La nou­velle réa­li­té de Mar­cel Le­boeuf

Le co­mé­dien Mar­cel Le­boeuf ne manque pas de pro­jets. En plus de pré­sen­ter des confé­rences et de jouer dans plu­sieurs pièces de théâtre, il vient tout juste de pu­blier un livre, et il sor­ti­ra une gamme de ge­lées et de confi­tures de rai­sin.

Allô Vedettes - - SOMMAIRE -

L.D.: Tu viens de lan­cer un nou­veau livre, Se te­nir de­bout, à par­tir de ta confé­rence. Est-ce im­por­tant de pu­blier un livre pour que le pu­blic puisse gar­der les pro­pos que tu pré­sentes? M.L.: «Quand j’ai com­men­cé les confé­rences en 2001, je n’avais pas de livres et plu­sieurs m’en de­man­daient. C’est Mar­tin La­rocque et son ex-conjointe, Jen­ni­fer Trem­blay, fon­da­teurs des Édi­tions de la Ba­gnole, qui m’ont pro­po­sé de le faire pour la confé­rence sur la pas­sion. Il y a quatre ou cinq ans, Ma­ri­lou Bros­seau m’a dit que si je de­vais faire un livre sur le ha­sard, elle ai­me­rait le co­écrire avec moi. J’y pen­sais jus­te­ment à ce mo­ment, alors on a écrit le pre­mier livre. On a en­suite fait un livre sur le thème “ren­con­trer ses peurs” et main­te­nant ce­lui­ci. Je ne dé­tiens pas la vé­ri­té; j’y vais se­lon ce que je vis. Dans ce livre-là, je parle de comment gar­der le cap et ses rêves lors­qu’on vit des mo­ments dif­fi­ciles. Par exemple, lorsque j’ai des em­bûches pour mon vi­gnoble.» Qu’est-ce que les confé­rences t’ap­portent? «Ça donne un sens à ma vie. Quand les gens viennent me dire que j’ai chan­gé quelque chose dans leur vie, c’est un sen­ti­ment in­croyable. Par les mots que j’ai choi­sis ou une phrase, j’ai réus­si à en­trer dans le coeur de quel­qu’un.»

Est-ce que tu tentes de vé­hi­cu­ler les va­leurs que tu vou­drais trans­mettre à tes en­fants? «Oui, mais sans leur faire des bouts de confé­rences. Mes gars me voient faire comme moi avec mon grand-père ou mon père. Un des plus beaux com­pli­ments qu’on peut me faire sur Lau­rence, c’est de me dire à quel point il est plai­sant de tra­vailler avec elle. Ça veut dire que ça ne lui est pas mon­té à la tête. Elle parle avec les gens, elle a beau­coup d’em­pa­thie.» Tu as en­chaî­né La­dies Night, Syl­via et main­te­nant Toc Toc. Est-ce que tu hé­sites à faire au­tant de théâtre? «Je dois ga­gner ma vie, et même si ça semble beau­coup, c’est as­sez es­pa­cé. Il me reste quand même du temps avec les en­fants et Lise.» Tu as eu beau­coup d’em­bûches avec ton vi­gnoble au fil des an­nées. Qu’est-ce qui ar­rive avec ce pro­jet? «Je sors une gamme de ge­lées et de confi­tures avec mon jus de rai­sin. Ça vient me don­ner un nou­vel élan. J’étais tou­jours en train de frap­per un mur avec mon pro­jet. J’ai ren­con­tré par ha­sard une femme qui est au Qué­bec de­puis 35 ans et qui est une spé­cia­liste des ge­lées. On a fait des tests, et c’est à tom­ber par terre… L’an der­nier, j’ai fait un mar­ché de Noël où j’avais ap­por­té 200 pots: j’en ai man­qué.» Est-ce que le vin, c’est ter­mi­né pour toi? «Je vais faire du vin éven­tuel­le­ment. Ça oblige un in­ves­tis­se­ment pour fa­bri­quer mon chai, car on doit faire son vin sur place. Pour ce qui est de la ge­lée et de la confi­ture, c’est clé en main. C’est la pre­mière fois de­puis 12 ans que ça pour­ra me rap­por­ter un peu de sous. Je pour­rais faire en­vi­ron 45 000 pots de ge­lée contre 4 000 bou­teilles de vin pen­dant la même sai­son.» As-tu réus­si à trans­mettre ton amour de la na­ture à tes en­fants? «Mes gars sont un peu comme moi quand j’avais leur âge. Ils jouent de­hors et vont dans le bois, mais pour eux, ça reste la pas­sion de pa­pa, comme ça l'était pour moi avec mon grand­père. Em­ma­nuel vient m’ai­der par­fois, mais ça l’in­té­resse. Lau­rence est contem­pla­tive dans la na­ture. De mon cô­té, quand je vais dans le bois, je fais du jar­di­nage fo­res­tier, ça me per­met de dé­cro­cher.» Cet été, tu joue­ras avec ton ex­con­jointe, Diane Laval­lée. Est-ce la pre­mière fois? «C’est en 1981 qu’on est tom­bés en amour alors qu’on jouait en­semble. On n’a en­suite ja­mais re­joué tous les deux, jus­qu’en 2004, au mo­ment où j’avais mon théâtre à King­sey Falls. Elle par­ta­geait même sa loge avec ma femme, Lise Mar­tin.» As-tu hâte d’être grand-père? «Je suis un pa­pa de 63 ans et j’ai un peu, en même temps, un lien de grand-père avec mes en­fants. J’ai dé­com­pres­sé de mon rôle de père. J’ai trois en­fants et si mes gar­çons ont des en­fants, je n’au­rai peut-être par la chance de les connaître. Tou­te­fois, j’ai­me­rais être en Mer­ci à l’équipe du Li­cence IV pour l’ac­cueil lors de l’en­tre­vue…

Vous pour­rez voir Mar­cel Le­boeuf cet été dans la pièce Toc Toc à la Mai­son des arts Des­jar­dins Drum­mond­ville dès le 13 juillet. Pour plus d’in­for­ma­tions, vous pou­vez consul­ter arts­drum­mond­ville. com. Il joue­ra aux côtés de Diane Laval­lée, Tam­my Verge, Mar­tin La­roche, Noé­mie O’Far­rell, Jean-Pierre Char­trand et Ma­rie-Claude St-Laurent.

Luc De­non­court

san­té pour connaître mes pe­tits-en­fants, si Lau­rence ou mes gar­çons en avaient. Mon père a 92 ans et vient de s’ache­ter un char neuf; si j’ai sa gé­né­tique, j’es­père être en forme long­temps.» C’est une chance qu’ils puissent connaître ton père? «Pour mes gars et Lau­rence, leur pa­pi est très im­por­tant.»

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