Pa­trice Bé­lan­ger: «Je suis gâ­té pour­ri»

Pa­trice Bé­lan­ger se­ra de re­tour dans sa ré­gion na­tale de l’Ou­taouais alors qu’il est à nou­veau porte-pa­role du Fes­ti­val de mont­gol­fières de Ga­ti­neau. L’ani­ma­teur qui a eu 40 ans ré­cem­ment vi­vra l’événement en fa­mille. Il a en­core la tête pleine de rêves

Allô Vedettes - - SOMMAIRE - Pa­trice bé­lan­ger:

L.D.: Tu es de re­tour comme por­te­pa­role du Fes­ti­val de mont­gol­fières de Ga­ti­neau. Est-ce im­por­tant pour toi de t’im­pli­quer dans ta ré­gion? P.B.: «J’en suis à ma 10e an­née comme porte-pa­role, j’ai donc dé­pas­sé Gas­ton Le­page. J’ai gran­di avec ce fes­ti­val. Cette an­née, l’offre fa­mi­liale a été bo­ni­fiée. On a des spec­tacles avec des concepts de­puis quelques an­nées. J’ai vé­cu ce fes­ti­val comme en­fant, ado­les­cent, jeune adulte et main­te­nant comme pa­pa. C’est le der­nier par­ty de l’été. Lorsque j’étais plus jeune, dans ma tête, je ne re­com­men­çais ja­mais vrai­ment l’école tant que le fes­ti­val n’avait pas eu lieu.» Te sou­viens-tu de la pre­mière fois où tes ju­meaux ont vu les mont­gol­fières? «Ils m’en parlent dès le mois de fé­vrier. On a des pho­tos de ma blonde avec Sa­muel ou Oli­vier et on voit les yeux des en­fants avec le doigt poin­té vers le ciel. On sent qu’ils en voyaient trop pour leurs pe­tits yeux. Je re­vois cet émer­veille­ment dans leur re­gard an­née après an­née.» Lors de ton pas­sage à 1res fois cette an­née, tes gar­çons sont ve­nus faire un nu­mé­ro où ils in­ter­pré­taient le thème d’Épo­pée Rock comme tu l’avais fait à leur âge.

Que gardes-tu de ce mo­ment, avec le re­cul? «Je ne m’en re­mets pas en­core, cinq mois plus tard. Chaque fois que j’en parle, j’ai des fris­sons. Je suis dif­fi­cile à sur­prendre dans la vie et, pour moi, ce soir-là, ils étaient à la mai­son avec ma blonde et je man­quais une soi­rée avec eux. Ils ont été par­faits. J’étais sur le point de m’écrou­ler en larmes, mais j’ai dé­ci­dé de me bran­cher sur eux pour qu’on le vive en­semble.» Tu as eu 40 ans cette an­née et l’équipe de CKOI a dé­ci­dé de te sur­prendre en se ren­dant à ton in­su chez toi alors que tu étais seul à la sta­tion. Était-ce une belle sur­prise? «Heu­reu­se­ment pour eux, je suis tou­jours le pre­mier ar­ri­vé au stu­dio. Il y avait un es­pion sur ma rue qui était là de­puis 3 h 30 le ma­tin. Quand il m’a vu par­tir, il a ap­pe­lé l’équipe. Je n’au­rais ja­mais pu m’ima­gi­ner qu’ils étaient à la mai­son et qu’ils m’ont lais­sé me rendre jus­qu’à la place Bo­na­ven­ture. J’ai ra­re­ment conduit aus­si ner­veu­se­ment pour le re­tour à la mai­son lors­qu’ils m’ont an­non­cé la sur­prise. J’étais tel­le­ment mê­lé que j’en ai ou­blié mon char­geur d’or­di­na­teur. En­core une fois, c’est mon mé­tier qui me per­met de vivre ça. Ça a mis un baume sur les 40 ans que j’en­caisse.» Qu’est-ce que ce­la te fait d’avoir 40 ans? «Je suis gâ­té pour­ri. La vie est fan­tas­tique au­tant sur le plan pro­fes­sion­nel que per­son­nel. Mais j’ai 40 ans et j’avais une image de «mon­sieur» de cet âge-là quand je suis sor­ti du Conser­va­toire. J’ima­gi­nais très naï­ve­ment la vie d’un qua­dra­gé­naire un peu pla­to­nique, un peu rou­ti­nière, com­plè­te­ment à tort. On ve­nait de faire une chro­nique à CKOI qui di­sait que la du­rée de vie moyenne de l’homme oc­ci­den­tal, c’était 80-82 ans. Je me di­sais que j’avais fran­chi le mi­lieu. Au cours des der­niers mois, j’ai re­çu plein de gars et de filles qui ont eu 40 ans et je leur en par­lais. Pierre-Yves Lord m’a dit qu’il ne s’était ja­mais sen­ti aus­si jeune. Jean-Fran­çois Breau m’a avoué que ça l’agace un peu de sa­voir que ce chiffre s’en vient. Il faut avoir 40 ans pour vivre la plé­ni­tude. Quand tu as 20 ans, tu penses que tu l’as, mais tu ne l’as pas du tout. Lorsque tu as 30 ans, tu penses que tu com­mences à com­prendre, mais tu ne com­prends rien. À 40 ans, tu com­prends que tu as tout à dé­cou­vrir en­core. Quand je tour­nais avec Pa­trick Huard dans Bon Cop Bad Cop, il m’avait dit qu’il avait peur de man­quer de temps. Je com­prends main­te­nant ce qu’il vou­lait dire. J’ai­me­rais ani­mer un ga­la, un quiz, un talk-show, jouer des rôles, mais je veux d’abord et avant tout voir mes gars gran­dir, vieillir avec ma blonde, avoir des pro­jets fa­mi­liaux, voir la vie qu’au­ront mes pe­tits bons­hommes.» As-tu l’im­pres­sion qu’il te manque quelque chose sur le plan pro­fes­sion­nel? «Si je pou­vais par­ler au Pa­trice qui sor­tait du Conser­va­toire et lui dire tout ce qui va lui ar­ri­ver, il ri­rait. Ce se­rait pré­ten­tieux de pen­ser qu’il me manque quelque chose. Tou­te­fois, c’est sûr que lorsque je suis as­sis dans la salle à un ga­la, je me vois ani­mer. Je suis à la fois pres­sé, mais sans l’être. J’ai rê­vé d’une femme, je l’ai ma­riée. J’ai rê­vé d’une fa­mille, je l’ai. J’ai rê­vé d’un mé­tier, je le pra­tique. C’est comme si tout tombe en place au bon mo­ment. J’ai­me­rais faire un jeu dans une émis­sion quo­ti­dienne, un talk-show en sai­son. Mon mé­tier est comme un ma­ga­sin de jouets. Tu peux jouer tel­le­ment de per­son­nages. Je se­rais cu­rieux d’es­sayer une quo­ti­dienne. Je veux aus­si maxi­mi­ser les mo­ments en fa­mille.» Pa­trice Bé­lan­ger est le porte-pa­role du Fes­ti­val de mont­gol­fières de Ga­ti­neau qui au­ra lieu du 30 août au 3 sep­tembre pro­chain (mont­gol­fie­res­ga­ti­neau.com).

Un talk-show et un ga­la font par­tie des sou­haits de Pa­trice.

Pa­trice Bé­lan­ger est tou­jours aus­si en forme. Pa­trice est très heu­reux de re­ve­nir en Ou­taouais chaque an­née pour le fes­ti­val. «J’en­caisse » mes 40 ans.

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