Wi­de­mir Nor­mil: «Je suis dans ma mis­sion de vie»

Il y a main­te­nant 35 ans que le co­mé­dien Wi­de­mir Nor­mil fait car­rière au pe­tit écran et sur les planches. Le pa­pa de deux en­fants est éga­le­ment confé­ren­cier, un as­pect de son tra­vail qui le pas­sionne.

Allô Vedettes - - SOMMAIRE - Luc De­non­court

L.D.: On pour­ra te voir sous peu dans la nou­velle sé­rie Une autre his­toire. Parle-nous de ton per­son­nage. W.N.: «Mon per­son­nage est en couple avec ce­lui de Pa­tri­cia Tu­lasne. Tous les deux, dans la sé­rie, nous avons vé­cu un deuil par le pas­sé et, en­suite, nous dé­ci­dons d’adop­ter un en­fant. Je suis den­tiste de pro­fes­sion et je sou­haite pas­ser le flam­beau à mon fils. Je n’ai ja­mais joué un den­tiste de ma vie.» Est-ce que tu iras ob­ser­ver des den­tistes pour tra­vailler ton per­son­nage? «Dans une autre vie, j’ai dé­jà cher­ché de l’in­for­ma­tion sur la den­tis­te­rie. J’étais ob­sé­dé par ce mé­tier. J’y avais ap­pris que c’était l’un des mé­tiers qui avaient le plus haut taux de sui­cide il y a 15 ou 20 ans. J’avais com­men­cé à faire des en­tre­vues en me di­sant que j’al­lais peut-être écrire là-des­sus.» Ce tour­nage se fe­ra pen­dant une par­tie de l’été. Est-ce que tu as d’autres pro­jets à l’ho­ri­zon? «La vie a tou­jours été bonne pour moi. Je n’ai ja­mais ar­rê­té. J’étu­diais pour de­ve­nir pro­fes­seur d’édu­ca­tion phy­sique ou de psy­cho­lo­gie à McGill, lorsque j’ai croi­sé mon agente Gi­nette Achim dans un concours de man­ne­quin il y a 35 ans. J’ai fait de pe­tits rôles et en­suite, j’ai tout lâ­ché. Je fai­sais du stand up et j’étais dans un groupe a ca­pel­la; j’ai tout quit­té pour de­ve­nir co­mé­dien. Je n’ai ja­mais re­gret­té. Je joue dans la pièce Ed­mond au TNM, mise en scène par Serge De­non­court. Je se­rai aus­si dans la nou­velle mou­ture de Passe-Par­tout, et Ro­bert Lepage m’a of­fert un rôle dans sa pièce au TNM.» Est-ce une an­née char­gée? «C’est une très belle an­née. De plus, je fais beau­coup de dou­blage et je suis confé­ren­cier dans les écoles se­con­daires et les centres de for­ma­tion pour adultes. Mes confé­rences portent sur l’es­time de soi et le rêve. Si la vie fai­sait en sorte que je ne puisse plus jouer et que je ne donne que des confé­rences, je se­rais aus­si un homme très heu­reux. J’aime en­sei­gner. Dans ce mé­tier, pour du­rer, il faut faire plein de choses. Comme ce sont les ado­les­cents qui sont le pu­blic cible, on sait ra­pi­de­ment si on at­teint la cible. Est-ce que ça re­pré­sente une fier­té? «Je suis un se­meur de cou­rage et de rêve. Nos jeunes dans nos écoles sont ma­ga­nés. Si je peux mettre une seule étin­celle dans leurs yeux et leur dire de ne pas lâ­cher, j’au­rai rem­pli mon rôle. Je suis dans ma mis­sion de vie. Je vais tout faire pour qu’ils com­prennent qu’ils valent la peine.» Est-ce que ce sont des va­leurs que vous ten­tez d’in­cul­quer à vos en­fants? «J’ai une grande fille de 22 ans et un gar­çon de 12 ans, et c’est ce que je leur dis. Je leur de­mande ce qu’ils veulent dans la vie. Je veux être un fa­ci­li­ta­teur pour eux et aus­si pour ma blonde. Mon fils a

beau­coup de ta­lent dans les sports, mais je ne peux pas jouer au soc­cer à sa place, c’est lui qui doit le faire, mais je peux l’ai­der. Ma fille ter­mine son bac­ca­lau­réat en de­si­gn in­té­rieur et elle part au Ja­pon pour trois se­maines. Je suis là pour l’épau­ler.» Est-ce dif­fi­cile de voir sa fille prendre son en­vol? «Si tu m’avais po­sé cette ques­tion il y a 10 ans, je ne sais pas ce que j’au­rais dit. Il faut les gui­der le plus long­temps pos­sible et en­suite faire confiance à la vie. La pire chose que je peux faire, c’est la re­te­nir. Le plus grand échec pour elle, ce se­rait de ne ja­mais avoir ten­té de faire ce qu’elle dé­sire. Je leur dis d’es­sayer des choses et de nous lais­ser faire notre job de pa­rents. J’ai don­né la confiance et l’amour, en­suite on se­ra là pour les sou­te­nir, que ce soit en amour, en ami­tié ou au tra­vail. Ils doivent faire leur che­min.» Êtes-vous pa­pa poule? «Je suis un pa­pa poule et pro­tec­teur, mais la corde est lousse.» Est-ce plus dif­fi­cile d’être père poule avec un ado­les­cent? «Je l’étais da­van­tage avant, car je n’avais pas as­sez confiance en la vie. J’ap­prends tran­quille­ment à faire confiance. Je suis un père pré­sent et je les aime, en­suite, ça leur ap­par­tient. Je veux les pro­té­ger, mais ils doivent prendre des risques.» Pour plus d’in­for­ma­tions sur les confé­rences de Wi­de­mir Nor­mil, ren­dez-vous à wi­de­mir­nor­mil.com.

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