Do­nald Trump: un livre qui pro­voque des re­mous

De­puis sa pu­bli­ca­tion, Fear de Bob Wood­ward pro­voque beau­coup de re­mous à la Mai­son-Blanche et dans les mé­dias amé­ri­cains. Le livre du ré­pu­té jour­na­liste est sor­ti le 11 sep­tembre der­nier aux États-Unis.

Allô Vedettes - - SOMMAIRE - La ré­dac­tion

Bob Wood­ward est un jour­na­liste très res­pec­té aux États-Unis puisque c’est lui, avec Carl Bern­stein, qui avait fait écla­ter le scan­dale du Wa­ter­gate, af­faire ayant en­traî­né la chute de Ri­chard Nixon. M. Wood­ward af­firme qu’il s’agit du tra­vail de cen­taines d’heures d’en­tre­tiens avec des gens qui ont par­ti­ci­pé ou as­sis­té à ce qui est re­la­té dans le livre. Bien sûr, les sources se sont confiées sous le cou­vert de l’ano­ny­mat. Se­lon l’au­teur, la co­lère et la pa­ra­noïa du pré­sident amé­ri­cain dans l’en­quête sur l’in­gé­rence russe ont du­ré plu­sieurs jours, ef­frayant même quelques conseillers de Trump.

De plus, on y aborde la re­la­tion entre Do­nald Trump et ses col­la­bo­ra­teurs, sou­li­gnant au pas­sage son im­ma­tu­ri­té et son ir­res­pon­sa­bi­li­té dans quelques dos­siers. On y évoque même des pro­pos du pré­sident concer­nant la guerre en Sy­rie. On fait éga­le­ment al­lu­sion à une réu­nion où John Kel­ly, le se­cré­taire gé­né­ral de la Mai­son-Blanche, au­rait dit: « C’est un idiot. C’est in­utile d’es­sayer de le convaincre de quoi que ce soit. Il a com­plè­te­ment dé­raillé. On est chez les fous. Je ne sais même pas ce que nous fai­sons là.»

De­puis la pu­bli­ca­tion de l’ou­vrage, Do­nald Trump tente de dis­cré­di­ter toutes les sources de Bob Wood­ward. « Ce livre est une plai­san­te­rie, un nou­veau tir de bar­rage contre moi. Beau­coup de per­sonnes ci­tées dans le livre sont ve­nues me voir pour dire qu’il s’agit de pure fic­tion » , a écrit le pré­sident sur Twit­ter. Bob Wood­ward a aus­si­tôt ri­pos­té: « Mon tra­vail est mi­nu­tieux et pru­dent. Les gens doivent se ré­veiller et réa­li­ser ce qui se passe à la Mai­son-Blanche.» Comme si ce n’était pas as­sez, le New York Times a ré­cem­ment pu­blié une tri­bune ano­nyme où un haut res­pon­sable du gou­ver­ne­ment amé­ri­cain dé­crit comment les col­la­bo­ra­teurs du pré­sident tentent de li­mi­ter les consé­quences des dé­ci­sions de ce­lui-ci.

Cette lettre a pro­vo­qué la co­lère du pré­sident, qui a ajou­té que son pro­cu­reur gé­né­ral, Jeff Ses­sions, en­quê­te­ra sur l’au­teur de cette tri­bune. De son cô­té, le New York Times af­firme qu’une en­quête du genre se­rait un «abus de pou­voir» . Pas ques­tion de re­cu­ler du cô­té du gou­ver­ne­ment. «Quel­qu’un qui tente ac­ti­ve­ment d’af­fai­blir le pré­sident lé­gi­ti­me­ment élu et toute la branche exé­cu­tive du gou­ver­ne­ment, il me semble que c’est très pro­blé­ma­tique. C’est une chose sur la­quelle le dé­par­te­ment de la Jus­tice de­vrait se pen­cher» , a dé­cla­ré la por­te­pa­role Sa­rah Hu­cka­bee San­ders.

D’autres ré­vé­la­tions-chocs Si Bob Wood­ward se ques­tionne sur la san­té men­tale de Do­nald Trump, il n’est pas le pre­mier à se pen­cher sur le su­jet de l’état de san­té des di­ri­geants. Au cours des der­nières an­nées, plu­sieurs livres et es­sais ont fait d’éton­nantes ré­vé­la­tions sur dif­fé­rents chefs d’État.

À l’époque de Ro­nald Rea­gan, plu­sieurs ad­ver­saires po­li­tiques avaient été in­quié­tés par son état de san­té. Le pré­sident avait de grandes pertes de mé­moire et fai­sait des dé­cla- ra­tions contra­dic­toires à la toute fin de son man­dat. Au cours des der­nières an­nées, deux cher­cheurs de l’uni­ver­si­té de l’Ari­zo­na ont même ré­vé­lé, en ana­ly­sant le cer­veau de l’an­cien pré­sident, qu’il pré­sen­tait des signes avant-cou­reurs de l’alz­hei­mer. Tou­te­fois, cette étude n’a pu prou­ver qu’il n’était pas apte à di­ri­ger un pays, mais le doute a per­sis­té plu­sieurs an­nées après son dé­cès.

Se­lon Claude Gu­bler, mé­de­cin de Fran­çois Mit­te­rand, ce der­nier se sa­vait at­teint d’un can­cer de la pros­tate lors­qu’il a été élu pré­sident en 1981. S’il avait af­fir­mé être com­plè­te­ment trans­pa­rent sur sa san­té, la ru­meur veut qu’il ait ca­ché la vé­ri­té pen­dant plus de 10 ans. Son mé­de­cin au­rait ain­si pu­blié des bul­le­tins de san­té qui étaient faux.

John F. Ken­ne­dy souf­frait éga­le­ment de plu­sieurs pro­blèmes de san­té alors qu’il di­ri­geait les ÉtatsU­nis. Il était at­teint d’une ma­la­die dé­gé­né­ra­tive des os et son dos lui cau­sait beau­coup de dou­leur, se­lon Ro­bert Dal­lek, un pro­fes­seur de Bos­ton. Il sem­ble­rait même que JFK pre­nait une énorme quan­ti­té d’an­tiin­flam­ma­toires pour trai­ter la ma­la­die et ain­si dé­ga­ger cette image de jeu­nesse qui a fait sa po­pu­la­ri­té.

Après avoir pu­blié un li­vre­choc dans les an­nées 1970, Pierre Rentch­nick et Pierre Ac­coce avaient re­fait le même tra­vail il y a quelques an­nées pour dé­voi­ler quelques se­crets de san­té bien gar­dés de dif­fé­rents chefs d’État. En plus de JFK, Rea­gan et Mit­te­rand, on y dé­voi­lait les dif­fé­rents pro­blèmes de Kadha­fi, Fran­çois Du­va­lier, Fer­di­nand Mar­cos, Gol­da Meir et plus en­core.

Si ce livre fait ja­ser 40 ans plus tard, il y a de fortes chances que l’ou­vrage de M. Wood­ward pro­vo­que­ra des dis­cus­sions pen­dant un mo­ment en­core.

«Les gens doivent se ré­veiller.» – Bob Wood­ward

L’ou­vrage a été écrit par le jour­na­liste de re­nom Bob Wood­ward.

Le pré­sident amé­ri­cain tente de se dé­fendre contre les af­fir­ma­tions conte­nues dans le bou­quin.

«C’est un idiot…» , au­rait dit John Kel­ly en par­lant de Trump.

John F. Ken­ne­dy au­rait ca­ché être at­teint d’une ma­la­die dé­gé­né­ra­tive des os.

Ro­nald Rea­gan au­rait souf­fert d’alz­hei­mer alors qu’il gou­ver­nait le pays.

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