Pa­trick Lab­bé: «J’ai eu la même sur­prise que le pu­blic»

Lorsque Laurent Clou­tier s’est ré­vé­lé être un membre des ser­vices se­crets dans Dis­trict 31, tout le Qué­bec a été sur­pris, y com­pris son in­ter­prète, Pa­trick Lab­bé. De re­tour de son camp de va­cances ar­tis­tique pour les jeunes de 10 à 17 ans, Le Camp de Base

Allô Vedettes - - ENTREVUE - Luc De­non­court

L.D.: Est-ce qu’on te parle beau­coup de ton per­son­nage dans Dis­trict 31? P.L.: «On m’a énor­mé­ment par­lé de la conclu­sion de la sai­son pré­cé­dente, avec la mort de Pha­neuf, mais le dé­voi­le­ment de la vraie na­ture de Laurent Clou­tier, qui était un bon gars dé­gui­sé en mau­vais, en a sur­pris plus d’un, moi le pre­mier.» Comment as-tu ré­agi à la lec­ture des textes? «Si j’avais connu ce dé­noue­ment, j’au­rais tout fait dif­fé­rem­ment. J’ignore si Luc Dionne l’avait pla­ni­fié, mais j’ai de la mi­sère à croire que non. Si je l’avais su, j’au­rais ré­orien­té mes dis­cus­sions avec le per­son­nage de Pha­neuf. J’ai vé­cu la même sur­prise que le pu­blic.» As-tu pris une pause avant de re­com­men­cer les tour­nages? «J’ai com­plè­te­ment dé­cro­ché. Comme j’or­ga­nise un camp de va­cances l’été, j’ai été oc­cu­pé. C’était un mé­lange de bon­heur, de va­cances, de joie et de ser­vices ren­dus.» Comment est-ce d’ac­com­pa­gner ces jeunes au camp? «Ils s’épa­nouissent et s’af­firment un peu plus comme in­di­vi­dus. Ils re­partent de chez nous avec une ex­pé­rience concrète de pré­pa­ra­tion d’un film ou d’une pièce de théâtre et, sur­tout, de vivre le tra­vail au quo­ti­dien.» Est-ce que tes en­fants t’aident dans cette aven­ture? «Ils m’aident tout le temps. Ils ont em­bar­qué dans le ba­teau et chaque an­née, ils ont hâte. Ils voient tout ce qui se passe. Il y a une apo­théose le vendredi, lors­qu’on peut voir le ré­sul­tat du tra­vail de la se­maine. Il y a un ac­com­plis­se­ment. Mes en­fants voient toute cette éner­gie conta­gieuse.» Es-tu en­core ému lorsque les jeunes pré­sentent leur pièce ou leur film le vendredi? «Tou­jours. Les jeunes tra­vaillent, s’af­firment et réus­sissent à af­fron­ter le stress. Je suis aus­si tou­ché par le fait que les pa­rents me re­mettent ce qu’ils ont de plus pré­cieux pen­dant une se­maine. C’est une confiance d’adulte à adulte. C’est pro­ba­ble­ment ce qu’il y a de plus tou­chant, qu’on me fasse confiance à ce point. Ça me sort des pla­teaux, où j’ap­prends des textes, j’ar­rive et j’in­ter­prète. Je suis dans une autre am­biance de tra­vail, avec du ser­vice à la clien­tèle, de l’or­ga­ni­sa­tion, des re­pas et de l’hé­ber­ge­ment. Je fais ça de­puis tel­le­ment long­temps que c’est presque fa­cile.» Éprouves-tu un pin­ce­ment au coeur lorsque c’est ter­mi­né? «Non, parce qu’après un mois, on est es­souf­flé. On s’en rend moins compte, mais on a be­soin de re­pos. Tout le monde est content que ça fi­nisse, même si on est nos­tal­gique d’avoir vé­cu des mo­ments aus­si in­tenses dans un si court laps de temps.» Dis­trict 31 est-il ton seul pro­jet? «Je joue dans Street Le­gal pour CBC. C’est une sé­rie des an­nées 1990 qui a été re­prise avec la même ac­trice, Cyn­thia Dale. Je se­rai son en­quê­teur pri­vé dans une boîte d’avo­cats.» As-tu l’ob­jec­tif de dé­ve­lop­per le mar­ché an­glo­phone? «J’ai joué à plu­sieurs re­prises en an­glais, sur­tout pour CBC. Je suis sur­tout très heu­reux d’avoir ga­gné des au­di­tions. C’est une belle vic­toire pour moi.» À quel mo­ment pour­rons-nous voir cette sé­rie? «Ce se­ra pos­si­ble­ment dif­fu­sé en 2019. On va en en­tendre par­ler, puisque CBC et le pu­blic at­tendent la sé­rie. Cette nou­velle mou­ture va sû­re­ment in­tri­guer plu­sieurs per­sonnes.» Pour plus d’in­for­ma­tions sur Le Camp de Base, vi­si­tez le­camp­de­base.ca.

Pa­trick et des membres de l’équipe tech­nique de Dis­trict 31 au­tour de la ma­quette du poste de po­lice.

Le co­mé­dien est le père de six en­fants. C’est son amour pour les jeunes qui l’a pous­sé à créer Le Camp de Base.

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