant dans la mai­son. Même si j’écris mon blogue, je suis là. C’est une ques­tion de choix pour pri­vi­lé­gier ma fa­mille et je ne l’ai ja­mais re­gret­té.»

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.